Il aura fallu quatre longues années pour que le groupe
Redemption refasse surface, avec une nouvelle production studio, enfin 2 ans si l'on excepte un album live paru en 2014. Effectivement, le groupe aura mis plus de temps que prévu pour accoucher de ce tant attendu "
The Art of Loss". Pourquoi me direz-vous? Ce retard est dû à la convalescence du guitariste Bernie Versailles (ex-
Agent Steel,
Fates Warning) qui, le 5 octobre 2014, fut victime d'une rupture d'anévrisme et s'en remet doucement depuis.
Suite à cet accident, le groupe décide de faire appel non pas à un, mais à 4 guitaristes, qui auront la lourde tâche de remplacer Bernie au pied levé en se partageant tous les solos des 9 pistes de l'album. Tout d'abord, avec trois ex-
Megadeth, dont
Marty Friedman,
Chris Poland et Chris Broderick, plus Simone Mularoni du groupe de
Metal Prog italien
DGM, venu greffer un de ses meilleurs solos sur l'éblouissant "Thirty Siver". Sans oublier des duels de guitares/claviers incendiaires. "The Center of the
Fire" en est l'un des meilleurs exemples.
Quant aux autres musiciens qui jouent sur l'album, ça sera exactement la même formation qu'il y a 4 ans. C'est-à-dire: Ray Alder (
Fates Warning) au chant, Nick Van Dyk aux guitares et claviers, Chris Quirarte à la batterie, Sean Andrews à la basse et Greg Hosharian aux claviers.
La production sera mise entre les mains du sorcier des consoles, Tommy Hansen, au palmarès allant du "Keepers of the
Seven Keys Part I" du groupe allemand
Helloween, en passant par
Pretty Maids,
Circus Maximus,
Manticora et beaucoup d'autres! La mise en son aux petits oignons, massive, claire et moderne, magnifiera tous les instruments et le chant de Ray Alder sur la totalité des 9 pistes de l'opus. Celui-ci sera même rejoint sur la reprise des Who, "Love Reign o'er Me" par John
Bush, le vocaliste du groupe Heavy
Metal Armored Saint.
Si on devait comparer
The Art of Loss à l'un des albums de la discographie du groupe, ce serait sans nul doute Snowfall on
Judgement Day, pour ses mélodies et longues fresques musicales dont "Black and White World" et "Love Kills Us All /
Life in One Day". Ecoutez donc "At Day's
End", longue pièce d'orfèvre d'une durée de 22,33 minutes qui clôt admirablement l'album!
Bien entendu, nous retrouverons des titres plus enlevés et agressifs dans la lignée de ceux de son prédécesseur "
This Mortal Coil" comme l'atteste "
Damaged" et son solo technique signé
Marty Friedman, ou alors, "Love Reign o'er Me", la reprise de The Who où le chant de Ray Alder est plus agressif. Par ailleurs, John
Bush d'
Armored Saint, grâce à son chant Heavy, apportera plus de puissance au morceau.
Nous constaterons que le groupe n'a rien perdu de sa fibre mélodique et son aptitude à écrire de longs morceaux progressifs à tiroirs et break bien sentis, comme par exemple "
Hope Dies Last" et son final explosif, "The Center of the
Fire" et bien sûr "At Day's
End" déjà évoqué plus haut. Ou dans les mid tempo, "Thyirty
Silver" et "
Damaged" (encore), pour son superbe final! Sans oublier le mélancolique et superbe "Slouchin Toward Betlehem" où, là encore, le chant de Ray fait des merveilles.
N'omettons pas de mentionner le superbe "
That Golden light" qui débute par une courte introduction futuriste accompagnée d'une ligne de basse claquante, pour enchaîner aussitôt sur un air et refrain côtoyant de magnifiques solos et chorus de guitares à la tierce, et tout cela sur seulement 4:54 minutes de musique de haut niveau.
Avant de terminer, j'ouvrirais une courte parenthèse sur la pochette et l'artwork de l'album. Ils seront réalisés par l'artiste designer Travis Smith à qui l'on doit les pochettes de nombreux groupes tels qu'
Opeth,
Anathema,
Amorphis ou
Overkill. Celle-ci, sobre, nous dévoile un verre de vin rouge à demi brisé et renversé sur un fond blanc, reprenant plus ou moins les mêmes couleurs pastel que l'on trouvait sur l'album "
Darkness in a Different Light" du deuxième groupe de Ray Alder,
Fates Warning!
Redemption, malgré les galères rencontrées en 2014, à force de courage et de persévérance est arrivé à réalimenter sa flamme créative en sortant un digne successeur au chef-d'œuvre qu'est "Snowfall on
Judgement Day". En continuant à composer une musique vivante, inventive et variée, le groupe garde cette pointe d'originalité et son identité, chose assez rare de nos jours.
Redemption: un groupe à redécouvrir, et plus vivant que jamais.
@pielafo: décidément je n'arriverais jamais à te comprendre, avec tes jugements hâtifs, d'un seul titre sur Youtube,à propos de la prod, qui n'a rien à voir avec celle de l'album. Autrement, j'ai beau chercher des références à Dominici et je n'en trouve pas!
Je te conseille d'aller écouté l'album quand il sortira et pourquoi les autres dont "Snowfall on Judgement Day".
Par ailleurs, j'aimerais savoir quelle est ta propre définition du Metal Progressif?
Le groupe ne réinventent pas le genre, mais continue à nous sortir des albums d'excellente qualités.
Par ailleurs, en reécoutant l'album j'ai déceller pas mal de détails sur les arrangements de guitare et clavier et cette superbe reprise " Love Reign o'er Me "de The Who très réussi!
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