The New Age of Chaos

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15/20
Nom du groupe Vile (USA)
Nom de l'album The New Age of Chaos
Type Album
Date de parution 27 Septembre 2005
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album71

Tracklist

1. Devour
2. Deafening Silence
3. The New Age of Chaos
4. Suicide Warfare
5. Sentenced to Live
6. The Burning Shrines
7. Ritual Decapitation
8. Worldhunt
9. Forlorn

Chronique @ Malantis

26 Novembre 2009
Vile nous avait laissé en 2002 avec le bon Depopulate. Cet album, bien que plus léché et puissant que Stench of the Deceased, se révélait encore trop conventionnel pour s’extraire de la masse des nombreuses bonnes formations de death US. Pour ce nouvel opus, le groupe affine son propos et son imagerie en conservant sa base brutal death. Excellente initiative pour ce combo ayant beaucoup de mal à se démarquer au sein d’une scène saturée.

Pas de nouveau Vile sans changement de line up. Sur cet album on notera le départ d’Aaron Strong laissant Colin Davis seul au poste de guitariste. Jack Gibson (ex : Exodus) remplace quant à lui Matt Faivre et Lars Von Lowen à la basse.

Le combo reste fidèle aux écuries Listenable et Unique Leader et ne quitte pas Pacheco pour enregistrer ce nouvel opus. Il délaisse toutefois le Trident Studio pour l’Imperial Mastering.

Le groupe s’éloignant de plus en plus du gore death depuis Depopulate, l’artwork fait cette fois preuve de métaphore en montrant une terre fendue en deux avec un cerveau à l’intérieur. Symbole des deux idéologies religieuses divisant le monde dans ce nouvel âge du chaos.

Sur cet opus Vile se montre donc sous une nouvelle facette, celui d’un groupe qu’on pourrait qualifier d’engagé dont les paroles toujours gores et malsaines ne le sont plus gratuitement mais dénoncent tour à tour la torture, les massacres ou le terrorisme (Suicide warfare). Déjà dans Depopulate le groupe délaissait peu à peu le thème des serials killers et des cadavres en putréfaction pour un thème de la guerre de plus en plus omniprésent. On pourrait presque parler ici d’un concept album tant le sujet d’actualité de la confrontation entre les religions musulmanes et chrétiennes est scrupuleusement respecté. On a même droit à court instrumental acoustique en dernière piste joué sur des gammes orientales (Forlorn).

Niveau musique, Colin Davis se montre toujours aussi à l’aise pour pondre de bons riffs. Celui de Deafening silence est un modèle de lourdeur et de puissance alors que celui du titre éponyme se montre entrainant et accrocheur. Le manque d’un second guitariste se fait néanmoins cruellement sentir et ce n’est pas Jack Gibson avec sa basse plutôt discrète qui compense cette baisse d’intensité. Les growls de Juan Urteaga sont toujours aussi lourds et les nombreux screams de ce dernier apportent un surplus de variété qui manquait aux précédents opus (Suicide warfare). Tyson Jupin fait quant à lui du très bon travail avec une batterie brutale et technique.

Sur cet opus, Colin Davis s’occupe aussi seul de la production et dote encore une fois le groupe d’un son clair et propre rendant parfaitement justice à chaque instrument, même si l’unique guitare sonne très synthétique (Devour) et manque du même coup de puissance. Autre soucis, le groupe commence à montrer une facette assez routinière dans ses albums. Comme Depopulate, ce New Age of Chaos ne fait qu’une petite trentaine de minute, comporte 9 morceaux et se termine par un (court) instrumental acoustique.

Au final, Vile rate encore le coche en cette année 2005 alors que cet album ambitieux aurait vraiment pu permettre au groupe de s’extraire (enfin) de la masse des nombreux bons groupes de death US. Plus recherché au niveau des thèmes et de la musicalité cet album perd parallèlement en puissance à cause du départ d’Aaron Strong. Encore une fois, il faudra attendre le prochain opus pour voir si ce combo qu’on peut maintenant qualifier de vieux routiers du death réussira enfin à pondre un album à la mesure de son line up.

