The Death of Me

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18/20
Nom du groupe Polaris (AUS)
Nom de l'album The Death of Me
Type Album
Date de parution 21 Fevrier 2020
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album14

Tracklist

1.
 Pray for Rain
 04:45
2.
 Hypermania
 02:42
3.
 Masochist
 04:08
4.
 Landmine
 03:49
5.
 Vagabond
 04:17
6.
 Creatures of Habit
 04:20
7.
 Above My Head
 04:42
8.
 Martyr (Waves)
 03:50
9.
 All of This Is Fleeting
 03:57
10.
 The Descent
 05:18

Durée totale : 41:48


Chronique @ Groaw

04 Mars 2020

« The Death Of Me » redonne quelques dorures au metalcore

Extrêmement actif depuis cette année avec de nombreuses sorties telles que Loathe ou Savage Hands mais aussi de futures parutions avec Kingsmen entre autres, le label SharpTone Records est un des marques de fabrique les plus actives en termes de scène « core » du moment. Même si la maison de disques ne possède pas encore de véritables pointures dans ce domaine, malgré quelques artistes en devenir (Atilla, We Came As Romans), elle n’en reste pas moins une future dénicheuse de talents. Si certains artistes ont déjà fait leur preuve et ont gagné en notoriété, les autres ont encore à développer leur art et à afficher clairement leur motivation.

Parmi ces nombreux artistes se trouvent ceux de Polaris. Ce nom vous dit peut-être déjà quelque chose et c’est amplement justifié car nos Australiens avaient fait une très jolie entrée en matière avec leur premier album « The Mortal Coil » qui, sans forcément être dans une fantaisie improbable, ne coupait pas les ponts avec ses racines. Ambiance lourde, chant agressif et rythmes entrainants composaient la recette miracle du groupe. Le principal défi que le sextuor va devoir réalisé est de confirmer voire peaufiner son procédé. Rien de tel donc qu’un second opus du nom de « The Death Of Me » pour vérifier le bon apprentissage des acquis.

Autant dire que les débuts sont très convaincants puisque « Pray For Rain » amorce cette galette d’une atmosphère plus froide, triste et calme. Cet esprit de désespoir est d’ailleurs accentué à l’arrivée de ce chant qui semble si lointain mais qui pourtant nous touche en plein cœur, comme un message appelant à l’aide. Nos musiciens ne s’attarderont pas dans cette touche mélancolique à l’arrivée des cordes et des percussions et nous enverra ce qu’il sait faire de mieux : créer un rythme entrainant, tout en gardant une énergie synergique entre l’instrumental et la prestation vocale, en témoigne le breakdown et son riffing mordant.

Dans cet exercice belliqueux et engageant, Polaris montre clairement qu’il a toutes les cartes en jeu pour nous prendre dans son univers. Cette démarche nous est d’ailleurs assez familière car elle nous rappellera celle que l’on trouve chez d’autres formations telles qu’Architects ou encore Loathe. Et tout comme ces artistes, notre sextuor sera également capable d’afficher une musique plus sensible, charmante et délicate comme pour le morceau Masochist qui, sans quitter son côté combatif, offre une délicieuse mélodicité grâce à une structure claire/obscure et à un chant clair touchant.

Même si nos Australiens usent beaucoup de ce chant clair dans plusieurs titres tels que Vagabond ou encore Above My Head, ce dernier n’est pas poussé à l’extrême comme dans diverses autres formations de metalcore et cet aspect plus enchanteur et doux est la plupart du temps nuancé par ce chant hurlé plus crépitant et mordant. Seul ombre au tableau : le titre Martyr que l’on oubliera assez vite de par cet instrumental assez commun et peu aguicheur ainsi que de ce chant trop prévisible et tombant bien souvent dans la facilité.

Un relâchement qui n’aura pas grandes conséquences au vu des morceaux plus aguicheurs et toniques, notamment le titre Landmine qui n’aura aucune peine à s’afficher comme la mélodie la plus colérique de cette galette avec un riffing à la fois plus hâtif et plus tranchant, un breakdown provocateur, un travail vocal remarquable qui allie parfaitement maîtrise, fulmination et émotivité et un blast beat final étourdissant. On ressent même un air de révolte lors de la présence des chœurs, un appel à combattre et une volonté de détruire.

