The Standing Stone

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
17/20
Nom du groupe Excelsis (CH)
Nom de l'album The Standing Stone
Type Album
Date de parution 25 Juillet 2008
Style MusicalFolk Metal
Membres possèdant cet album16

Tracklist

1. Yleitig 03:18
2. Soldiers of Heaven 05:32
3. The March 09:02
4. For Death and Glory 08:21
5. Lost Chamber 05:38
6. The Silent Song 06:27
7. The Siege 07:17
8. Armour of Gods 07:56
9. Standing Stone 07:09
10. Fire 06:57
11. The Classic Chamber 03:12
Total playing time 1:10:49

Acheter cet album

 $49.23  77,00 €  77,00 €  £71.21  $49.24  77,00 €  77,00 €
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Excelsis (CH)


Chronique @ dark_omens

21 Octobre 2014

Enfin...

Si la créativité foisonnante avait toujours été un élément prépondérant, et moteur, dans la démarche des helvètes d'Excelsis, elle aura parfois revêtu les guêtres désagréables d’un résultat manquant d’efficacité. En effet , l'amertume nous étreint lorsqu’on se souvient, par exemple, de ce premier album, Anduin the River, de ces idées intéressantes nées du mélange de ce Heavy aux voix rugueuses, rocailleuses, presque Death et de ces divers éléments folks sobres. Un disque, de surcroît, à la production totalement déséquilibrés, laissant les synthés anémiés côtoyer des guitares apathiques donnant à l’ensemble un aspect sourds et étouffés. Ce traitement embarrassant, faisait perdre à cette oeuvre un allant et un intérêt déjà fort limité en ses périodes où le Heavy se devait d’être essentiellement rapide et, ou, mélodique, au milieu des Primal Fear et autre Iron Savior. Pourtant, l’essence éclectique, dont peu avait finalement saisi la subtilité, timidement esquissé sur ce premier pas, allait bien au-delà d’un traditionalisme Heavy de rigueur. Excelsis poursuivait alors, par la suite, ses desseins sur des albums plus ou moins enthousiasmants dont, par exemple, un Kurt of Koppigen conceptuel, narrant les épopées d’un héros helvète local dans un folklorisme historique un peu saugrenu. Un effort à la production, malheureusement, toujours aussi déficiente. Cette complexité récurrente à donner à son œuvre autre chose que la qualité d’un son au mixage et à la production précaire tout juste acceptable, semblait un mal gangrenant dont Excelsis ne parvenait pas à se dépêtrer. À sa décharge, il faut pourtant, en étant tout à fait honnête, reconnaître que le groupe n’aura bénéficié que trop rarement du soutien de label, même modeste, et qu’il n’est donc pas difficile d’imaginer qu’il aura toujours, ou presque, fait selon ses moyens qui, évidement, doivent être bien plus modestes que ceux d’autres bien plus illustres.

Quoi qu’il en soit, The Standing Stone s’impose d’emblée, comme une étape importante dans la carrière du groupe. Développant un son, certes, pas tout à fait au niveau d’une exemplarité parfaite, il trouve pourtant, enfin, une cohérence et une précision d’ensemble qui à défaut d’être irréprochable, n’alourdis désormais plus l’écoute.

Egaré dans les délicieux méandres d’un propos Heavy, Excelsis a désormais accentué son faciès le plus ethnique. Agrémentant ces titres de divers instruments folkloriques traditionnels, il offre donc à sa musique une teinte tout à fait unique. Si l’on peut, en effet, y ressentir, succinctement, les relents fantomatiques parcimonieux de certaines influences évidentes telles celles de Skyclad, Heidevolk, des premiers pas de Subway To Sally, mais aussi dans une moindre mesure d’un esprit à l’image "épique" de Blind Guardian ou encore de Suidakra; Münggu et les siens auront eu l’intelligence de s’imprégner de ces influences pour en proposer une vision très personnelle.

En des morceaux riches et variés, Excelsis nous démontre donc, avec talent, tout l’étendu d’un savoir attirant. De cette voix gutturale et profonde, Death, dont la maîtrise est délicieuse et divinement mise en avant et ce, notamment, sur les parties plus douces et lentes, souligné par flûtiau, cornemuse, accordéon mais aussi par des guitares efficaces, le groupe nous entraînent dans un conte folklorique féerique ou de nombreuses émotions s’entremêlent superbement. Si par le passé il n’avait pas toujours su mettre en exergue l'une de ses facettes les plus caractéristique, les confrontant de manière, parfois, pour ne pas dire souvent, déconcertantes ; il sait dès à présent les unir magnifiquement. Et désormais nulle lenteur vaine, nul ennui, ne s’insère insidieusement en nous à l’écoute de cette œuvre, pourtant, conséquente. Tant et si bien qu’il ne reste, après ce voyage multiethnique, au sein de cet univers particulier, au cœur de ce Heavy, très subrepticement, et très succinctement Speed, au sein de ces voix âpres, de ces instruments traditionnels, de ces ambiances tour à tour épiques, intimistes, médiéval, celtiques mais surtout plaisantes, qu’un sentiment intense d’un bonheur simple.