3 Commentaires

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Fabien - 26 Novembre 2009: Sans vouloir paraphraser ton dernier paragraphe, je trouve également The New Age of Chaos en demi-teinte. L'album est en effet bien plus varié et ambitieux que ses prédécesseurs, mais perd toutefois en impact pur. Nous sommes donc d'accord sur la notation finale de l'oeuvre, qui reste néanmoins une réalisation très honorable. Enfin, merci pour la pertinence de ta vision et ta qualité rédactionnelle. Je prends beaucoup de plaisir à te lire. Continue STP ! FABIEN.
BEERGRINDER - 26 Novembre 2009: Je dois avouer que de mon côté j'aime bien les disques de Vile, ce n'est pas un groupe ayant pour ambition de révolutionner le Death Metal mais il se contente d'en jouer de belle façon.

A ce titre je ne pense pas qu'ils aient loupé le coche avec Depolulate, ils ont juste fait pour le mieux. N'est pas Nile ou Hate Eternal qui veut...

En tout cas je garde moi aussi une légère préférence pour un Depopulate plus inspiré, malgré comme tu le soulignes un Urteaga ayant varié son jeu sur The New Age of Chaos. La notation de ce dernier semble faire l'unanimité.

Bonne chronique, précise, juste et sincère. Ça faisait longtemps que je n'avais vu débarquer un nouveau chroniqueur de Death Metal aussi efficace...

Donc même conseil final que Fabien...
Malantis - 27 Novembre 2009: @ Fabien On est tout à fait d'accord sur cet album. Il compte de nombreux bon points supplémentaires par rapport à Depopulate mais la perte de puissance les contre balancent hélas. D'ailleurs comme on avait commencé à en parler sur la chro de stench, je ne comprendrais jamais ce choix de Colin Davis de continuer en unique guitariste. La présence d'Aaron Strong aurait vraiment pu faire de ce juste bon album, un excellent opus.

@ BG Pas la peine d'avouer, il n'y a aucune honte à écouter Vile :d. C'est un groupe que je prend vraiment plaisir à écouter malgré ses défauts moi aussi. Mais bon les lacunes sont là. Notamment la prod sur cet opus, je ne comprend pas comment Colin Davis pourtant producteur expérimenté à pu se crée un son de gratte aussi synthétique.Bien que très loin du niveau d'un Hate Eternal ou d'un Nile, je pense vraiment que Vile est en mesure de sortir un album aussi intense qu'un Monstrosity au meilleur de sa forme.J'attend personnellement de pied ferme le prochain opus même si je suis plutôt déçu du départ d'Urteaga qui atteignait sur ce new age un niveau vraiment excellent.

En tout cas merci beaucoup pour vos encouragement.

Faute de vous faire découvrir quoi que ce soit, si je vous donne moitié autant de plaisir avec mes chros que j'en prend en lisant les vôtres ce serait déjà super.

>Merci à vous
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Commentaire @ Stench

12 Mai 2009
Première remarque plutôt désagréable : c’est bien un album de Vile qu’on a entre les mains, la preuve, il ne dépasse pas les 30 minutes, ce qui devient donc une marque de fabrique de la formation US… M’enfin bon, passons. Apres la claque de « Depopulate », il fallait s’accrocher pour réussir à nous pondre un album de la même qualité. Le style est toujours le même, un death métal brutal dans la tradition ricaine, souvent violent, bourré des blasts, mais en même temps très sombre, avec des plans plus lourds et macabres qui sont dans l’esprit d’Immolation. C’est d’ailleurs la référence qui revient tout au long de l’écoute, les dissonances, les accélérations et les breaks semblent être calqués sur ce groupe. Les solos inventifs et fluides eux aussi sont vraiment dans cette veine. Jusque là que du bon donc, un album de death certes classique, mais très bien ficelé. Ce qui me chagrine par contre, c’est l’intrusion de petites ambiances plus black métal. En effet, certains effets de voix plus criards, ou des riffs vraiment proches du black font sensiblement baisser la tension (sur « Sentence to live » par exemple). En étant objectif, ce disque , même s’il est bien au delà de ce que beaucoup de groupes proposent, reste un poil en dessous des prédécesseurs. Si vous ne connaissez pas encore cette formation, aucun doute, vous allez accrocher tout de suite à ce death métal. Par contre, si « Depopulate » ou « Stench of the Deceased » sont vos disques de chevet, vous risquez de rester sur votre faim. C’est le problème quand on sort d’excellents albums : faut pouvoir assumer ensuite !
Stench

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