Avec son album précédent,
Legendario,
Tierra Santa démontrait toute sa volonté de jouer un Heavy très influencé par l'old school. L'intention était louable et le groupe dévoilait un potentiel très intéressant, mais malheureusement, ses faiblesses étaient bien réelles elles aussi : les bonnes idées se mêlaient aux moins bonnes et le résultat, bien que sympathique laissait à désirer.
Plus tard sortit
Tierras de Leyenda. Si le groupe voulait percer, il lui fallait maîtriser davantage ses compositions afin d'en éliminer les défauts, ce qui est toujours plus facile à dire qu'à faire.
Premier constat : les forces déjà présentes sur l'album précédent sont elles, conservées, ce qui est déjà un bon présage. Le chant en espagnol donne au groupe sa personnalité et son exotisme, ce genre d'élément qui attire l'attention et pique la curiosité de l'auditeur ouvert d'esprit. Encore une fois, cette langue se prête à merveille au
Metal, remplaçant parfaitement l'anglais en ajoutant à l'originalité du groupe.
Le titre,
Tierras de Leyenda ( Terres de Légende ) annonce la couleur, encore une fois. Comme sur son premier album, le groupe recherche les ambiances épiques et/ou un brin mystiques. Les sujets tournent à nouveau autour des divers mythes et légendes venus de tout horizon. Au choix, on aura droit aux momies, à la Tour de Babel, à la Boîte de Pandore... Bref, la même recette que pour le précédent.
Alors oui, les parallèles entre
Tierras de Leyenda et
Legendario sont nombreux, mais il ne s'agit pas vraiment d'une resucée.
Car pour être exact, cet album, c'est bien
Legendario, mais en mieux sur tous les points.
Le niveau général a bel et bien monté, même s'il n'atteint pas le génie, loin de là. Mais cette fois, c'est un album de Heavy qui vaut le détour. L'ombre d'un certain Iron Maiden flotte en permanence sur les compositions, au niveau du jeu de guitare, des solos... On retrouve des éléments présents chez le Maiden des années 80, mais jamais
Tierra Santa ne s'adonne à la repompe stérile. D'autres influences plus difficiles à cerner permettent au groupe d'être lui-même et d'avoir sa propre personnalité. Il s'agit là de Heavy épique, pas forcément toujours très original, mais dont l'efficacité est bien réelle.
Car contrairement à son prédécesseur qui était plombé par des maladresses trop nombreuses,
Tierras de Leyenda est une réussite.
Plus d'erreur ( ou si peu ) viennent entacher cet album. Le chanteur, qui était déjà bon sur le précédent, maîtrise ici mieux sa voix et a bien moins l'air de forcer quand vient le temps de monter haut. Le jeu de guitare est plus intéressant et même la production est meilleure. Quant aux compositions, c'est le principal progrès du groupe. Oubliées les fautes de goûts qui gâchent un bon riff, cette fois, la maîtrise est réelle.
Si il fallait résumer cet album, on pourrait dire que c'est
Legendario 2, mais en bien mieux.
Seul petit défaut : si le groupe a bien une personnalité, elle tient principalement au chant en espagnol. Si l'on enlève cela, la musique perd en originalité à cause de ses influences parfois trop présentes et à cause tout simplement de son côté "traditionnel". Un album bon et intéressant qui plaira aux fans de Heavy et de
Power grâce aux ambiances épiques et à ceux qui veulent changer de l'anglais, mais pas indispensable pour autant.
Une autre source d’inspiration au niveau des paroles de cet album, c’est la littérature. « La Canción del Pirata » est un poème célèbre en Espagne de José de Espronceda. On peut évidemment faire ici encore le parallélisme avec Iron Maiden qui avait adapté le poème « The rime of the Ancient Mariner » de S.T. Colerige dans "Powerslave".
Bonne remarque !
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