The Serpent

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Nom du groupe Still Remains
Nom de l'album The Serpent
Type Album
Date de parution 09 Juillet 2007
Produit par Steve Evetts
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album61

Tracklist

1. The Serpent
2. The Wax Walls of an Empty Room
3. Stay Captive
4. Anemia in Your Sheets
5. Maria
6. Dropped from the Cherry Tree
7. Dancing with the Enemy
8. The River Song
9. Sleepless Nights Alone
10. An Undesired Reunion
11. Avalanche
Bonustracks (Special Edition)
12. What is Love?
13. Float Like a Feather
14. I Can Never Be Your Lover

Chronique @ Eternalis

29 Décembre 2009
Sous la déferlante inépuisable et vicieuse d’un effet de mode détesté des puristes, le metalcore n’en finit plus de produire des groupes et des albums où la personnalité de chacun est au moins aussi faible que leur succès n’est important et colossal.
Sous l’impulsion de l’énorme popularité d’un Killswitch Engage, de Caliban, d’Unearth, d’All Shall Perish ou de Job for a Cowboy pour la face la plus agressive, et de Bullet for My Valentine ou Sonic Syndicate pour l’aspect mélodique penchant dangereusement avec l’émo d'adolescents, la vague ne semble plus tarir de nouveaux combos. Mais, loin de ces combos adorés des jeunes mais déjà bien peu novateurs, l’impressionnante horde assoiffée derrière cherche inlassablement sa part de gâteau, rejetant les risques et préférant le loisir de surfer sur un phénomène de mode, aussi éphémère soit-il, au profit d’une réelle passion musicale.

Les groupes naissent, meurt souvent aussi rapidement et laissent comme témoignage quelques albums souvent méconnus, voir complètement anonymes, condamnés à errer dans les abymes d’un souvenir tout sauf collectif.
C’est le cas de Still Remains…une vie éphémère, deux albums, une tournée mondiale avec Bullet for my Valentine et un split aussi inéluctable que l’effet de surprise semble retombé de mois en mois. Néanmoins signé sur Roadrunner, et bénéficiant d’une promotion internationale, de moyens importants concernant les clips et d’une grosse couverture médiatique, les jeunes gars de Still Remains (très jeunes comme en témoignent les photos du livret…) avaient tout pour exploser. Tout…ou presque.

Car la plus grosse surprise de ce second opus intitulé "The Serpent", c’est justement de parvenir, dans une moindre mesure, à nous surprendre. Loin de toutes considérations avant-gardistes évidemment, la mise en place d’un clavier presque aussi présent que les guitares a, initialement, de quoi surprendre. Rendant la musique à la fois plus lisse, grand public mais dans le temps plus intéressante et riche (quand les mélodies évitent l’écueil de la niaiserie), l’instrument apporte un léger élément les éloignant des autres, tout en proposant une musique très proche de ce que font leurs confrères métallique de Bullet for my Valentine. La principal différence se situera également au niveau du chant, le jeune américain T.J Miller n’ayant pas besoin d’effets mécaniques et insupportables dans sa voix pour chanter juste, et privilégiant largement le chant clair au chant hurlé.

Souvent très (trop) mélodique ("Stay Captive", "Dancing With The Enemy"), s’évertuant à proposer des mélodies limpides au tapping ("The Serpent"), à montrer les dents temps sur des riffs syncopés et hurlant ("The Wax Walls of an Empty Room", "Anemia in Your Sheets", "Dropped From the Cherry Tree", "Avalanche") ou à naviguer dans des horizons proche d’un Linkin Park dépourvu d’énergie ("The River Song"), Still Remains joue clairement la carte de la variété sans réellement parvenir à être éclectique, l’ensemble souffrant d’une néanmoins trop grande homogénéité.
La production est très bonne, mais aussi clairement uniforme et polie. Le single "Stay Captive", excellent au demeurant, le montre. Une mélodie de claviers omniprésente, un riff coincé entre néo et pop (le tout sans être proprement immonde !), un rythmique efficace et un chant clair suave mais se tombant pas dans l’émo. Un refrain simple mais très efficace se greffe dans la tête de l’auditeur, Miller démontre ses capacités vocales avant qu’un break syncopé à la double pédale n’alourdisse un tempo relativement léger, pour repartir sur le refrain. Rien ne dépasse, tout est parfaitement dans les normes mais sans parler de personnalité, on a quelque peu de mal à parler de plagiat. Les textes, relativement puérils, évoquent dans l’ensemble les difficultés amoureuses et relationnels entre les êtres, mais ancrées dans une dimension emprunt de jeunesse et dénuée de toute finesse.

"The Wax Walls of an Empty Room" laisse éclater la dualité vocale du chanteur, quelque fois appuyé par le second guitariste (Mike Church), qui nous pond une nouvelle fois un refrain en clair simple, très accessible mais diablement efficace et qui se retient dès la première écoute. Le riff se fait plus tranché et syncopé sur un break hurlé de fort belle manière ("Show Me your Scars !!"), la recette fonctionne, tout du moins au début du disque, se perdant dans la seconde moitié.
"Maria" vient se poser en tant que ballade entre deux morceaux plus brutaux, et réussi à ne pas se crasher en plein vol comme le fit un certain "Tears Don’t Fall" (ce que c’est d’avoir des références…). Sans excès, doué d’une mélancolie semblant sincère et de quelques écarts plus violents dans des éructations rudimentaires mais souvent parfaitement placées.

Mais il semble que "Dropped From the Cherry Tree" forme un virage dans l’album, la suite n’étant qu’un ennui devenant de plus en plus profond, et détruisant les espoirs que l’on était légitime en droit d’avoir chez Still Remains. Après ce titre, le plus agressif de l’album, s’enchaine des titres complètement typés fm dans les vocaux, aux riffs des plus simplistes et aux claviers parfois à la limite d’une danse insupportable et niaise au possible ("The River Song", "Dancing With The Enemy") ou dans un pseudo death faisant éclater au grand jour les limites vocale du chanteur ("Avalanche").

Nous étions en droit d’y croire, ces jeunes gens du Michigan avaient les possibilités de faire quelque chose de bien, d’avancer dans un style sclérosé et de proposer une approche neuve, mais le résultat ne fut que partiel, tant la dyade entre les deux parties est forte et clairement délimitée. S’ensuivra une tournée et un split…l’avenir ne passera pas par ici, retour à la case départ, nous n’avons pas gagné de révolution et le monde est toujours aussi désolant…

2 Commentaires

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Eternalis - 30 Décembre 2009: Tout con, il y a longtemps, j'avais adoré le clip de Stay Captive, le refrain me restait en tête, vraiment.
Il y a quelques jours, j'ai vu l'album pas cher en rayon et je l'ai acheté, ne connaissant que ce titre...c'est tout.
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