The Immortal Wars

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Nom du groupe Ex Deo
Nom de l'album The Immortal Wars
Type Album
Date de parution 24 Fevrier 2017
Style MusicalDeath Symphonique
Membres possèdant cet album44

Tracklist

1.
 The Rise of Hannibal
 04:50
2.
 Hispania (The Siege of Saguntum)
 05:51
3.
 Crossing of the Alps
 05:30
4.
 Suavetaurilia (Intermezzo)
 01:47
5.
 Cato Major: Carthago Delenda Est!
 04:50
6.
 Ad Victoriam (The Battle of Zama)
 05:36
7.
 The Spoils of War
 04:00
8.
 The Roman
 05:59

Durée totale : 38:23


Chronique @ Matai

26 Fevrier 2017

Un retour loin d'être triomphal...

Le break d'Ex Deo n'aura pas duré très longtemps. Un an après son annonce en 2014, les Canadiens se reformaient et reprenaient le processus de composition pour la sortie de leur troisième album. Ils auront en tout cas surpris pas mal de monde depuis 2008. Formé autour du line-up de Kataklysm, et surtout, de son frontman Maurizio Iacono, Ex Deo imposait déjà avec son premier full length « Romulus » et son concept sur la Rome antique. La réception en 2012 de « Caligvla » était très mitigée, entre splendides orchestrations à la Septic Flesh et Fleshgod Apocalypse, linéarité et rythmique minimaliste...autant dire que quatre ans et demi plus tard, le combo est attendu au tournant.

Le pire, c'est que l'arrivée du nouveau méfait « The Immortal Wars » commence mal. Le concept, basé sur la vengeance des Romains sur les Carthaginois et son général de talent Hannibal, semble ambitieux et original, mais ce serait oublier l'album « Carthago Delenda Est » des Italiens de death folk/sympho Ade sorti six mois plus tôt via le label Xtreem Music. Lorsqu'on s'y attache de plus près, les ressemblances sont plutôt frappantes : thématiques identiques, tracklist similaire, style musical proche. Il y a de quoi se poser quelques questions. Dans un autre domaine, la pochette avec ses tons de rouge et ses couleurs passées, ainsi que ses faux airs de peinture antique, rappellent fortement celle du « King » de Fleshgod Apocalypse sorti un an plus tôt. Sans parler du mixage lui aussi effectué par le talentueux Jens Bogren aux Fascination Street Studios...

Dans ces conditions, on ne peut pas dire que ce « The Immortal Wars » sorte sous les meilleurs hospices, d'autant plus que tous les déçus de « Caligvla » sont en droit de lui réclamer un digne successeur. Quoi de mieux, donc, que de commencer par « The Rise of Hannibal », pointant du doigt l'auteur des humiliations envers l'impériale Rome. Cela s'annonce particulièrement épique et rageur. Première déception : on se retrouve avec un mid tempo qui ne décolle pas, lancinant du début à la fin, avec une rythmique melo death basique et linéaire, un chant plus scandé que growlé et une ambiance fade à en crever. Les orchestrations sont chouettes mais manquent cruellement de force, et avec ce manque de dynamisme dans les guitares, rien ne ressort.

Parfois, on a l'effet inverse : un rythme plus rapide, des guitares plus costaudes, une batterie plus féroce, mais ça ne dure en général jamais très longtemps et les orchestrations, dans ces cas-là, font juste acte de présence comme sur « Hispania » ou « The Spoils of War ». Ex Deo n'arrive pas à tenir en haleine l'auditeur en conjuguant l'agressivité de ses parties metal et l'épique de ses parties symphoniques, comme s'il ne pouvait qu'offrir l'un ou l'autre, et non l'un et l'autre.

On retiendra pourtant la mélancolie et la lourdeur de « The Roman » et ses vocaux scandés, tel un général romain s'adressant à ses troupes victorieuses, ou le melo death simple et efficace de « Crossing of the Alps » où la sobriété des orchestrations fait pourtant bien le travail. Pour ce qui est du reste, les pistes sont linéaires et ennuyantes et le minimalisme des riffs est tellement affligeant. Même le titre « Carthago Delenda Est », qui aurait pu être le titre phare avec sa thématique guerrière, peine à convaincre : les tambours de guerre et choeurs du début ne nous accompagnent pas, les breaks sont trop intempestifs... Ade avait fait beaucoup mieux avec le titre du même nom : plus épique et plus technique, plus de variété dans le riffing et en plus il y avait des instruments ethniques...

Tout ça pour ça... Ex Deo peine à convaincre sur ce « The Immortal Wars » après tant d'années d'absence. Avec son potentiel, la qualité de ses orchestrations et sa thématique, il aurait pu devenir le pendant mélodique et romain de Fleshgod Apocalypse. Au lieu de ça, il s'embourbe encore et toujours dans une rythmique mollassonne, des ambiances peu léchées et des riffs fades et simplistes. N'espérez pas trouver beaucoup de profondeur et de détails, vous risqueriez d'être bien déçus...

9 Commentaires

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Orel - 28 Fevrier 2017: @Matai: je parle de pèche pour aller dans le sens de Growler et Furia qui trouve l'album "mou". Je trouve que cela manque d'énergie pour avoir un vrai impact mais ce côté mou je le généralise à la disco entière du groupe... donc à leur style. Je ne suis pas amateur au bout du compte :p
Furia - 01 Mars 2017: @Orel entièrement d'accord.
growler - 04 Mars 2017: @Orel: Pareil que Furia, entièrement d'accord, mais celui-ci surpasse largement les autres...en terme de mollesse :)
Jazz93 - 21 Avril 2017: Perso, je le trouve plutôt sympathique cet Opus. ^^
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