The Surreption

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Nom du groupe Ingested
Nom de l'album The Surreption
Type Album
Date de parution 04 Juillet 2011
Produit par Stu McKay
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album35

Tracklist

1.
 Crowning the Abomination
 03:34
2.
 Decline
 03:38
3.
 The Consequence (ft. Alex Erian of Despised Icon)
 03:35
4.
 A Coming Unperceived
 04:36
5.
 This Disgusting Revelation
 04:33
6.
 Castigation and Rebirth
 03:05
7.
 Manifesting Obscenity
 03:42
8.
 22 (ft. Matt Jones of Martyr Defiled)
 03:19
9.
 Kingmaker
 03:10
10.
 The Alpha
 03:57
11.
 Omega
 05:16

Durée totale : 42:25

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Ingested


Chronique @ uberallescalifornia

05 Mai 2011

Un death mou du genou qui ravira peut être les fans de annotations of machin.

Voilà un des groupes montants de l’armada de sa très gracieuse majesté. Avec entre autres Dyscarnate, Fleshrot et Spearhead, Ingested compte parmi les combos britanniques à avoir sorti un premier album de grande qualité ces deux dernières années, et dont la suite de la carrière est fort prometteuse. Issu de la scène slam death ( et non pas deathcore comme ont pû l’écrire récemment certains chroniqueurs mal informés) et après un split remarqué sorti en 2007 , Ingested avait sû négocier le virage du premier album. « Surpassing… », comme j’avais pu l’écrire à sa sortie, etait le mélange quasi idéal entre la violence aveugle du gros slam death sans cervelle et la vélocité du brutal death. Tout juste pouvait on y reprocher un son trop propre, symbolisé par une batterie triggée à mort, mais putain que c’était bon.
Sauf que là, Ingested nous annonçait un retour aux sources d’un brutal death sans concessions, avec notament la promesse d’un son plus brut, bref ça allait saigner quoi.
Ben pas de chance, c’est justement le contraire qui advint. Du brutal death gonflé aux hormones de « surpassing… » on est passé à un espèce de machin saccadé et mou du genou, à l’image du titre This disgusting revelation qui s’embourbe dans un mid-tempo poussif, bref si changement il y a malheureusement il lorgnerait plus du coté de Annotations of an autopsy que de Suffocation. Et pourtant, avec le recul il me semble qu’il s’agit du meilleur titre de l’album, c’est dire ! C’est pas qu’il n’y aurait pas quantité de bons riffs à exploiter, mais à force de vouloir donner cette impression de puissance contenue mais sans jamais appuyer à fond sur l’accélérateur comme ils savaient si bien le faire auparavant, cela donne des titres tels que Castigation and Rebirth dont on attend jusqu’à la fin qu’ils démarrent. Pour peu qu’on souppoudre la chose de chœurs typiquement –core qui les font ressembler aux susnommés Annotation of machin, vous pouvez imaginer la deception qui gagne l’amateur de gros death qui tâche. Là où la machine ne ralentissait auparavant que le temps de reprendre son souffle vite fait entre deux blasts avant d’envoyer la purée de nouveau, on a le droit cette foit à une kirielle de titres poussifs voire carrément chiants. Prenez par exemple Kingmaker qui pourtant démarrait sous les meilleurs auspices, immédiatement se casse la gueule dans un machin lent et saccadé dont l’effet ravira peut-être certains fans de deathcore mais qui moi m’a fait inexorablement sombrer dans l’ennui. C’est dire, le titre le plus mémorable est probablement l’instrumental mid-tempo omega qui clôt l’album, une sorte de Bolt Thrower sous tranxène avec mélodies de guitare langoureuses en prime, mais qui au mois nous épargne les gimmicks –core mous du genou du reste de l’album. C’est d’autant plus rageant que l’ensemble donne à penser que ce n’est pas au niveau de l’inspiration que le bas blesse, chaque titre ou presque recèlant quelques riffs interessants, mais il semblerait que le groupe prenne un malin plaisir à vite faire avorter tout velleité de laisser son inspiration s’exprimer. En effet, toute tentative de blast ou de passage un tant soi peu puissant est immédiatement par un long passage saccadé et pendant lequel le deatheux s’ennuie comme pendant un cours de maths.
Pour résumer l’effet que me fait cet album, je dirais simplement : si vous avez aimé « Surpassing the Boundaries of Human Suffering », n’achetez surtout pas cet album. Et dans le cas contraire, ben c’est vous qui voyez.

12 Commentaires

9 J'aime

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eulmatt - 06 Mai 2011: Ouais, pis le Annotation of Machin, c'est l'argument en béton armé.
Faut espérer que cette nouvelle génération anglaise de brutal death va pas suivre cette voie.
BEERGRINDER - 06 Mai 2011: Hep hep hep, heureusement chez Les rosbeefs il y a Desecration et Fleshrot, et ces derniers en live ça envoie, bon avec un premier rang culte composé de 4 crypteux, c'est le public qui portait le concert à bout de bras il faut dire...
Silent_Flight - 07 Mai 2011: Man Must Die ne s'en sort pas trop mal non plus, sinon l'inspiration a du mal à s'éveiller pour beaucoup, les blast beat étant remplacés par des pets de chiasse (c'est grossier mais c'est clair)
Otzicurse - 28 Juillet 2011: Ayant vu en live Ingested récemment, les parties mid-tempo sont véritablement efficaces!!!!
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