The Return to Darkness

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Nom du groupe Demonic Resurrection
Nom de l'album The Return to Darkness
Type Album
Date de parution 15 Janvier 2010
Membres possèdant cet album16

Tracklist

1. Between Infinity and Oblivion 02:00
2. Where Dreams and Darkness Unite 02:12
3. The Warriors Return 06:38
4. A Tragedy Befallen 06:15
5. The Unrelenting Surge of Vengeance 05:03
6. Bound by Blood, Fire and Stone 05:19
7. Lord of Pestilence 11:29
8. Dismembering the Fallen 06:42
9. The Final Stand 06:17
10. Omega,I 08:31
Total playing time 1:04:08

Chronique @ Matai

15 Août 2010

Sombre et épique mais malheureusement trop long

On connait très peu les groupes indiens et pour cause, les formations ne sont pas très nombreuses, pas ou peu connues, à l’exception peut-être de Rudra dans le domaine du death/black/mélodique. Mais même si les combos ne se bousculent pas, certains arrivent à faire apparition, ou même encore, à concrétiser leur musique après plusieurs albums.

C’est le cas de Demonic Resurrection, sans doute le pilier de la scène indienne, peu connue en Europe mais fort d’un talent qu’il serait dommage de ne pas remarquer. Avec leur album « The Return to Darkness », les indiens permettent ainsi de sortir des sentiers battus et de nous jouer du black/death/symphonique comme on en entend rarement. En effet, en plus de plonger l’auditeur dans la mythologie indienne, avec ses divinités, ses guerriers valeureux et ses coutumes, la musique assez noire, donc ténébreuse, mais aussi épique et mystique.
Bon comme ça, vous devez vous demander ce qu’il y a de bien original…je n’ai pas précisé le fait qu’un peu d’électronique venait s’incorporer à la musique de temps en temps, que beaucoup de chœur servaient d’ambiance, que certains instruments typiques pointaient le bout de leur nez, et que le chanteur alternait tantôt chant clair, tantôt chant black, tantôt chant death. Pas mal de diversité qu’il est bon de noter d’autant plus que les titres sont longs, très longs…
Ecouter « The Return to Darkness », c’est aussi de confronter à plus de soixante quatre minutes de musique, supporter une longueur de titres allant jusqu’à onze minutes et atteignant une moyenne de six minutes, bref, si vous n’êtes pas très fan de tout ce qui dure et tout ce qui est dans une veine progressive, je vous dirais bien de passer votre chemin…mais vous risquerez de louper vraiment quelque chose.
Car, rien n’est fait au hasard chez Demonic Resurrection, il n’y a presque pas d’erreur de parcours, et la progression dans les compos est tel que cela permet en aucun cas l’ennuie. En effet, pas (ou presque) de linéarité, on ne retrouve pas toujours les mêmes passages au fil d’un titre, ni même de parties « comblant » les trous si je peux dire. Tout est carré, propre, peut-être trop lisse pour certains, mais vaut mieux ça qu’un son pourri susceptible de gâcher cette musique si enivrante, mélodieuse et si sombre, oui, assez sombre…

Bon vous l’aurez compris, j’ai totalement été charmée par le monde de Demonic Resurrection, mystique et épique, sombre et maléfique… On pourrait croire que le black prédomine, ce qui n’est pas totalement faux, mais le death aussi est bien là, et à même échelle. Les riffs sont en fait alternés, tout comme le chant, ce qu’on remarque en premier lieu dans « Where Dreams and Darkness Unit ».
J’ai rarement entendu de mélanges aussi bien appréhendés, de musique aussi bien réalisée et susceptible d’apportée l’émotion et ce truc qu’on peine à décrire, qui nous envahie, et nous met définitivement de bonne humeur. Je sais bien que tout cela est relatif. Mais je vais tout de même essayer de vous donner une idée de cet opus.

