The Prophecy

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
16/20
Nom du groupe Anthology
Nom de l'album The Prophecy
Type Album
Date de parution 16 Octobre 2014
Style MusicalPower Symphonique
Membres possèdant cet album12

Tracklist

1.
 The River of the Mystery
 01:41
2.
 The Prophecy
 04:43
3.
 Lost Dreams
 05:24
4.
 Rise Up!
 04:39
5.
 Scream into the Darkness
 07:42
6.
 Open Your Eyes
 05:35
7.
 No Sorrow
 05:19
8.
 Inside My Rage
 05:37
9.
 Fate in Your Hands
 05:48
10.
 The Secret of Midnight
 04:58

Bonus
11.
 No Sorrow (Orchestral Version)
 05:24

Durée totale : 56:50

Acheter cet album

 $106.18  €132,10  €133,92  £115.13  $ 493.45  €121,36  buy
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Anthology


Chronique @ ericb4

15 Septembre 2025

Un premier effort aussi rugissant qu'exalté, un tantinet démoniaque...

Encore un énième groupe de metal symphonique à chant féminin, sans doute voué comme tant de ses homologues à une disparition prématurée des tabloïds, me direz-vous, et vous auriez probablement raison... à quelques nuances près toutefois !

Impulsé par une sérieuse envie d'en découdre mais conscient des risques courus à se lancer tout de go dans la bataille, ce sextet slovaque se laissera précisément le temps nécessaire à la pleine maturité musicale et textuelle de ses pistes. Aussi, trois années sépareront leur discrète démo, « Exitus », de leur premier et présent album full length, « The Prophecy » ; produites par le pluri-instrumentiste Michal Jankuliak (ex-Eagleheart), conjointement mixées et mastérisées par Roland Grapow – guitariste (Masterplan, ex-Helloween) et producteur de son état (Lords Of Black, Citron, Kingcrown, Sebastien...) – les onze plages de cette seconde auto-production jouissent à la fois d'enregistrements de bonne facture, évacuant de fait toute sonorité résiduelle de l'espace sonore, et d'un mix parfaitement ajusté entre lignes de chant et instrumentation. Cela étant, les 57 minutes du ruban auditif de la galette permettront-elles au collectif slave, cinq ans suite à sa fondation, de venir grossir les rangs des sérieux espoirs de ce si couru registre metal ?

Mais avant d'aller plus loin, faisons connaissance avec nos hôtes ; à bord du navire, nous accueillent de concert : la chanteuse Lubica ''Lubka'' Gavlasova (guest chez Janesession), dont les chatoyantes inflexions s'apparenteraient à celles de Marjan Welman (Autumn, Vetrar Draugurinn), avec un soupçon d'Anette Olzon (Allen Olzon, The Dark Element, ex-Nightwish...) en voix de tête  ; Marian ''Majo'' Gonda à la lead guitare ; Miro Grman à la guitare rythmique ; Martin Solárik (membre live de Symphonity) aux claviers ; Marek Štech à la basse ; Peter Pleva à la batterie. Le groupe ainsi constitué nous immerge au cœur d'un environnement power mélodico-symphonique aux touches cinématiques et progressives. Aussi parcourt-on un rugissant et émouvant méfait, faisant montre d'un réel potentiel instrumental, au demeurant judicieusement exploité, et de mélodies accrocheuses mais nullement aguicheuses ; une torche rougeoyante dont les sources d'inspiration sont à chercher dans le patrimoine compositionnel de Frozen Crown, Ancient Bards, Battle Beast, Temperance et Nightwish. Il ne nous reste plus qu'à suivre nos six flibustiers dans leurs pérégrinations marines, en quête de quelque îlot d'enchantement...


Le collectif interpelle, tout d'abord, par sa faculté à accoucher de schèmes d'accords des plus engageantes, aptes à nous retenir plus que de raison. Ce que révèlent, en premier lieu, la plupart de ses pistes les plus enflammées. Ainsi, passée la brève, cinématique et ''nightwishienne'' entame instrumentale, « The River of the Mystery », son époumonant voisin de bobine à mi-chemin entre Temperance et Ancient Bards, « The Prophecy », n'aura de cesse de nous asséner de cinglants coups de boutoir tout en sauvegardant une ligne mélodique, certes, déjà courue mais des plus enivrantes, sur laquelle se calent les troublantes impulsions de la sirène ; ce faisant, le bouillonnant méfait poussera assurément à un headbang bien senti et quasi ininterrompu. Dans cette mouvance, on ne saurait davantage éluder ni l'impulsif « Lost Dreams », ni le chevaleresque « Inside My Rage », ni l'étourdissant « Fate in Your Hands », tant pour la soudaineté de leurs accélérations et leurs truculentes séries de notes que pour leur ponts technicistes à mi-morceau décochés, soulignés de démoniaques soli de guitare. Mais d'autres tours encore nous seront présentés par le magicien...

