Ce fut vraiment une grosse surprise de cette année 2016 sur la planète deathcore,
Infant Annihilator qui revient avec un nouvel album !!! Il faut dire qu'après la sortie de leur premier full-length "
The Palpable Leprosy of Pollution", le groupe a traversé une période assez difficile. Entre le chanteur Dan Watson qui s'en est allé pour fonder son propre groupe
Enterprise Earth, s'en est suivi une éphémère collaboration avec Phil Bozeman de
Whitechapel, Aaron Kitcher s'est concentré sur son autre groupe
Black Tongue, et après ?
Silence radio...
On aurait pu dire que le groupe était définitivement enterré, jusqu'à la sortie du single "Soil The
Stillborn" ainsi que l'introduction du nouveau chanteur Dickie Allen, ancien chanteur d'
Abiotic. Et me voici enfin avec ce nouvel album entre mes mains, voyons ce que ça donne.
Dès le premier titre, on sent que nos coreux britanniques ont envie de nous montrer qu'ils restent maîtres dans l'art de tout détruire avec une introduction qui consiste en des cris de bébé (ou de démon ? C'est assez flou) avant de tout défoncer sur leur passage avec une batterie survitaminée et un chant d'outre-tombe.
Quelques petites nouveautés toutefois comme des slaps de basse un peu partout sans en mettre trop, et surtout une très longue chanson de près de 18 minutes intitulée "Behold the
Kingdom of the Wretched
Undying".
Infant Annihilator s'essayerait-il au
Metal Progressif ?
Pas du tout, en fait les quatre parties du morceau sont à considérer comme indépendantes l'une de l'autre.
Avec ces riffs et ce côté brise-nuque, on pourrait dire que c'est là une réussite. Malheureusement, après avoir écouté tout l'album, on comprend qu'
Infant Annihilator n'a que partiellement rectifié le tir, car nos Britanniques refont quasiment les mêmes erreurs qu'à leurs débuts.
Tout d'abord, certains breakdowns comme ceux de "Soil the
Stillborn" sont bien réussis, mais d'autres comme sur "Neutered in Utero" sont vraiment cliché au possible. C'est là le seul défaut qui est le mieux corrigé, le reste l'est bien moins.
En effet, le chant de Dickie Allen qui est vraiment dans un registre deathcore et les hurlements stridents pourront en agacer plus d'un, le growl tentant désespérément de se faire une place. Viennent ensuite les paroles : l'ultra-violence est pourtant chose commune dans le deathcore, mais là, c'est tellement exagéré que ça en devient ridicule et caricatural.
Et surtout dernier gros défaut (?), la batterie qui parait un peu trafiquée. Bien qu'Aaron Kitcher ait déjà prouvé à travers plusieurs vidéos qu'il était tout à fait capable d'atteindre une telle vitesse, celle-ci est tellement rapide qu'il est légitime d'être un peu sceptique quant à l'authenticité de l'instrument.
Terminons toutefois avec une petite touche comique que le groupe n'a pas perdue, il suffit d'écouter l'interlude "Paedophilic
Ultimatum" qui est assez hors sujet, mais qui fait toutefois sourire. Et enfin, visionnez ce clip en fin de chronique et vous aurez un aperçu du grain de folie de ces Anglais.
14/20
Sache qu'Aaron a avoué et assume pleinement le fait qu'il a programmé toute la batterie de A à Z sur ordinateur, il a tout composé, mais son logiciel ( logiciel qui tue d'ailleurs ) a tout fait :)
Puis franchement, juste pour la performance monstrueuse de Dickie, je plussoie fortement ce disque :)
Tout à fait réalisable à la batterie :-D
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