Comme tout groupe de symphonique qui se respecte, il faut bien entendu mettre une intro instrumentale. Gagné. « Between Infinity and Oblivion » est tout à fait ce à quoi on s’attendait. Enfin d’apparence, car à l’écoute de la musique, là, on est scotchés. C’est loin d’être mélancolique ou froid, comme on en entend souvent, non…là, c’est mystérieux, sombre, bien sûr, terrifiant et même apocalyptique en plus de posséder ce coté épique. Un son bizarre et électronique en fond, un violon aux quelques notes prenants, des chœurs et enfin…chaque instrument de l’orchestre, arrivant en crescendo, des percussions comme de nombreux bruits de pas… Étrangement, je trouve qu’il s’accorde parfaitement avec la pochette de l’album, ce ciel noir et effrayant, comme transformé par une magie maléfique, et ces constructions complètement rasées, poussiéreuses, perdues là, au milieu de nulle part. Oui, ça y ressemble beaucoup. Et ça nous pousse à continuer.

« Where Dreams and Darkness Unit » est donc le début des hostilités, une musique agressive mais mélodique, où tous les instruments sont en parfaite harmonie. C’est entraînant, oui, transcendant peut-être pas à ce point là, c’est la suivante qui l’est par contre…alors là, rien que l’intro symphonique nous met dans le bain, et le reste se veut assez percutant. Les mélodies faites aux claviers et aux grattes sont en concordances. Les couplets sont plus axés death tandis que les refrains sont plus black. L’un favorisant l’agressivité, l’autre renforçant la noirceur, jusqu’à un break inattendu. Un piano aux notes très mystérieuses notamment crée par les accords adéquats, puis l’arrivée du solo de guitare et tout repart en saccade jusqu’à un final magique…
« A Tragedy Befallen » met l’accent sur les guitares et donc sur le côté assez death mélo de la musique. Les solos et les riffs sont géniaux, d’autant plus qu’ils sont accompagnés des claviers, ce qui me fait vaguement penser à du Kalmah.
Pour ce qui est de la suite, on n’est pas déçus. De la diversité, des mélanges, de la mélodie et du tranchant. Des accélérations de rythme, des décélérations, du dynamisme en somme, un orchestre fou au son loin d’être inintéressant puisque les instruments, même si ce sont des violons, des chœurs, etc, possèdent ce petit truc qui les rendent si différents de ce qu’on a l’habitude d’entendre (« The Unrelenting Surge of Venge », « Dismembering the Fallen »).

Par contre, accrochez vous fort si vous voulez passer le cap du titre aux onze minutes. « Lord of Pestilence » est décidément le plus long mais surtout le plus progressif de tous. Après une longue intro acoustique à la guitare, guidée par une batterie calme et un chant clair mélodieux, le déluge de riffs débute subitement et s’ensuivent cris, offensives, et symphonie pour le coup presque inexistante (présente en réalité à la fin du titre). Un peu d’électronique en fond par-ci par-là, une batterie extrêmement technique (alternant blast, double pédale et j’en passe…). Les amateurs de solos seront contents puisqu’on en compte plusieurs assez bien maîtrisés.

Pour symboliser une fin imminente, pourquoi ne pas utiliser la dernière lettre de l’alphabet grec, « omega »…avec ça on crée « Omega, I », le final de l’album. Ce qui fait bizarre avec ce titre c’est l’utilisation du grec et non d’une langue locale en Inde, d’autant plus qu’on est censé être plongés dans la mythologie du pays…enfin outre ce point d’interrogation, on termine le périple dans ce monde ténébreux où les guerriers maléfiques ont fait leur retour et ont tout rasé. Huit minutes trente seront suffisantes pour le coup, je dirais même que c’est trop long. Sans doute le titre de trop après tant de minutes. Pourtant, comme je disais précédemment, on ne s’ennuie pas, on est pris dedans, oui peut-être, mais il arrive qu’on puisse saturer, surtout que ce titre est peut-être même le moins bon de l’album. Oui mais le moins bon parmi toute une flopée d’excellents titres. Je le trouve simplement moins original et assez similaires aux autres.

Malgré tout, après l’écoute de « The Return to Darkness », on ressort avec une agréable impression. On aura passé un excellent moment dans ce monde bien sombre et épique, rempli d’originalité. Un album que vous devez écouter si vous êtes amateurs du genre, mais souffrant malheureusement de sa longueur trop imposante pour le contenu ici offert...

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Abigael - 12 Octobre 2010: Ce qui est à préciser, même si on s'y attend toujours avec ces étiquettes, c'est que le Death et le Black sont vraiment pas pas mis en avant. Le sympho emporte tout avec lui.

Dans tous les cas, cet album m'aura quelque peu ennuyé. Je trouve les riffs et les solos un peu faciles et pas très originaux. A force de vouloir ingurgiter pleins de références et d'univers à sa musique, on se perd dans quelque chose qui manque de personnalité même si les fans me diront que justement, c'est ce qui marque leur univers.

