L’Australie semble vraiment être la nouvelle terre promise du
Deathcore, entre le dernier
Aversions Crown qui nous a fait voyager dans une dimension de brutalité. Ou encore le nouveau
Thy Art Is Murder qui sortira très bientôt et qui s’annonce comme une bombe, et que dire des petits nouveaux prometteurs de
A Night In Texas ? Aujourd’hui, nous nous concentrerons sur une autre formation originaire de ces contrées chaudes et lointaines :
Gravemind.
Originaires de Melbourne, forts d’un premier E.P présentant un certain talent malgré quelques défauts, ces Australiens reviennent avec le nouvel méfait tant attendu, le dénommé : «
The Deathgate ». A la vue de la pochette, on peut voir que les musiciens restent dans ce concept science fiction qui leur est cher. En effet, rien que dans les titres, on peut voir des références aux univers de différents jeux-vidéo de S-F comme « Deadspace » ou même l’appellation
Gravemind qui est une référence à la célèbre franchise
Halo. Mais passons maintenant à l’écoute de l’E.P.
Et bien… Je dois dire que ce disque est vraiment très inégal tant on alterne entre les bonnes et les mauvaises idées. Musicalement parlant, nos musiciens connaissent leurs instruments respectifs par cœur tant on retrouve le côté destructeur du
Deathcore comme sur « Anaesthesia » : ce quart d’heure s’annonce vraiment brutal. La batterie se fait martiale, les riffs de guitares ont l’effet d’un boulet de canon en pleine poire, le chanteur hurle à plein poumons (quitte parfois à en faire un peu trop), bref leur technicité est irréprochable, mais le problème, c’est que nos australiens n’arrivent pas à organiser leurs idées correctement.
Je m’explique : le groupe alterne sans discontinus les breakdowns, les breaks, les coupures, les cassures et les accélérations. Pourtant sur le papier, l’idée n’est pas mauvaise, le problème, c’est que passer sans arrêt du coq à l’âne sur du format 3-4 minutes, c’est extrêmement épuisant, il y a de quoi perdre le fil très vite. Honnêtement, j’ai vraiment eu l’impression d’écouter le dernier
So This Is Suffering avec toutes ces cassures incessantes. Il suffit d’écouter le premier titre «
Eschaton » pour s’en rendre compte, entre accélérations, breakdowns peu convaincants, et des passages atmosphériques un peu hors sujet.
En conclusion, c’est vraiment dommage d’avoir eu un tel résultat parce que tous les éléments sont là pour réussir, mais il faudra une véritable organisation pour espérer convaincre davantage, puisqu’à force d’en faire trop, il y a de quoi perdre le fil. En effet, tout semble avoir été placé ici et là juste pour faire joli, que ce soit les saccades introductrices de «
Echo » qui font que le morceau est long à partir ou les cassures trop brutes qu’on retrouve en général. Il n’y a plus qu’à espérer que le groupe tire les leçons de leurs échecs.
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