The Deceivers

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16/20
Nom du groupe Daath (USA)
Nom de l'album The Deceivers
Type Album
Date de parution 03 Mai 2024
Style MusicalDeath Industriel
Membres possèdant cet album11

Tracklist

1.
 No Rest No End
 05:19
2.
 Hex Unending
 03:32
3.
 Ascension
 04:35
4.
 With Ill Desire
 03:26
5.
 The Silent Foray
 06:42
6.
 Unwelcome Return
 05:05
7.
 Purified by Vengeance
 04:27
8.
 Deserving of the Grave
 05:32
9.
 Into Forgotten Dirt
 05:03

Durée totale : 43:41

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Daath (USA)


Chronique @ JeanEdernDesecrator

27 Mai 2024

Plus on s'approche de la perfection et plus je suis tatillon

J'aime bien les premières impressions qui se confirment, et surtout quand c'est dans le bon sens. Ça me rappelle un gars qui aimait les plans qui se déroulent sans accroc, le cigare et les explosions en moins.

J'ai l'air de parler de nouveaux venus, mais bien qu'il se soit fait discret depuis son quatrième album éponyme, Dååth a plus de vingt ans d'existence, si on oublie le blanc de treize ans avant ce nouvel album. Le nouveau départ a été lancé autour du guitariste fondateur Eyal Levi et du chanteur de longue date du groupe, Sean Zatorski. Eyal et Sean ont choisi le batteur Kerim "Krimh" Lechner (Krimh, Septic Flesh, ex-Decapitated, ex-Behemoth,…), les guitaristes Rafael Trujillo et Jesse Zuretti et le bassite David Mavuglio, pour leur technicité, mais aussi pour leur capacité à apporter des idées dans la composition. Ainsi Jesse Zuretti, avec son expérience dans les BO Marvel, a amené aussi sa créativité pour créer des ambiances. Dès leur signature avec Metal Blade Records, ils ont commencé à créer du nouveau matériel, et quelques reprises pour faire patienter les fans ("The Philosopher" de Death, "Where the Slime Live" de Morbid Angel).

Elya Levi lui-même qui a chapeauté la production (avec l'aide d'Andrew Wade pour les voix), la technique a été confiée à des pointures, John Douglass pour l'enregistrement (Avatar, Mr Bungle, Devildriver, Nile, Death Angel,…), Jens Bogren pour le mixage, et Tony Lindgren pour le mastering. On trouve une pelletée de featurings, Jeff Loomis (Arch Enemy), Mark Holcomb (Periphery), Dean lamb (Archspire), ou encore le compositeur de musiques de jeux Mick Gordon (Doom Eternal). Pour le titre de l'opus "The Deceivers", ils ont repris la tradition de leurs anciens albums, "The Hinderers" et "The Concealers", pour donner un fil rouge thématique.

Quelques notes nostalgiques, presque bluesy... c'est comme cela qu'on amadoue l'auditeur chez Dååth, avant de l'embarquer dans un rollercoaster doublé d'un train fantôme. Des gros riffs heavy et catchy, des claviers de fête foraine, des mélodies limpides, de la double pédale à foison, quelques blasts soutenus, le tout surmonté d'un growl impressionnant, vous assaillent sans répit. Bref, on a pas le temps de se demander où on est tombé. Ce qui impressionne d'emblée, c'est la puissance et la clarté de la production : on entend absolument tout ce qui nous arrive dans la tronche. C'est une des raisons qui fait que malgré la variété hallucinante des influences exhibées, le sens du riff et l'habileté des compositions gardent la musique lisible.


Imaginez le death d'un Rivers Of Nihil couplé à celui de Carcass infecté par le prog de Haken, la double pedale d'un Fear Factory, et de glorieux relents de Pantera. Avec un tel melting pot de genres, Dååth se présente comme un best of à lui tout seul. Ils sont aussi capables de simplifier et de rendre leur technodeath extrêmement efficace : avec une structure basique complet/ refrain /break/solo, "With Ill Desire" fait un carton net et sans bavure. Dans chaque morceau, le combo utilise un coup de Jarnac pour désarçonner l'auditeur, comme cette rythmique décalée totalement improbable qui se greffe sur le riff d'intro de "Hex Unending", ou ce plan übergroovy qu'on croirait sorti des doigts du regretté Dimebag Darrell ("The Silent Foray".

Il y a tellement de choses qui se passent dans ces compositions à tiroirs sont qu'il est impossible d'en faire le compte exhaustif. Le nombre de bonnes idées est impressionnant, combien de fois me suis-je exclamé en silence "Oh le p.... de riff !". Avec une telle densité, l'opus flirte souvent avec le trop plein, mais avec l'assurance d'entendre tellement de bonnes choses au détour d'un riff (ah, le thème grandiose de "Purified by Vengeance"), difficile de se résoudre à arrêter l'écoute une fois qu'elle est commencée. En outre, la prestation vocale de Sean , si elle est très efficace dans sa façon rythmique de propulser son growl implacable, est un peu trop homogène à mon goût pour en faire un vrai point fort supplémentaire. Cela devient plus visible sur un morceau plus quelconque comme la dernière piste "Into Forgotten Dirt". Que voulez-vous, plus on s'approche de la perfection et plus je suis tatillon.


Avec "The Deceivers", Dååth ne déçoit pas (uh, uh), et opère un retour sur le haut du panier en matière de death technique. Si je devais jouer au petit jeu des comparaisons avec d'autres groupes, je dirais que Dååth arrive à rendre l'écoute bien plus ludique et jouissive que le "Moon Healer" de Job For A Cowboy que j'avais chroniqué il y a peu, mais ne parvient pas à se graver dans le marbre comme a pu le faire The Faceless avec le dantesque "Autotheism". Plein à ras bord de moments furieusement réjouissants, il ne lui a pas manqué pas grand chose pour être la claque qui met tout le monde d'accord.


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