Ce qui m'a déplu le plus : la longueur, non que ça m'ennuie vu certains groupes que j'écoute mais parce que je m'y ennuyais. Ils n'ont pas réussis à attirer mon attention, à me captiver et à m'emmener dans leur monde. Les claviers sont quelques peu maladroits à mes oreilles, des arrangements (comme les clochettes) m'ont fait sourire. J'ai du mal à comprendre ce qu'on veut mettre en avant en chantant black ou death, en essayant de mettre en avant une agressivité bien mesurée et incorporer des sons de clochettes, des synthés très gentils qui viennent enchevêtrer deux mondes qui pour moi n'ont rien à voir. S'ils voulaient mettre ça en avant, je pense qu'il y a avait d'autres manières pour le faire.

Et enfin, la voix clair, les passages proches du néo ont vraiment gâché des morceaux car c'est un style musical que je ne supporte que très peu ; je ne comprenais simplement plus ce qu'ils essayaient d'exprimer, où ils désiraient m'emmener.



Cet album est néanmoins bien exécuté, la prod est bonne et je pense que cette musique pourra convenir aux personnes à la recherche d'une musique sombre, à des guitares plutôt claires, un chant dans l'ensemble black et death mais baigné dans un sympho aux courbes lisses.. sans doute un peu trop pour moi ...

Matai - 12 Octobre 2010: C'est étonnant ça qu'on ait un avis aussi divergeant. J'ai bien pris en compte ce que tu me disais, peut-être qu'en effet la partie sympho emporte tout, mais pour moi, le death mélangé au black ont tout de même leur part d'importance et sont non négligeables. Ca tire souvent vers un death mélo teinté de black, puis vers l'inverse, ou alors directement vers un black symphonique grandiose.

En ce qui concerne la longueur, j'en ai parlé dans la chronique en mettant en avant le fait qu'il fallait s'accrocher et supporter ça. Mais dans le cas de cet album, je ne trouve pas ce facteur super dérangeant, étant donné que les compos sont pour la plupart très bien maîtrisés et orchestrés. "The Warriors Return", par exemple, est bien sûr assez long, mais bien captivant du début à la fin, tant par les solos que les changements de rythmes et de structures. C'est vrai qu'on peut se retrouver un peu écrasé par cette longueur et cette succession d'ambiances mais bon. C'est la marque de fabrique du groupe apparemment.

Enfin le chant, je ne vois pas vraiment en quoi tu le trouves néo. J'aurai plus penché vers un chant clair à la death mélo avec bien sûr un petit accent indien. Heureusement il est moins présent que les autres types de chant mais il apporte un peu moins de brutalité au sein de cet amas de sonorités et de styles.

Après, tout est relatif bien entendu, chacun a son avis. En tout cas merci d'avoir donné le tien et d'avoir posté un commentaire aussi riche, véritable reflet de ta pensée. ;)
=XGV= - 14 Fevrier 2011: Album commandé ce matin-même, un peu sur un coup de tête, il est vrai. J'ai découvert le groupe par le biais du documentaire Global Metal, par le mec qui avait fait Voyage Au Cœur de la Bête. Les quelques écoutes sur Youtube m'ont convaincu du potentiel du groupe. Ta chronique me conforte dans cette opinion.

Au fait, au début de ta chronique, n'y aurait-il pas une erreur quand tu dis : "la progression dans les compos est tel que cela permet l’ennuie" ?

En tout cas, ce que tu dis est alléchant.
Matai - 14 Fevrier 2011: Parfois les coups de tête apportent beaucoup de surprises. Si tu aimes les titres longs et bien foutus, je pense que ça devrait aller.

Et merci pour m'avoir parlé de cette petite coquille, je n'avais même pas fait gaffe, c'est corrigée ;)
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Chronique @ dark_omens

18 Juin 2013

Trop proche de ces influences, manquant singulièrement de puissance, alourdit par un conformisme frustrant...

Demonic Resurrection est une formidable exception au sein de la scène Death Black Symphonique. Il est, en effet, originaire d'une contrée indienne répondant au nom exotique de Mumbai. Dès lors, préjugeant de son talent, la formidable promesse de voir exhaler, de sa musique, ces parfums épicées et ces couleurs ocres de l'orient, à l'instar de Scarab ou des plus modestes mais très encourageants musiciens tunisien de Saracens, est délicieusement excitante.

