The Onslaught

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Nom du groupe Lazarus AD
Nom de l'album The Onslaught
Type Album
Date de parution 20 Avril 2007
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album87

Tracklist

Re-Issued in 2009 by Metal Blade Records
1. Last Breath
2. Thou Shall Not Fear
3. Damnation for the Weak
4. Every Word Unheard
5. The Onslaught Part 1 - Revolution
6. The Onslaught Part 2 - Rebirth
7. Lust
8. Forged in Blood
9. Absolute Power
10. Who I Really Am

Chronique @ Rammstein_fan

07 Avril 2010
Il y a très très longtemps, dans une contrée bien lointaine appelée la Californie, une légion de groupes nommée «Thrash Bay Area» émergea du fond des abysses du métal ! Celle-ci contenait tellement de formations, qu’elle a fini par disparaître d’elle-même. Seul les plus valeureux survécurent!

Cela fait donc plus de 20 ans que ce style s’est essoufflé et a rendu l’âme dû à une saturation complète de la scène thrash métal qu’on croyait pourtant immortelle à son apogée. Mais en rester là serait mal connaître l’esprit des thrasheurs car, après la fameuse montée du death métal dans les années ‘90 (portée notamment par le groupe Death), on assiste à un revirement de situation. À l’aube du nouveau siècle, tous les papys du thrash se sont passé le mot pour nous lâcher une ou deux tueries chacun en pleine gueule! Mais ce n’est pas tout. Une nouvelle vague de jeunes fringants, ayant grandi avec Megadeth, Testament, Exodus (et j’en passe) et avares de montrer leurs savoir-faire en matière de thrash, déferle de partout le monde.

Les plus puissants labels de musique extrême se disputent les nouveaux arrivants de cette vague maintenant appelée «New Wave Of Thrash Metal». Malgré tout l’engouement généré par le renouveau de cette scène que l’on croyait morte, il faut tout de même prendre garde car le phénomène pourrait disparaître aussi rapidement qu’il est (ré)apparu...

Le problème avec cette nouvelle vague, c’est qu’elle est très talentueuse mais si peu innovatrice comparativement à celle des 80’s. Il est donc difficile de trouver un porte-parole pour le mouvement. Certains citerons Warbringer ( trop conventionnel et trop aseptisé ) ou bien Municipal Waste ( trop loin de l’esprit thrash dû à son humour douteux mais néanmoins original ). Tout dépend des goûts bien évidement.

Pour ma part j’ai choisi un groupe qui sait faire transpirer l’esprit du mouvement à travers sa musique mais qui, à la fois, possède un son particulier qui les distinguent d’entre tous et j’ai nommé: Lazarus A.D.

Lorsque j’ai écouté cet album pour la première fois, plusieurs éléments de leur musique m’ont frappés. Pour commencer, la voix singulière et les paroles de Jeff Paulick qui nous éloignent beaucoup des vocaux parlés/criés à la Bonded By Blood (rien contre eux mais bon... ce qui est dit, est dit) ou encore des hymnes stéréotypés dédiés au thrash à la Gama Bomb.

Pour les guitares, on assiste à une cascade de riffs plus tueurs les uns que les autres. Le duo Gapen/Lackner sait comment faire bouillir les trippes d’un amateur de thrash et ils ne se gênent pas pour exploiter nos nerfs à grand coup de riffs ravageurs qui nous donnent envie de sauter immédiatement dans le mosh pit!

Les couplets ultra-rapides, mais tout de même fait dans la finesse, et les refrains à nous déboiter toutes les vertèbres du cou qui sont faciles d’écoute pour n’importe quel amateur de métal sans être commerciaux ou clichés, constituent les principaux ingrédients de cet album. Ajoutez-y une pincée de solos type shredding bien sentis et une cuillère à soupe de batterie très groove voir même technique (et oui, on parle toujours de thrash ici mes amis) et vous obtenez The Onslaught de Lazarus A.D.

Aimez ou n’aimez pas, The Onslaught nous donne, non pas une gifle, mais un puissant coup de bloc de béton en pleine tronche! La qualité des musiciens et l’originalité de la musique sont tout de même surprenantes pour un groupe de thrash que l’on croyait être seulement «un parmi tant d’autres». La sensation la plus étonnante (mais non pas la plus désagréable) après l’écoute de l’album, était celle d’une faim inachevée. La galette ne contenait pas assez de titres? Du tout, une chanson de trop, et c’était la saturation: on aurait décroché. Il faut bien doser les choses après tout. Mais ce que j’ai voulu dire par «faim inachevée», c’est que j’ai senti que le groupe avait encore quelque chose à prouver, qu’il n’a pas encore atteint le maximum de son potentiel. En espérant qu’ils ne tombent pas dans le piège du conservatisme des grosses compagnies de disques, comme Metal Blade, en nous brassant le même produit, album après album, histoire de garder leur «fan base» intacte (ce qui est, à mon avis, antiartistique).

Lazarus A.D. est donc, sur papier, un exemple typique de formation thrash, mais prêtez une oreille attentive et vous constaterez... les dégâts! Le seul défaut majeur de l’album est la redondance de certains titres. Pas qu’ils soient insignifiants mais ils demandent plus de temps à apprivoiser ( Forged In Blood, Rebirth) et Dieu sait que (Blasphème!) c’est monnaie courante chez les groupes de métal extrême, c’est-à-dire, de perdre l’attention de l’auditeur à cause du peu d’originalité que suscite l’album et qui devient lassant après quatre ou cinq titres. Par contre, d’autres compositions sortent du lot et seront des classiques instantanés du groupe ( Thou Shall Not Fear, Revolution, Last Breath).

Rammstein_fan

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StephDS - 25 Juillet 2011: J'ai acheté cet album grâce à ta chro... je ne le regrette pas! Merci.
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