To Lay Like Old Ashes

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Nom du groupe Austere (AUS)
Nom de l'album To Lay Like Old Ashes
Type Album
Date de parution 27 Fevrier 2009
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album62

Tracklist

1. Down 01:31
2. To Fade with the Dusk 07:35
3. This Dreadful Emptiness 09:05
4. To Lay Like Old Ashes 09:31
5. Just for a Moment... 06:04
6. Coma II 20:48
Total playing time 54:34

Chronique @ Apophis2036

15 Août 2010
Au départ conquis de ce tout nouvel album d'Austere, de nombreux tourments me sont pourtant apparus, palpables au bout de quelques écoutes peu espacés et son aura dit "abouti" s'est quelque peu dissous. Comme tout descriptif, celui-ci ne représente pas celui de Tous mais d'un Seul Être, les basses remarques sont donc à ranger au placard et construire vos propres écrits afin d'enrichir cette page serait la plus noble façon de me répondre (merci).

Ceci est donc une oeuvre musical où le mot Mélancolie serait donc probablement l'emblême le mieux adapté, jugé correcte dans son ensemble et lorgnant parfois vers le mélo-dramatique.

Au cas où vous seriez au stade de la réticence, "This Dreadful Emptiness" pourrait éventuellement vous mettre d'accord. Ligoté fermement à votre fauteuil de souffrance, les applications médicinales au fer rouge que procure ce titre sont des plus vivifiants... triple fois hélas que par la suite, ce "To Lay Like Old Ashes" ne puisse pas vraiment décoller et (cette impression reste ancré en moi) s'étire beaucoup trop en longueur pour qu'il puisse me faire entraperçevoir le Styx, le temps d'un battement de cil.

L'ajout d'harmoniques est une bonne chose, éviter l'overdose en est une autre et c'est hélas ce que je ressens arrivé au bout des 5 premiers titres (et la sixième me direz-vous ? Avance rapide vous rétorquerai-je).
Prise à titre individuel, selon les évènements vécus en cours de semaine, chacune de ces 5 pistes apporte un regain non négligeable d'objectivité sur les turlupitudes de mon sénile esprit... mais si, pour ma part, je les écoute d'un seul tenant, alors l'envie de le stocker au frais pendant 3 mois m'arrive systématiquement, signe distinctif d'un album qui n'est pas parvenu à me faire frissonner plus que de raison.

En tant qu'auditeur de passage voire de visiteur occasionnel, les quelques particularités ci-dessous sont à retenir si vous désiriez sonder les abysses de cet Austere (nom choisi judicieusement) :
Pourriez-vous supporter cinquante-quatre longues minutes où quasiment le même timbre (clameurs aigües) se répète tout le long ? Mis à part sur "To Lay Like Old Ashes" où des choeurs grandiloquents (aucunement pompeux) sont appliqués en toute fin de piste, et où d'ailleurs un court passage est chanté style Brian Molko (déroutant en 1ère écoute mais finalement savamment choisi), c'est quasiment la même formule qui nous est servi à chaque repas. Cette piste ne vous apportera donc qu'un bien faible répit car rien n'y fait, je n'y ai pas retrouvé la même verve que d'autres formations (à savoir Trist, Monarque ou Krohm), l'impression tenace que ce rendu n'est qu'artificiel (ou factice, au choix) me désole d'autant plus que leur potentiel est tel cette incidieuse brise, quasiment palpable...

Et pour ce qui est de "Coma II" (dixit Avance Rapide), elle reste Fort Dispensable car un même riff vous est asséné durant vingt interminables minutes (fort lassant), malgré l'arrivée d'une timide guitare acoustique à mi-parcours, apportant un peu plus de cachet à cet ensemble hélas bien trop éclaté pour durablement me fixer (trop similaire à "Coma" (2007) dans sa construction en somme).

Au final, même s'il ne révolutionne en rien ce domaine musical restreint, cette toute dernière "stèle mortuaire", portée à bout de bras par Austere avant leur ultime (??) fin en mai dernier, s'est vu hérité d'assez de substance, de bases établies et de larmoyantes compositions pour que votre subconscient en soit tout de même avisé... mais si vous voulez acquérir ne serait-ce que 2 ou 3 opus d'eux, je ne peux que vous conseiller de choisir une autre galette et de savourer celle-ci en dernier (tel est ma façon de le percevoir, sans émettre de rancune d'aucune sorte).

Registre très décriée où, d'un groupe à l'autre, la sublime patte côtoie le néfaste voire le nauséabond, il ne faut cependant pas oublier une chose : soyez votre propre Maître / Penseur et évitez si possible le caneton qui sommeille en chacun de nous.

--
Que d'herbes folles...
Apophis2036 / Summonight

1 Commentaire

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GoD_AsS - 24 Mai 2011: Enfin un style de chronique qui me parle vraiment !

J'en suis à Coma II et j’attends la guitare acoustique...
J'ai un peu de mal aussi avec la quasi omniprésence de ces clameurs aigües, par contre j'ai été agréablement surpris par leurs tournures sur This dreadful emptiness. En effet, la voix est parfaitement posée sur l'harmonie guitares/clavier.
Les miaulements sur To lay like old ashes, et sur Just for a moment m'ont horripilé...
Je vous quitte sur un sentiment d'ennui à 10:24 de Coma II...
14/20
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