Malheureusement loin de nourrir sa créativité de ce particularisme ethnique séduisant, la formation indienne a choisis de s'exprimer dans ce conformisme oisif instauré, notamment, sur le vieux continent. Et ainsi est-on totalement surpris, à l'écoute des premières notes de ce The Return to Darkness, de découvrir une musique influencée, entre autres, par Dimmu Borgir, Old Man's Child, Children Of Bodom mais également, aussi singulier que cela puisses paraître, par Rhapsody Of Fire.

Puis l'étonnement s'estompe laissant place, pour notre plus grand dépit, à la déception.

Comment appréhender cette désillusion sans sombrer dans l'amertume de mots bien trop acerbes?

Pour ce faire, commençons donc par aborder le premier sujet à l'origine de cette déconvenue, à savoir l'agressivité. Au sein des aspirations Death et Black de ce groupe, elle est, en effet, fréquemment esseulée et dilué dans une grandiloquence omniprésente et dans un acharnement symphonique embarrassant, pour ne pas dire regrettable.

En second lieu, notons aussi que les voix claires, quant à elles, trahissent souvent un automatisme maladroit dévolu à des passages devenus, malheureusement, obligés dans le style (la monotone entame de Lord of the Pestilence. Force est de constater que nous sommes ici, semble-t-il, davantage dans la récitation de leçons apprises que dans la saine spontanéité.

Pour terminer sur le sujet de ces défauts certes mineurs mais ennuyeux, disons également que les influences majeures de Demonic Resurrection, notamment Dimmu Borgir, sont ici parfois si présentes que la parenté côtoie une gémellité si gênante que le terme "plagiat" nous caresse parfois subrepticement l'esprit (Pour exemple, l'instrumental Between Infinity and Oblivion, les premières mesures de Where Dreams And Darkness Unite, The Warriors Return, ou encore Dismembering the Fallen). Des similitudes que l'on retrouve aussi très régulièrement avec l'autre source d'inspiration de ce groupe, à savoir Children Of Bodom.

Mais au delà des imperfections déjà très fâcheuses de ce "retour à l'obscurité", il en existe de bien plus consternantes encore.

Tout d'abord, résultant inévitablement de cette obstination orchestrale déjà évoqué, l'album manque souvent d'âpreté, de férocité, d'aspérité. Un sentiment qu'une production bien trop soignée et bien trop aseptisé ne pourra, d'ailleurs, qu'entériner.

Ensuite, quand bien même pourrait-on accepter l'idée de cette orientation philharmonique très prononcé, ces passages sont d'un tel classicisme que, paradoxalement, ils peinent à créer des atmosphères autres que ce climat lisse et glacé dans lequel s'emmitoufle constamment cet album.

Trop proche de ces influences, manquant singulièrement de puissance, alourdit par un conformisme frustrant et sans grande saveur, ce Return to Darkness des indiens de Demonic Resurrection ne sauraient contenter les amateurs du genre ayant quelques légitimes exigences à l'encontre d'une mouvance formaliste. Mouvance où l'équilibre du contraste entre les deux univers qu'elle se propose d'allier est crucial.

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=XGV= - 08 Août 2013: D'accord avec toi. Cet album est vraiment moyen. Je pense que Demonic Resurrection a un talent qui ne demande qu'à éclater, mais ils sont encore loin de la maturité. Je compte bien suivre leur évolution. Peut-être qu'ils réussiront à se détacher de leurs influences et qu'ils laisseront leur personnalité s'exprimer sur un prochain album.
dark_omens - 09 Août 2013: Qui sait?
Je le leur souhaite en tous les cas.
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Chronique @ =XGV=

