Mon dieu, mon dieu, mon dieu… Et j’ai posé ma tête entre mes mains en me demandant comment des groupes pouvaient coller de telles pochettes à leurs albums ! Un musclor torse-nu aux ailes de pigeon, à l’allure pas content, et qui sied dans un trône orné d’os, l’idée est déjà bien naze, alors quand en plus on dirait que c’est dessiné par un gamin de 8 ans ça donne pas très faim… Tiens, notre guerrier a aussi une carcasse de poulet au dessus de la tête, et y’a 2 p’tits anges qui niquent dans le coin à gauche, j’avais pas vu…
Oui, c’est vrai, la pochette n‘est qu‘un détail, c’est ce qu’il y a dedans qui est important. N’empêche que si je l’avais vu en vente, je serais passé à côté avec un petit air de dégoût et sans chercher plus loin ! S’aurait été dommage, car le contenu est nettement meilleurs que l’emballage, merci les cds promos ! Par contre, que celui qui aime l’originalité passe son chemin. ANNUNAKI fusionne le death et le black des années 90 avec, dans quelques riffs, un bon soupçon de thrash. Un cocktail absolument pas nouveau qui a déjà été exploré en long et en large par moult groupes…
Le premier nom qui m’est venu en tête en écoutant cet album est celui de ANGEL CORPSE. En effet, les parties de guitare, que se soit dans les riffs ou en solos, sont tout à fait dans le même esprit, tranchantes, nerveuses et parfois assez malsaines. Les vocaux rocailleux et la production très seiche peuvent également faire penser au groupe de Pete Helmkamn. Fort heureusement, ANNUNAKI ne se contente pas d’être un simple plagiat d’ANGEL CORPSE (ou de MORBID ANGEL, les 2 vont ensembles), mais apporte à ses compos une touche assez personnelle, à travers quelques riffs assez thrash et parfois fort alambiqués. Par ailleurs, les musiciens ont la bonne idée d’ajouter un pincée de mélodies simples mais fort bien inspirées à quelques titres, ainsi que de courts arpèges.
On a donc droit sur cet album a de vraies lames de fond comme «
Through Chaos » ou «
Beyond The realms… » aux riffs assassins totalement entraînants. D’autres titres, en revanche, renferment plus de parties lentes et sont d’avantage axés sur des mélodies entêtantes et des rythmes pénétrants. «
Dysphoria Delirium », par exemple, est un titre absolument prenant qui possède une ligne de guitare épurée mais irrésistible. Attention , on est tout de même loin de DARK TRANQUILITY ! Je vous parle d’un album qui reste au final réservé aux mordus d’une musique bien violente, les blasts et les parties sauvages sont très présents. Néanmoins, ANNUNAKI, tout en restant dans une veine très brutale, réussit à déborder de temps en temps sur des terrains plus mélodiques et insuffle donc à sa musique une personnalité intéressante.
ANNUNAKI ne réinvente pas la poudre à canon mais propose pour un premier album une musique convaincante et étoffée. Par contre, 50 minutes de musique (13 titres), je trouve ça trop long ! Dans ce style, j’aime quand un album plafonne entre 30 et 35 minutes, pas plus, car certains morceaux finissent par être inévitablement noyés dans la masse…
Bon, je vais à présent vous laisser car je me suis inscrit dans un club de fitness, j’ai rendez-vous avec mon prof ! Ben quoi, rigolez pas, c’est mon droit de vouloir ressembler au ténébreux personnage de la pochette, non ? Au fait, on dirait un peu notre mascotte Zuuldevil, vous trouvez pas ? Sans être une révélation, « Throne of the Annunaki » est un album tout sauf médiocre, j’ai d’ailleurs hâte à la prochaine sortie du groupe car croyez moi, il en a sous le capot. Par contre, j’espère qu’ils feront un effort sur la pochette…
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