The Goddess Temple

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Nom du groupe Arachnes
Nom de l'album The Goddess Temple
Type Album
Date de parution 1998
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album9

Tracklist

1. The Dreamer
2. Declaration of War
3. War
4. Flash of the Blade
5. Black Rain
6. Against My heart
7. Open Your Eyes
8. Shut the Door (the Four Elements)
9. Fire
10. Earth
11. Air
12. Water
13. First of All
14. The King
15. The Barber of Seville

Chronique @ dark_omens

23 Juin 2016

Du bons et du nettement moins bons...

Dans le travail d'Arachnes, il y a beaucoup de cette Italie, surtout, symbolisée par la réussite de Luca Turilli et de son Rhapsody. Tout comme son fameux homologue de Trieste, cet arachnide pratique, en effet, un Heavy Speed Power Metal aux claviers cruciaux et aux penchants mélodiques très prononcés. Néanmoins, quant à lui, il aura laissé de côté cet aspect le plus grandiloquent et cinématographique, celui là même que Fabio Lionne et ses petits camarades auront qualifié d'Hollywoodiens en définissant leur musique comme du "Hollywood Metal", et se sera davantage inspiré de choses à la fois plus classiques et à la fois plus Heavy Metal.

En outre, il est difficile d'aller plus loin dans une analogie, somme toute, assez périlleuse puisque, en premier lieu, les deux destinées seront conjointes et non pas successives et, qu'ensuite, s'il ne fait aucun doute, à l'écoute des disques de ce quatuor milanais, et notamment ce premier baptisé The Goddess Temple, qu'il aura eu vent des travaux de ses compatriotes cités plus haut, il n'est, en revanche, pas du tout sûr qu'ils aient été aussi déterminants dans ses propres choix. Et ce, d'autant plus que la musique d'Arachnes est habitée par d'autres fantômes également.

Arachnes serait-il, malgré tout, le chaînon manquant? Celui capable de réconcilier les adeptes de ces mondes irrémédiablement exaspérés soit par l'intransigeance des uns sourds à l'évolution, soit par l'inconcevable capacité de ces autres prêts à se donner corps et âmes à la musicalité? Rien ne sera moins sûr tant, au-delà des principales influences de ce groupe dont nous avons déjà parlé, sa multiplicité le rendra assez compliqué à situer avec une exacte exactitude.

Du coup, nous serons tantôt séduits par son âme plutôt "rugueuse" (The Dreamer dont les premiers riffs pourraient avoir été écrits par les Allemands de Vanden Plas (tout comme d'ailleurs son break très "Prog" de ce titre), la reprise du Flash of the Blade d'Iron Maiden en une version intéressante, Black Rain, Open your Eyes...), tantôt par celle plus mélodieuse (Against my Heart...).

Au chapitre des points noirs de cet opus, il nous faudra absolument évoquer ce Shut the Door aux refrains pathétiques et mièvres. Mais aussi ce bloc instrumental scindé en quatre parties distinctes, symbolisant les quatre éléments, dont certains, pour ne pas dire tous, seront vraiment difficiles à appréhender. Air, l'air donc (en voilà une parfaite maitrise de la langue de Shakespeare), est si aérienne et légère qu'elle passe telle une brise inoffensive. Ces synthés versatiles nous feront même parfois, succinctement, songer à Jean-Michel Jarre et à son Oxygène. Quant à Water, l'eau donc (encore une brillante démonstration de mon génie linguistique), son côté guitar-hero m'aura vraiment fatigué. Deux titres poussifs, bientôt suivis par un troisième, une ballade, First of All aux passages pourtant intéressants mais qui ne parviendront pas à nous extirper de cette torpeur étouffante. Même un The King, aux guitares pourtant acérées, aura du mal.

Ce sera chose faite avec le vif instrumental (décidément), et très Power Metal, presque Hollywood Metal pour le coup, The Barber Of Seville librement inspiré de l'œuvre de Mozart, Le nozze di Figaro, elle-même inspirée par celle de Beaumarchais, Le Barbier de Séville.

Un final qui, cependant, laissera autant de coups de griffes défigurant nos bonnes impressions initiales.

On ne saura donc, au final, que penser d'un opus aux visages aussi multiples. Parfois convaincant, parfois moins. Parfois Heavy Metal, parfois moins. Parfois Power Metal, parfois moins. Parfois inspiré, parfois moins. Et parfois ennuyeux, parfois moins.

Ce qu'en d'autres termes, nous pourrions résumer grossièrement en disant que ce disque est assez moyen.

...mais parfois moins...

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