23 Août 2012

La maturité musicale est à deux pas

C'est dingue de remarquer à quel point le Metal se répand, vous ne trouvez pas ? Alors que quand au début années 90 sortaient des albums de Metal Israéliens (Orphaned Land) ou Turcs (Pentagram, à ne pas confondre avec le groupe Américain), c'était déjà le summum de l'exotisme, aujourd'hui, avoir des groupes venus de pays très lointains aux cultures si éloignées de celle de l'Occident où est né notre chère musique devient de plus en plus banal. Des groupes aussi variés stylistiquement que géographiquement pullulent de plus en plus, qu'ils viennent de Singapour (Rudra, Wormrot), de Tunisie (Myrath), de Chine (Ego Fall) ou de bien d'autres endroits encore... Et il y a fort à parier que cette tendance ne fera que se renforcer au fil des ans. Remercions internet qui donne aujourd'hui à ces musiciens un meilleur accès à la musique et une meilleure exposition. Parmi cette vague plus si nouvelle, on peut compter les Indiens de Demonic Resurrection, qui, non contents d'avoir sorti trois albums, se sont même offert le luxe de signer chez Candlelight Records, ce qui leur ouvrira sans doute bien des portes, à condition bien sûr que l'intérêt musical soit au rendez-vous.

Demonic Resurrection officie dans un Death mélodique avec quelques influences Black. Sur des riffs assez brutaux (comparé à du In Flames) s'ajoutent des mélodies à la guitare plutôt mémorables. Le groupe n'oubliera cependant pas d'envoyer la sauce sur certains passages, notamment par exemple sur Bound By Blood, Fire and Stone, avec son final plus violent. D'un manière générale, les titres sont longs et bien construits, cependant, la longueur est un des écueils de The Return to Darkness. En effet, si le groupe a de bonnes idées et sait composer de bons titres, on est encore loin de la transcendance. Trop loin pour accrocher parfaitement à l'album jusqu'au bout, c'est à dire quand même plus d'une heure ! On surprendra parfois son esprit à divaguer au détour d'un couplet. Les Indiens sont plutôt doués, mais à mon avis n'ont pas encore tout à fait la maturité musicale nécessaire pour captiver un auditeur sur une aussi longue durée. Oui, ça peut sembler être une critique assez dure, mais attention ! Il faut surtout comprendre par là qu'on sent encore chez eux un potentiel inexploité qui ne demande qu'à être révélé !

Autre point important concernant la musique du groupe, c'est bien entendu son côté symphonique très marqué. Les arrangements sont un élément essentiel à l'aspect mélodique de Demonic Resurrection. Ceux-ci rappelleront ceux que l'on trouve chez Dimmu Borgir par exemple, à la grand différence que sur The Return to Darkness, ils sont un peu plus discrets et moins omniprésents que dans les albums plus récents des Norvégiens. D'ailleurs, puisqu'on en est à comparer à Dimmu Borgir, notez bien qu'ici, la production est percutante et bien plus organique que chez le groupe précité (non, je n'aime pas tellement In Sorte Diaboli).

Enfin, le chant... Là, j'ai du mal. Je passerai rapidement sur les growls, qui n'ont rien de particulièrement bons ni mauvais, quoi qu'on se demande si Demonstealer est vraiment à fond. J'ai l'impression qu'il se retient d'être trop brutal, mais peut-être est-ce moi qui hallucine... En revanche, s'il y a bien quelque chose concernant le chant qui m'énerve, c'est bien le chant clair ! Attention, je ne suis pas de ceux qui y sont allergiques, bien au contraire. Une alternance growl/clair bien maîtrisée peut magnifier un album (Opeth, aaaaah, mon Dieu, quel groupe...), mais ici, ça n'est pas maîtrisé. Pour être précis, ce n'est pas que le chant clair est moche ou quoi que ce soit... Ce qui dérange, c'est qu'il soit aussi synthétique ! Franchement, à moins que le hasard n'ait fait que j'ai été trop bourré à chaque écoute de l'album pour bien entendre, le chant clair ici est auto-tuné ! Pour ceux qui l'ignoreraient, l'auto-tune est un logiciel vomitif qui en studio corrige le chant pour qu'il suive parfaitement une ligne mélodique prédéfinie, d'où un résultat robotique effroyablement crispant... Vous avez déjà eu le malheur d'entendre du Rihanna ? Ben c'est ça l'auto-tune... Je ne croyais pas entendre ça un jour sur un album de Metal, mais ils l'ont fait... Pourquoi ? Comment ? Rien dans cet album ne transpire la paresse musicale, alors pourquoi ont-ils décidé de faire ça ?
Pourvu qu'ils ne lancent pas une mode... Sinon...

