The Resting Sonata

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17/20
Nom du groupe Rose Funeral
Nom de l'album The Resting Sonata
Type Album
Date de parution 15 Janvier 2009
Style MusicalDeathcore
Membres possèdant cet album52

Tracklist

1. Intro / Exordium the Fall of Christ
2. Sodomizer
3. God Demise
4. Remain in Dirt
5. Left to Rot
6. The Resting Sonata
7. Redeemer of Flesh
8. Created to Kill
9. Embalming the Masses
10. Buried Beneath
11. Dawning the Resurrection: Verse II

Chronique @ The_Black_Doll

07 Juillet 2010
Cincinnati, sous un ciel impie sévit Rose Funeral, un groupe de deathcore/death metal aux idéologies fortement antichrétiennes et dont la haine pour ce fameux type cloué à une croix ne cesse de grandir. Encore assez mystérieux sur certains points, Rose Funeral a subi de très fréquents changements de line-up et connaît pas mal de hauts et de bas.

Après une première demo réalisée en autoproduction en 2006 avec pour forgerons Tim Russel au micro, Ryan Gardner à la guitare et d’autres membres dont je ne me souviens plus du nom, un premier album voit le jour sous la bannière de «Siege of Amida Records » mais cette fois-ci avec un certain Casper Shankovich au chant. Les marques du groupe sont d'ors et déjà posées, des lyrics à la fois malsains, blasphématoires et provocateurs et un instrumental tord boyaux, pourtant quelque chose cloche… Les performances du vocaliste laissent à désirer, ses hurlements ne dégagent pas le même souffle que ceux de Tim Russel dont sont habitués les fans. Un premier album certes prometteur mais quelque peu inégal et dévalorisé par Casper Shankovich.

Il faudra attendre encore 3 ans pour retrouver Tim Russel, penchons nous un peu sur son cas. Ce type est jeune, très jeune, il tourne autour des 19-20 ans, mais ça n’empêche pas qu’il en ait dans le coffre pour pousser des screams démoniaques. Une autre étoile filante du metal extrême ? C’est fort possible…

Janvier 2009, une décennie s’apprête à se conclure, une autre commence à naître. Rose Funeral change de camp pour quitter S.O.A afin de signer chez « Metal Blade Records ». Grâce à ce contrat, ils finissent donc par réaliser « The Resting Sonata », second album qui ne demande qu’à être écouté. Alors qu’est-ce que nous avons là ? C’est le moment de prendre son armure, son masque à gaz et de traverser les nuées putrides de la mort sous un ciel impie.

L’ambiance arrive déjà, il suffira de 56 secondes pour se retrouver dans une atmosphère horriblement malsaine et extrêmement pesante grâce à une introduction des plus frissonnantes qui m’ait été donné d’écouter. Une nuée de mouches accompagnée de cris d’horreur d’une population entière sur fond d’un électrocardiogramme qui accélère et finit par ce fameux « bip » prolongé signifiant que c’est la fin. Nous y voilà, nous sommes 6 pieds sous terre et Rose Funeral est là pour nous accueillir avec un « Sodomizer » déjà culte, bénéficiant d’une rythmique rapide et ravageuse qui contribue à l’ambiance tordue de l’album. Les breakdowns sont bien placés et en jettent bien, et en plus de cela pour notre plus grand plaisir Tim Russel est revenu afin de nous plonger encore plus profondément dans les abysses, les terres arides et putrides de l’enfer.

On enchaîne avec une autre merveille, « God Demise » hymne blasphématoire au possible mais oh combien jouissif avec cet air entêtant et cette hargne qui se ressent dès les premières notes, ça donne une sévère envie de faire balancer la tête de haut en bas, au total on a déjà 8 minutes et 34 secondes de violence monumentale, on en sentirait presque une odeur de chair putride dégagée par la jaquette de l’album, respectant bien les principes de la musique de Rose Funeral, plus c’est malsain, plus c’est dégeulasse, plus c’est blasphématoire et plus ça cogne, mieux c’est. Je suis tombé sous le charme après seulement 2 pistes, c’est dire…

Le quatrième morceau reste dans la continuité de son prédécesseur en reprenant le même esprit du breakdown de fin pour démarrer. Et ensuite ? Là encore je vais me retrouver ébahi devant un « Left to Rot », cinquième piste de l’album, qui s’annonce comme l’un des titres phare. Les textes sont encore plus provocateurs que ceux de « God Demise », d’ailleurs ce morceau va se conclure par un immense « God you’re a rotting bitch ! » (Dieu tu es une pute pourrissante !). L’instrumental, au fur et à mesure que les secondes passent, se révèle de plus en plus angoissant, de plus en plus pesant. Durant tout ce temps, il n’y a pas eu une seule seconde de répit, autant vous dire qu’on s’en prend méchamment dans la figure.

Il est donc temps d’avoir une pause, et là on est servi, le titre éponyme de l’album est absolument majestueux, pas de fioritures, c’est aérien et posé. Pendant environ une minute, nous sommes comme transportés au travers d’une sorte de long couloir où se trouve une lumière qui redonne de l’espoir aux âmes perdues. Là aussi j’ai énormément de mal à me lasser d’un tel plaisir, mais arrivé à 1 minutes 10, c’est la fin, tout s’écroule et nous revoilà plongés dans les entrailles de l’enfer. Oui parce que Rose Funeral n’en a pas encore fini avec nous…

Le reste s’inscrit comme les derniers coups, les dernières marches avant l’obscurité impure et l’oubli. Et « Dawning the Resurrection » est le morceau final le plus abouti que j’ai connu dans le domaine du deathcore, c’est un message qui détruit tout espoir de sortie, nous sommes désormais prisonniers des enfers, nous sommes des âmes en peine… Il ne retentit plus que le vol d’une nuée de mouche qui paraît encore plus dense qu’au commencement.

Avec « The Resting Sonata », Rose Funeral nous offre une expérience absolument traumatisante, les pistes se savourent une à une, ni trop courtes, ni trop longues, avec un soucis de l’équilibre qui fait que nous avons le temps de souffler et de remettre le paquet après une bonne bouffée d’air frais. Pourtant, je reproche un petit point noir, la qualité de production se révèle certes à la hauteur, mais le son se révèle parfois un peu trop étouffé. Mais comment ne pas tomber sous le charme d’un groupe au talent si flagrant ? Un nouveau grand nom du deathcore se dessine…

3 Commentaires

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Openmindead - 24 Août 2010: Cela fait un moment que j'essaye de trouver un groupe de deathcore,qui me plaise vraiment. Et avec cet album, j'ai tout de suite vraiment accroché à leurs son.
bonne chronique.:)
Spirit_Of_Deathiny - 12 Novembre 2010: Enorme cet album!
Neomaggot - 01 Mai 2014: j'ai eut autant de plaisir à écouter cet album qu'à lire cette chronique :) tout simplement magnifique !!!
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