The Starwheel

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17/20
Nom du groupe Kammarheit
Nom de l'album The Starwheel
Type Album
Date de parution 2005
Labels Cyclic Law
Style MusicalDark Ambient
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1. Hypnagoga
2. Spatium
3. The Starwheel (Clockwise)
4. Klockstapeln
5. The Starwheel (Counter Clockwise)
6. A Room Between the Rooms
7. Sleep After Toyle, Port After Stormie Seas
8. All Quiet in the Lands of Frozen Scenes

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Kammarheit


Chronique @ Svartolycka

10 Août 2006
Kammarheit fait partie de ces projets de dark-ambiant ambitieux au milieu d’une scène souvent sclérosée (mais pas toujours) et tombant dans la facilité la plus crasse. Non, le groupe suédois ne fait définitivement pas parti de cette caste. Pär Boström ne fait partie de ces faiseurs, loin de là. Aussi faut-il rapprocher le compositeur de groupes illustres tels Svartsinn ou Northaunt, ces derniers partageant une approche quasi-similaire du son expérimental et ambiant. Mais plus que ça Kammarheit partage avec les groupes suscités une approche en somme toute personnelle de la temporalité. Svartsinn le montre par la déliquescence et une angoisse inéluctable alors que Northaunt plonge son auditeur dans la contemplation de paysages voués à l’érosion auquels on ne souhaite que la continuité. Kammarheit pose clairement « The Starwheel » comme album concept temporel. Il suffit pour cela de jeter un œil sur le disque pour remarquer la circularité d’une horloge marquée par divers signes mélangés.

Et cette image métaphorique du temps qui passe se répercute d’une façon pour le moins admirable dans les huit titres constituant l’album. D’une richesse tonale époustouflante, « The Starwheel » fait partie de ces albums qui prenne de la bouteille avec le temps, ce qui a le mérite de bien cadrer avec la thématique. Ainsi le ressenti incombant à cet album fonctionne telle une réminiscence de sonorités entendus, oubliés mais toujours redécouverts car inscrit dans notre mémoire. Le résultat est bien là : l’album se construit en même temps qu’il se redécouvre. Un véritable tour de force qui ne voile nullement les qualités (nombreuses) des compositions. On retiendra d’ailleurs la grande variété des sensations qui parcoure le disque nous faisant naviguer dans des flux monolithiques, dés fois répétitifs à des passages de pur contemplation auditive touchant au grandiloquent sur le magnifique « Sleep after Toyle, Port after Stormie Seas », d’une émotion à fleur de peau.
Vecteur d’une angoisse diffuse, jamais gratuite (mais bien présente, c’est du dark-ambiant pas de la pop, té) qui se refuse une longueur excessive des morceaux pour mieux se focaliser sur une impression directe de réverbérations, d’amples chapes de sons et de quelques touches industrielles.

« The Starwheel » se vit sur un temps nuageux, à un moment suspendue par le jour décroissant, à l’orée d’un passage vers une autre dimension, surréaliste, fantastique, tragique où le temps se stoppe, s’immobilise pour quarante-cinq minutes. Il est rageant qu’après une expérience si forte et planante on se retrouve dans l’impossibilité de la continuer démontrant notre incompétence à maîtriser le temps et Kammarheit nous l’illustre et même plus, le justifie.

Demandant une compréhension du propos, « The Starwheel » se déguste au fur et à mesure de sa progression et de son acceptation pour au final devenir une perle noire encore à mettre sur le compte de Cyclic Law, décidément le label incontournable ayant absolument tout compris à l’esprit dark-ambiant (Northaunt et Svartsinn sont aussi sur le label canadien). Et ne vous y tromper pas, « The Starwheel » est un authentique chef-d’œuvre à rebours qui ne demande qu’un peu de temps… (Bon ok, j’arrête)
Néanmoins, cet album est conseillé (comme toujours du reste) qu’aux amateurs forcenés mais un petit voyage mélancolique où on se sent transporté dans l’éther ? Ca n’a pas de prix…

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