Quand il desserre un tantinet la bride, le combo trouve à nouveau les arguments susceptibles de nous faire plier l'échine. Ce à quoi nous sensibilisent « Rise Up! » et « Open Your Eyes », mid tempi bien cadencés et instillés de sémillants gimmicks guitaristiques ; dans le sillage de Frozen Crown, ces seyants efforts se dotent tous deux d'un engageant refrain souligné par les fluides ondulations de la déesse et d'un fringant solo de guitare. Et, dans un cas comme dans l'autre, la sauce prend sans tarder. Un poil plus offensif, le mid/up tempo syncopé « The Secret of Midnight » révèle, quant à lui, une basse éminemment vrombissante et de saisissantes montées en régime de son corps orchestral ; cela étant, en dépit de quelques linéarités mélodiques, ce manifeste dans la veine de Battle Beast génère une énergie aisément communicative.

Lorsqu'ils nous mènent en des espaces plus tamisés, nos compères se muent alors en de véritables bourreaux des cœurs en bataille, nous livrant par là même leurs mots bleus les plus sensibles. Ce qu'illustre « No Sorrow », ballade romantique jusqu'au bout des ongles que n'auraient sans doute reniée ni Ancient Bards ni Temperance. Introduite par des gammes pianistiques d'une infinie délicatesse et par un fin picking à la guitare acoustique, la tendre aubade ouvre peu à peu ses ailes pour nous transporter bien au-delà du plancher des vaches ; doté en prime d'un refrain immersif à souhait souligné par les ensorcelantes modulations de la maîtresse de cérémonie, l'instant privilégié comblera, à n'en pas douter, l'aficionado de moments intimistes. Une version orchestrale de ce doux message musical nous est également adressée en titre bonus, où guitares et percussions se voient relayées par d'ondoyantes et inaliénables nappes synthétiques ; une alternative tout en élégance pour clore le chapitre, pianissimo.

Mais ce serait à la lumière de son ample pièce en actes d'obédience metal symphonico-progressif que la troupe serait au faîte de son art. Ainsi, se plaisant à essaimer ses coups de théâtre percussifs tout en glissant le long d'une avenante rivière mélodique, le polyrythmique « Scream into the Darkness » ne relâchera pas sa proie d'un iota. Ce faisant, dans la veine coalisée de Nightwish, Battle Beast et Temperance, cette fresque à la fois épique et romanesque déverse ses quelque 7:42 d'un parcours parsemé non seulement de chemins de traverse et de complexes séquences instrumentales mais aussi de souriantes harmonies ; un vaste champ de turbulences où se meuvent à l'envi les angéliques oscillations de la princesse. Peut-être bien le masterpiece de la rondelle.


Arrivé au terme d'une traversée aussi palpitante qu'étourdissante, force est d'observer que l'on se surprend à remettre le couvert sitôt l'ultime mesure du skeud envolée. Sans pour autant nous faire oublier les vibes de leurs maîtres inspirateurs, nos six acolytes ont néanmoins apposé leur sceau artistique et technique sur la majeure partie de ce set de compositions. S'il a veillé à varier ses exercices de style comme ses phases rythmiques, le combo se fera fort toutefois d'étoffer la palette de l'offre en diversifiant ses ambiances ainsi que ses lignes de chant. Pouvant cependant compter sur une ingénierie du son plutôt soignée, une technicité instrumentale bien huilée et des mélodies finement esquissées, le collectif slave disposerait dores et déjà d'armes suffisamment aiguisées pour envisager de s'imposer parmi les sérieux espoirs d'un environnement power symphonique à chant féminin pourtant en proie à une féroce concurrence. Bref, un premier effort aussi rugissant qu'exalté, un tantinet démoniaque...


0 Commentaire

3 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Autres productions de Anthology