0 Commentaire

3 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Commentaire @ mariosmash

07 Décembre 2009
C’est en 2008 que j’ai appris que le groupe Excelsis s’apprêtait à sortir un nouvel album du nom de « Standing Stone ». Ravi par la nouvelle, j’ai attendu sa sortie et en ai fait l’ acquisition chez mon disquaire Metal… Cela fait déjà un an que j’ai cet album et il reste parmi mes CDs favoris et j’ai trouvé dommage qu’un si bon groupe soit si peu reconnu. Je m’attelle donc à cette chronique… Nous avons un album de 11 titres qui dure 70 minutes. Disque assez long en perspective.

Tout d’abord, parlons un peu du groupe et de son genre de musique. Le groupe voit le jour en 1995 (ou 1996) avec un premier album « Anduin the River », puis en sortit 3 autres avant de nous pondre ce magnifique album qu’est « Standing Stone ». Le groupe trouve son inspiration dans des scènes de bataille et guerrières, et est aussi beaucoup inspiré par J.R.R Tolkien (mais pas forcément sur cet opus). Le « leader » du groupe est un musicien et chanteur du nom de Münggu Beyler, qui compose les textes de chaque chanson.

Pour ce qui est du genre de leur musique, il est assez unique puisque nous avons ici du «Helvetic Folk power metal » selon leur site! Je n’ai pas de groupe en tête qui leur correspond bien niveau musical (appart Minhyriath qui est de Munggu beyler aussi), donc à écouter et déceler par vous-même. Au niveau des instruments, on retrouve tous les instruments classiques de la scène Metal, à savoir : Guitares, Basse, Batterie. Au chant, nous avons donc Münggu, suivi de Rolü en backing vocals. Pour ce qui est des instruments folk, nous retrouvons, durant ce CD, des Flûtes (Chrigel Glanzmann du bien connu Eluveitie étant invité pour en jouer une partie), un accordéon sur une chanson, un piano sur une autre, une guimbarde sur deux chansons et un peu de synthé sur la chanson éponyme. J’ajoute aussi qu’on entend beaucoup de bruits sympathiques comme des sons de cloches ou encore des cors.

Niveau musical, l’album est très réussi, on prend plein de mélodies à la tête, et il faudra plusieurs écoutes pour apprécier l’œuvre comme il se doit. Les ambiances sont très réussies, on éprouve toutes sortes d’émotions en écoutant l’album (quand on prend la peine de comprendre les textes ), dès l’intro « Yleitig » nous sommes plongés dans une brume glaciale, puis l’espoir se fait sentir en écoutant la superbe « Death and glory ». On a aussi affaire a des textes très tristes et prenants comme dans la chanson « lost chamber » ou encore « the siege», histoire d’un homme subissant un siège et qui voit ses amis mourir peu a peu, la défaite étant déjà certaine…

Les voix de cet album sont vraiment de grande qualité et correspondent très bien aux thèmes abordés par les titres, avec de grand chœurs accrocheurs et des refrains qui ne sortent pas de nos tête (comme les titres « Standing stone » ou encore « Armour of gods »).

Le son et les riffs de guitares sont, eux aussi, d’excellente facture. On entendra des solos bien exécutés et accrocheurs, collant très bien aux chansons, tout comme on entendra des gros riffs bien graves. La batterie, quant à elle, est très présente avec une double pédale puissante soutenant les chants de nos suisses.


Que dire de plus sur cet album si ce n'est qu’il a été un voyage musical pour moi, et qu’il risque de l’être pour vous aussi si vous vous laissez prendre au jeu de ce groupe qui mériterait d’être davantage connu sur la scène folk ou pagan. 19/20 pour ma part. À vous, à présent, d’écouter et de juger.

1 Commentaire

1 J'aime

Partager
Heathenpride - 09 Décembre 2009: Tellement vrai Mario Smash. Un album magnifique.

On ressent des émotions poignantes à l'écoute de The Siege, The March..., des refrains qui restent dans la tête au point de les chanter dans la rue, bref un album parfait.

A entendre un nouveau titre sur myspace en préproduction qui promet un approche musicale folklorique encore plus approfondie, magnifique.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire