The Dark War Has Begun

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Nom du groupe Bestial Summoning
Nom de l'album The Dark War Has Begun
Type Album
Date de parution 21 Avril 1992
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album18

Tracklist

Re-Issue in 2011 by Supremacy Through Intolerance.
1. Victory Is Ours 03:03
2. Unholy Prison 03:32
3. Evil Will Prevail 02:06
4. Exorcism Fails 02:20
5. Give Me Your Orders 02:56
6. Enjoy Your Death for Satan 03:04
7. Summoning the Brothers 04:19
8. Countess of Evil 03:13
9. The Dark War Has Begun 03:11
10. I Am Home 02:55
11. Dwelling of the Unholy Ghost 02:17
12. Birth of the Antichrist 04:04
Total playing time 37:00

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Bestial Summoning


Chronique @ Ihopeyoudie

01 Mai 2008
Historiquement, Bestial Summoning est à jamais le premier groupe de black metal des Pays-Bas. Et n’ayons pas peur de le dire, le groupe batave fut pour le moins très peu aimé à son époque. En nous replaçant dans le contexte de l’époque, la faute à qui ? A ces très renommées têtes pensantes que faisaient nos amis les Norvégiens au début des années 90. Soit des gamins un peu décérébrés en mal de sensations fortes, qui s’amusaient à terroriser leur pays en faisant feu de tout bois, avec une préférence nette marquée, avec celui venant d’églises millénaires, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Et forcément, nos grands gamins, principalement par l’intermédiaire de Oystein Aarseth et Christian Vikernes, n’eurent que comme meilleure idée de traiter le groupe de tous les noms possibles et inimaginables. Le plus connu étant bien évidemment l’appelation ‘False black metal’, puisque ces messieurs les scandinaves faisaient du true. Ou le fameux ‘poser’ de rigueur…

Reste néanmoins que l’album, sorti en 1992 uniquement en format vynil après une seule démo, est un hommage non caché à notre Per ‘Dead’ Ohlin, le tout étant marqué à l’arrière de la pochette. De plus, l’album avait failli être distribué par le label Deathlike Silence Production, de qui tu sais. Tout ce qu’il y a de plus logique, dans cette triste ironie du sort, n’est-il pas ?

Le son de l’album est assez particulier : clair et puissant, il permet d’entendre presque tous les instruments, la basse, bien qu’un peu audible, est quant à elle quelque peu noyée dans un écho, présent aussi bien pour la guitare, le chant et la caisse, monumental pour ces deux-là. Un peu à l’inverse d’un son ultra-saturé d’un Darkthrone par exemple.

La musique elle n’est pas très éloignée de ce que faisait les Norvégiens. Plus adepte des albums de la fin de la première vague, dont le groupe repris l’élément majeur qui la caractérise, à savoir cette base thrash latente et omniprésente, plus particulièrment chez Hellhammer, et reprenant pas mal de choses sur les premières démos de Burzum ou du Deathcrush de Mayhem, le groupe proposa par rapport à eux un disque plutôt carré, fini et sacrément moins brouillon.

Bestial Summoning envoie des musiques plutôt courtes, sans fioritures. Aucun solo de gratte n’est ici recensé, la batterie, elle, est souvent calée sur un tempo des plus speeds pour offrir de temps à autre un mid-tempo, avant de repartir dans sa folie furieuse. La voix elle se fait assez hystérique, ressemblant grosso modo à un cri de nazgûl. Les riffs, plutôt simples, se contentent du minimum niveau technicité et restent résolument thrashy, n’hésitant pourtant pas, comme sur ‘Give me your orders’, ou même le début de la suivante, ‘Enjoy your death for Satan’, de posséder une lourdeur, un côté pachydermique, ce qui peut évoquer des titres du old-Samael. Ou même d’offrir quelques petits trémolos qui trouvent toujours le moyen de tirer une toute petite larme de bonheur à votre serviteur.

Pas le meilleur bande de l’époque, ni le meilleur album non plus, loin de là, mais un groupe sympathique en somme, car il offrait une alternative possible à la scène norvégienne qui était en train d'exploser.

Le groupe mourut en silence l’année de la sortie de son unique album, et après avoir donné seulement deux concerts, le premier ayant duré 10 minutes avant de finir en baston générale, et un deuxième en première partie de Samael

3 Commentaires

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BEERGRINDER - 02 Mai 2008: Jamais entendu parler de ce groupe
Mais bon, un suel album + deux concerts et basta ceci explique peut-être cela.
Ihopeyoudie - 02 Mai 2008: Moi j'aurais plutôt dit un concert un quart.
Le groupe qui n'a pas vraiment eu de chances, et qui aurait peut être plus mériter qu'un Burzum. Enfin, simple avis.
Icare - 29 Janvier 2011: En même temps, niveau notoriété, ils se sont bien (ou mal, c'est selon...) rattrapés par la suite,
les membres fondateurs de Bestial Summoning n'étant autres que le chanteur et le paroliste de l'actuel Legion of the Damned... :-)
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Commentaire @ wodulf

18 Décembre 2012

La guerre est déclarée !

La démo de Bestial Summoning avait reçu d’excellents retours dans les milieux black metal, notamment en Suède et Norvège (des bons contacts s’étaient d’ailleurs engagés avec Euronymous). C’est ainsi que le label suédois No Fashion Records propose au groupe un deal pour un album.
Bestial Summoning entre en studio le 20 avril 1992 sans avoir rien préparé. En fait, ils n’avaient qu’une série de textes écrits par le prêtre satanique Melek Taus (que l’on retrouvera plus tard dans Heretic). Tout a été improvisé en studio. La guitare, la basse et la batterie ont été mises en boîte ensemble en une prise, seul le chant a été enregistré à part. En comptant le mixage qui a été un peu plus long, le groupe n’est même pas resté 3 heures en studios.
Le résultat c’est un disque qui semble avoir été engendré par des démons de l’Enfer. En gros, c’est du Hellhammer speedé avec des hurlements de possédé. On dirait vraiment un démon qui se sert du corps du chanteur pour hurler sa haine.
Notez que le titre « I Am Home » est dédié à Dead de Mayhem qui montre les bons rapports qu’il y avait entre les deux groupes ; Bestial Summoning revendiquait même une influence de Mayhem, pas musicalement, mais au niveau idéologique.
C’est donc sans raison apparente qu’Euronymous – mais aussi beaucoup Grishnackh- ont déversé toute leur haine sur Bestial Summoning, mais aussi Impaled Nazarene, Beherit et Profanatica les traitant de posers et de fake et les affublant de l’étiquette « false black metal ». C’est d’ailleurs à cette époque-là, qu’ils avaient interdit à tout groupe non norvégien de jouer du black metal … La guerre était donc déclarée !

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