Enfin bref, vous l'aurez compris, The Return to Darkness souffre de quelques défauts qui le handicapent réellement. Déjà, sa longueur excessive. Parfois, faire court laisse une meilleure impression sur l'auditeur qu'un album trop démonstratif. Et ensuite, ce chant clair innommable et franchement honteux qui n'a rien à faire sur un album de Metal... Sauf si on veut draguer les auditeurs de Fun Radio (hahaha), mais dans ce cas-là, c'est le chant extrême qu'il faut virer... Faîtes votre choix...
Cependant, il y a quelque chose avec ce groupe. On sent la passion et le travail derrière et je le répète : Demonic Resurrection a un potentiel énorme et leur talent pourrait très bien éclater au prochain disque. Il leur suffit de raccourcir la durée totale et de mettre leurs idées en ordre afin que la prochaine galette soit plus digeste et ils auront déjà fait un grand pas en avant. La maturité musicale est à deux pas et ils peuvent y arriver...

Ah, oui, et changez ce chant clair de mes deux... oreilles...

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Commentaire @ nioh

05 Octobre 2017

Un retour raté!

Issu de la scène metal indienne, le quintette Demonic Resurrection existe depuis une dizaine d'années. Il a été créé par un groupe alors très jeune et qui, de son propre aveu, a sorti des premiers enregistrements "amateurs" avant de commencer à se battre pour exister sérieusement sur la scène metal internationale.

The Return to Darkness est son troisième album full length, et il donne à saisir l'optique musicale, fortement marquée par les sons synthétiques (les orchestrations sont partout) et la recherche de mélodie (les ponctuations fréquentes de voix claires, comme par exemple sur "When Dreams and Darkness Unite" ou "A Tragedy Befallen"). Ce death/black metal s'inscrit donc dans une veine très impure. Son caractère "innovant" passe par la primeur donnée à des orchestrations que, sur la longueur, on trouve trop présentes au mix et un peu mastoc. Ces dernières veulent esthétiser, mais ne sont pas plus fines que la moyenne de ce qu'on trouve sur les productions symphonic gothic metal de très moyenne gamme.

En termes de guitares, Demonic Resurrection instille une forte dose de heavy à ses structures et cherche à les rendre digestes. Pas mal intentionné certes, mais le style reste néanmoins assez lourd.

Au final, on reste alors, sur ce troisième et dernier volet de la trilogie Darkness (les deux premiers étant constitués de A Darkness Descends et Beyond The Darkness), face à une masse un peu pataude que ne planque que peu un design réalisé par Michael "Xaay" Lorac (Nile, Karl Sanders, Behemoth, Vader). Pas de quoi s'extasier outre mesure devant ce "retour des ténèbres".

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Commentaire @ Mindkiller45

19 Octobre 2010
DEMONIC RESURRECTION… Un nom qui ne me dit rien du tout. C’est avec curiosité que je place donc ce The Return of Darkness dans les feuilles. D’emblée j’ai l’impression que l’intro est pompée sur un jeu vidéo… Mais impossible de savoir lequel… Bon, ça permettra aux lecteurs de me le dire (balancez le en mail).

Pour ce qui est du reste on nous sert un Death Métal mélodique aux relents de Black Métal sympathique, avec une voix tirant plus sur le growl que sur le chant aigu. Les mélodies claviers allègent le tout, rendant ce style plus mélodieux... n’en déplaisent aux amateurs de brutalité. Pour les puristes, on pourrait se retrouver entre un DIMMU BORGIR et un CHILDREN OF BODOM ce qui ne va pas plaire à certains...

Ceci n’enlève rien à la qualité des compositions qui nous sont desservies ici. Sur ces dix pistes on y trouvera des compos de tous poils. Que ce soit du blast beat ou des compos un peu plus dans le ton d’un "heavy metal", le groupe ira dans des tempos variés sans pour autant dénaturer leur style. On y trouvera des pièces majestueuses comme ce "Lord of Pestilence" de tout de même 11 minutes. Sur cette compo, les growls seront alternés avec un chant plus clair et mélodieux. Ce qui ajoutera, avec les claviers, une couleur toute particulière à la chanson. C'est d'ailleurs la piste qui reflète mieux l'esprit de cet album. Solis aux envolées mélodiques, voix oscillante, brutalité puis mélodie. Certainement le plus beau morceau d’un album que je vous recommande. Car même sans être l’album de l’année, ces Hindous nous servent une musique bien sympathique qui se laisse facilement écouter !

Bonne écoute !

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