The Avarice of Man

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16/20
Nom du groupe The Red Shore
Nom de l'album The Avarice of Man
Type Album
Date de parution 03 Septembre 2010
Produit par Roman Koester
Enregistré à Complex Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album31

Tracklist

1.
 Creation
 
2.
 The Seed of Annihilation
 04:12
3.
 All Too Human
 04:11
4.
 The Approaching Tempest
 05:16
5.
 The Avarice of Man
 05:54
6.
 Of First and Last Thing
 04:55
7.
 Armies of Damnation
 04:42
8.
 Inflict De-Creation
 04:54
9.
 The Union....
 01:13
10.
 ... And Its Own
 05:48
11.
 Awakening
 05:29
12.
 Reduced to Ruin
 04:28
13.
 The Relapse of Humanity
 05:03

Durée totale : 56:05


Chronique @ The_Black_Doll

21 Septembre 2010
L’Australie, un pays où il fait chaud, où il fait bon vivre, c’est de ce pays que avons aujourd’hui droit à de très grands groupes, exemple parfait avec nos bon vieux AC/DC. Mais on leur doit aussi d’autres groupes aux australiens, Parkway Drive, I Killed The Prom Queen, Airbourne... Et surtout The Red Shore, groupe de death metal technique qui allie parfois des éléments metalcore et deathcore avec une habilité déconcertante.

C’était en 2004, l’Australie donnait naissance donc à The Red Shore, avec pour composition Richard Johnson, Jamie Hope, Jason Leombruni et Damien Morris, respectivement batteur, bassiste/vocaliste, guitariste et vocaliste. Les deux premières créations, «The Beloved Prosecutors» et «Salvaging Whats Left» posait déjà les marques d’un groupe qui s’annonce costaud. D’ailleur, en 2006, un second guitariste rejoins la formation, un certain Roman Koester. Malheureusement en 2007, le malheur s’abat sur le groupe lors d’un accident qui coûta la vie à Damien Morris. C’est alors Jamie Hope qui se chargera des parties vocales et sont poste de bassiste alors vacant sera pris par Jon Green, au passage un nouveau batteur fait son apparition, un certain Jake Green (Jon Green//Jake Green, des frangins? Je sais pas...) qui prendra alors la place de Richard Johnson.

C’est en 2008 que The Red Shore produit son tout premier album «Unconsecrated», qui se révèle alors brillant pour un jeune groupe qui a pourtant enduré la perte de son vocaliste et leader, Damien Morris. Viens par la suite, en 2009, «Lost Verses» qui est en réalité une compilation de morceaux issus de «The Beloved Prosecutors» et de «Salvaging Whats Left» re-enregistrés. Ce sera le dernier album avec Jamie Hope et Jake Green, qui quitterons alors le groupe laissant alors Jason Leombruni seul et unique membre original du groupe.

Le line-up accueille alors un nouveau batteur, Tim Shearman, et un nouveau vocaliste, Chase Butler. Et c’est partit pour l’année 2010! The Red Shore retourne alors en studio pour enregistrer son deuxième album «The Avarice of Man».
Alors qu’en est-il de ce nouvel opus? Est-ce que Chase Butler se révèle à la hauteur de ses prédécesseurs? C’est le moment de le savoir.

Tout commence par une introduction, chose qui était absente sur «Unconsecrated», on a droit à 57 secondes d’un mise en bouche très calme mais qui commence à faire monter la pression, mes intestins en sont tout retournés, nous arrivons à «The Seed Of Annihilation», morceau qui était déjà en écoute bien avant les autres. Alors une seule chose m’arrive en tête, non The Red Shore n’a pas perdu sa hargne et sa technicité, car «The Seed Of Annihilation» est quand même franchement bien foutu, dans le style de nos australiens. Pour ce qui est de Chase? Il grunt et growl beaucoup pour le moment, mais quand même, il en a dans le caisson, il nous offre une prestation puissante et qui ne passe pas inaperçue, mais elle laisse présager une approche plus death à ce niveau là, car je trouve que ça manque un peu d’aigu.

On sens que le groupe a gagné encore plus en technicité et ça en jette énormément, ce qui laisse un très bon présage pour le reste de l'album. On s’en prend très sévèrement dans la tronche, et moi j’en redemande! «The Approaching Tempest» est tout de même mon coup de coeur, possédant une intro qui prend aux tripes, avec des guitares accompagnés par une batterie qui cogne dur sur fond d’une mer déchainée. Le morceau suivant reste elle aussi très agréable à l’écoute.

«Of First And Last Things» est une des pistes qui m’a le plus marqué, avec un départ rentre-dedans par un solo de guitare rapide et bien foutu. Et là, quelle fut ma surprise d’entendre pour la première fois Chase pousser des hurlement aigus, car oui, les morceaux sont bons mais ça manquait de cris, histoire d’ajouter encore plus de hargne et casser la prestation un peu trop monocorde. Mais ce sera probablement la seule fois qu’il nous servira ce genre de chose, petite déception de ce côté là.

Toute cette violence commence à achever les oreilles, les nuques commencent elles aussi à se gripper, il faudrait une petite pause, alors après deux morceaux tous aussi puissants, on a droit à «The Union» court interlude d’une petite minute qui permet de reprendre son souffle tout en restant dans une ambiance apocalyptique, on y entend encore les guitares, accompagnées d’une sirène de bombardement et de bruits assez étranges que j’ai eu du mal à savoir d’où ça pourrait provenir. Le combo nous renvoie alors la sauce ensuite avec les morceaux suivant, tout en gardant cette marque de fabrique caractéristique au groupe, je ne peux qu'en être ébahit. Car oui, il faut l’avouer, The Red Shore sais bien équilibrer ses titres sans technicité à outrance. On a même droit à un savoureux petit solo de basse, court mais très efficace, qui marque une petite pause elle aussi avant de reprendre les hostilités.

Le reste des pistes est honorifique par rapport à ce que savent faire ces australiens, en particulier «The Relapse Of Humanity», dernier morceau où tout les zicos se déchaînent et envoient leur dernier riff assassins et un final où on entend un son semblable à un train en approche pour nous exploser la tête.

En conclusion, un album savoureux, qui bénéficie d’une production à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre. Les titres sont longs, parfois peut-être un peu trop, mais cela ne leur empêche pas d’être tout de même vraiment chouettes. Autre point faible, les parties vocales, trop monocorde et pas assez variées. Un nouvel opus apocalyptique qui ne demande qu’à être acheté à sa sortie, c’est pêchu, c’est technique sans être bourratif... Bref du Red Shore!

4 Commentaires

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PoCBnui - 21 Septembre 2010: Moi qui ne connaissais pas, ça m'a mis l'eau à la bouche :D
Selfdestruction - 22 Septembre 2010: Ben et alors?
En Suisse il fait chaud en été, froid en hiver et on a le taux de suicide le plus élevé au monde chez les jeunes.
Mais tout ceci n'a aucun rapport :D

Bonne chronique, j'irai jeter un oeil sur un groupe que je ne connais pas
Herodias - 17 Avril 2011: Bonne chronique d'un excellent groupe :)
J'ai un peu de mal avec la voix de Chase Butler... Damien Morris était un excellent chanteur quand on écoute Flesh Couture et Knives and Wolves. Je te conseille de regarder le dvd live, qui est vraiment bon.
Bon je retourne m'écouter Unconsecrated pour la peine ! ;)
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