The Grey Eminence

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15/20
Nom du groupe Warfather
Nom de l'album The Grey Eminence
Type Album
Date de parution 16 Septembre 2016
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album15

Tracklist

1. Orders of the Horde 06:31
2. Headless Mean Can No Longer Speak 04:54
3. Judgement, the Hammer 03:38
4. For Glory or Infamy 05:45
5. The Dawning Inquisition 06:43
6. Heedless Servant 05:21
7. Carnage of the Pious 06:49
8. Grey Eminence 06:59
9. Fair and Final Warning 04:53
Total playing time 51:33

Chronique @ growler

19 Septembre 2016

Loin d’être mauvais, « The Grey Eminence » n’est cependant pas très marquant.

L’actualité de Steve Tucker se bouscule fortement en cette quatrième année post-apocalyptique. Non seulement le bougre rejoint à nouveau les rangs des mythiques Morbid Angel et Warfather, combo dont il est le leader incontestable et incontesté, mais il publie également son deuxième méfait, intitulé « The Grey Eminence », qui fait suite au plutôt moyen et très « morbid angelien » « Orchestrating the Apocalypse ». Il est à noter que, hormis Avgvstvs à la basse, tous les autres membres ont changé et la formation voit donc l’arrivée de Bryan Bever à la batterie et de Jake Kock à la seconde guitare. « The Grey Eminence » a été produit par l’un des maîtres du « brutal-death », à savoir Erik Rutan, au Mana Recording Studio et promet une mise en son en forme d’ogive nucléaire.

Tout comme son prédécesseur, l’opus démarre en trombe, sans aucune introduction et sans aucune sommation, avec « Orders Of The Horde ». L’essence de Warfather est toujours présente bien qu’un fort vent de modernité souffle sur « The Grey Eminence », la frange « old-school » du propos recule au profit de structures plus dans l’air du temps avec des compositions abouties et pensées dans les moindres détails. La brutalité qui émanait de « Orchestrating the Apocalypse » est toujours de mise, la violence étant élevée à son paroxysme sur le morceau sus-cité mais également sur « HeadlessMen Can No Longer Speak », « For Glory Or Infamy », « The Dawning Inquisition » ou encore le morceau-titre et « Judgement, The Hammer », le bien-nommé.

Warfather moleste également durement au travers de cadences plus lourdes ou pachydermiques, les breaks de « Headless Men Can No Longer Speak », de « For Glory Or Infamy », « Carnage Of Pious » ou « Heedless Servant » dans son intégralité, en sont les parfaits exemples. Ces ralentissements rythmiques mettent en exergue la furie des accélérations et augmentent de façon non négligeable la force impactante de l’ensemble.

La musique développée par Warfather est exigeante de technicité car l’enchevêtrement et la multitude des plans ne tolèrent aucune approximation. Les musiciens sont tous au diapason et délivrent une interprétation sans faille, avec une mention spéciale pour la grosse gouaille de Steve Tucker, dont le retour va assurément revigorer l’ange morbide et dont les éructations grasses et profondes ajoutent au côté malsain de la chose. La production d’Erik Rutan se révèle bien supérieure à « Orchestrating the Apocalypse » et il dote « The Grey Eminence » d’un véritable mur du son, à la fois épais et compact.

Les griefs que votre serviteur avait adressés à « Orchestrating the Apocalypse » perdurent. L’ombre de Morbid Angel plane constamment au-dessus des compositions de Warfather, notamment au niveau des structures et de l’agencement des morceaux, amenuisant considérablement la personnalité de la formation. Aussi, même si « The Grey Eminence » est doté d’une bonne dose de sauvagerie, force est de constater que la galette ne survit pas à l’épreuve du temps et à la multiplicité des écoutes, faisant poindre un fort sentiment de lassitude. Pour finir, il faut bien reconnaître que si Warfather se fait plus moderne dans son approche, « The Grey Eminence » n’apporte pas grand-chose au genre et ce surplus de modernité annihile le mysticisme qui émanait de son prédécesseur.

Loin d’être mauvais, « The Grey Eminence » n’est cependant pas très marquant. Certes, la brutalité et la violence musicale sont au rendez-vous et relancent le marché de la minerve, dû au headbanging intensif que procure ce disque. Mais le manque de moments forts et de personnalité font que cette nouvelle offrande sera aussi vite oubliée que la précédente.

4 Commentaires

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Goneo - 20 Septembre 2016: Je te rejoins complétement, je l'ai certes juste parcourus, mais rien n'a spécialement retenu mon attention. Pour Infos l'album est en écoute sur le bandcamp du label Greyhaze Records.
Fabien - 28 Janvier 2018:

Si le premier album de 2014 (Orchestrating the Apocalypse) avait déjà de bonnes idées, ce second The Grey Eminence lui est à mon humble avis bien supérieur, carrément génial pour tout dire, bénéficiant en outre d'une association explosive entre Steve Tucker et Erik Rutan. Un super disque de 2016 à l’époque où Morbid Angel était encore en pleine reconstruction. Chaque écoute est toujours plus saisissante que la précédente. Je commernce à en connaitre chaque recoin et j'adore ! 

++ FABIEN.

MCGRE - 29 Janvier 2018:

bon j'ai pris en compte tout les avis , au passage merçi Jérôme(growler) ainsi que fabien , votre avis ma poussé à l'achat héhé .

MCGRE - 29 Janvier 2018:

du coup j'ai pris les deux

 

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