Plus sombre et plus lourd que son prédécesseur, « The Death Of Me » redonne quelques dorures au metalcore. Certes, nous sommes loin de l’album le plus personnel et le plus original qui soit mais Polaris procure avec ce second opus cette impétuosité et cette intensité qui manque de plus en plus aux formations de metalcore actuel. Une confirmation donc pour nos Australiens qui n’auront aucune difficulté à trouver leurs adorateurs et à donner du plaisir aux amateurs du genre.

6 Commentaires

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supertiptip - 05 Mars 2020:

Quand je lis tes chroniques (bien écrite et présentant bien les albums, un plaisir à lire) J'ai l'impression que tu as vision étrange vis à vis du succès des groupes de Metalcore/Deathcore/Hardcore. Par exemple quand tu cite les futures groupes phare en devenir de Sharpton Records c'est pas du tout ceux que tu as cité qui me serait venu en tête. Je pense que des groupes comme Crystal Lake, While She Sleeps, ou Alpha Wolf sont beaucoup plus souvent cité sur des forum américain et reddit que Loathe. Polaris lui est en train de monter mais je doute que cet album suffise malgré ses qualité.

Globalement si tu veux des groupes de Metalcore qui fonctionne très bien en ce moment: August Burns Red, Architects, As I Lay Dying, Parkway Drive, Knocked Loose, Erra, Northlane, Fit For A King, Current, While She Sleeps, I Prevail, Ice Nine Kills... Après tu as les gros comme Trivium évidemment.

 

Goneo - 05 Mars 2020:

Ils se sont bien amélioré je trouve, après cela ne sort pas trop de la masse même si cela reste très bien fait.

Les riffs restent très classiques (quelques un sortent du lot tout de même), on reste sur des structures de chansons complétement banales (couplet refrain, couplet refrain pont refrain).

Je trouve que leur point fort ce sont les mélodies, le chant est très bon, les compos Masochist, Creatures of habit et All of this feeling dégage vraiment quelque chose. Merci pour la chro

Groaw - 05 Mars 2020:

Merci pour vos retours et votre lecture !

@supertiptip : Crystal Lake, While She Sleeps, Alpha Wolf, ces trois groupes ont déjà une certaine notoriété dans la scène metalcore. Lorsque je parlais des groupes en devenir, je pensais à ceux qui n'ont pas encore cette réputation, ayant pourtant les atouts pour et ayant par conséquent du mal à se faire une place. Après, Attila et We Came As Romans n'étaient pas forcément les meilleurs exemples car les deux groupes commencent à prendre un peu d'ampleur, je t'accorde ce point.

@Goneo : entièrement d'accord, ça ne sort pas tant de la masse mais ça reste très bien fait et au vu de certaines monstruosités que l'on peut voir dans le metalcore (qui a dit le dernier FFDP ?), The Death Of Me reste une galette de bonne facture. Après, les réduire sur des structures banales, oui mais il ne faut pas oublier qu'il y a aussi un peu de technique avec les solos entre autres et ce chant très bien maîtrisé. Et je ne sais pas, je trouve qu'il y a un certain charme avec la scène australienne, quelque chose d'autre qui se dégage. J'aurais du mal à l'expliquer par contre.

En tout cas, je tenais à vous remercier vous deux une nouvelle fois pour prendre le temps de me lire, ça me fait toujours autant plaisir ^^

supertiptip - 06 Mars 2020:

@Graow Attila c'est quand même largement un groupe confirmé ils ont explosé notamment aux USA avec leur 3 et 4 ème albums il y a 7 ans au moins. C'est surtout que le publique d'Attila est à la fois très large (Metal/Rap) et très ciblé ou pour vraiment aprécié Attila il faut comprendre leur démarche, les changement de direction notamment dans les thèmes, leur délire second degré... C'est pour ça qu'a titre personnel je trouve qu'il y a pas encore de bonne chronique sur ce groupe en France. Les gens se focalise beaucoup trop sur la simplicité des structures et le discours festif et beauf, par contre assez peu parle des prouesse de chant du chanteur (variété de flow, intonation ultra varié...) Les riffs ultra accrocheur sans tomber dans des rythmique trap et balourdes, Le groove incroyable par exemple sur le dernier avec New Addiction et Toxic. Pour moi c'est un excellent groupe qui offre beaucoup plus que se que les chroniques peuvent en dire et que la direction artistique peut le laisser suggerer. Désolé pour le hors sujet XD.

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