The Ancient Realms

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Nom du groupe Adrana
Nom de l'album The Ancient Realms
Type Album
Date de parution 21 Septembre 2011
Labels Brennus Music
Enregistré à Drudenhaus Studios
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album27

Tracklist

1. Fall of an Iced Dusk 01:59
2. The Frozen Path 03:45
3. The Grey Princess 05:25
4. Revelation 04:31
5. The Old Guardian 05:43
6. Prison of Memories 04:55
7. Theater of a Blazing Night 02:00
8. Burning Horizon 04:26
9. Over the Past 04:50
10. Poison 04:15
11. The Bow and the Beast 04:07
12. Obsidian Collapses 06:28
13. A New Dawn 03:25
Total playing time 55:49

Chronique @ Matai

26 Septembre 2011

Adrana tire son épingle du jeu avec un "The Ancient Realms" qui a réellement de quoi rivaliser...

S'il y a bien un groupe de metal symphonique sur lequel nous pouvons compter en France, c'est bien Adrana. Depuis près de sept ans, les Tourangeaux n'en finissent pas de nous faire tourner la tête, malgré une petite renommée. Toutefois, la sortie de leur nouvel opus « The Ancient Realms » est en passe de changer la donne, et tous les espoirs que nous puissions avoir semblent être sur le point de devenir réalité.

Il y a trois ans déjà, Adrana sortait leur premier méfait « Perturbatio », jouissant d'une production professionnelle de qualité. De par leur grande passion pour l'heroïc fantasy, le combo s’imprègne d'un univers personnel et fantastique, aussi bien musical que littéraire et scénique, afin de nous conter les aventures de la Princesse Adrana, désireuse de retrouver son royaume déchu. Le quintet tire principalement ses influences des groupes de metal symphonique actuels à l'instar d'Epica ou de Nightwish, entre autres. Mais ne vous y méprenez pas! Adrana possède tout de même son identité et sa propre patte. Officiant dans un opera metal grandiose et épique, les rêves se concrétisent, 2011 marquant la sortie du nouveau « The Ancient Realms », signé chez Brennus Music et enregistré aux Drudenhaus Studios (Anorexia Nervosa, Malevolentia, Alcest...).

Il est clair que, de par l'expérience du groupe et de par le passage dans ce studio aux côtés de Xort, le son s'est grandement amélioré, tant par sa qualité que par sa puissance, ce qu'on remarque dès l'introduction « Fall of an Ice Dusk » où une symphonie sombre et enchanteresse s'entoure de harpes et de choeurs, embarquant l'auditeur dans un univers à la Dany Elfman ou à la Mavolentia, si vous voulez un exemple metallique. Cette introduction est ensuite suivie d'un morceau on ne peut plus épique et véritablement bien composé, où les riffs efficaces nous entraînent, paradés d'envolées symphoniques aux claviers et du chant d'Anaé, véritable chanteuse lyrique et professeur de chant. Son timbre de voix pourrait se rapprocher de celui de Simone Simons (Epica) ou de Tarja Turunen (Nightwish), mais malgré tout, il reste reconnaissable et est tout de même irréprochable, sans tomber dans les extrêmes.

Ceci dit, il faut avouer que l'ensemble est non seulement homogène, mais surtout maîtrisé, carré et technique. Le quintet s'est grandement amélioré et nous sort le grand jeu, proposant un concept divisé en deux parties, où l'auditeur part aussi bien sur les terres de glace que sur les terres de feu, en témoignent cette magnifique pochette et les paroles, où des termes tels que « frozen, iced, crystal » laissent place à des termes plus chaleureux tels que « flames, blazing, brasis ». Rien n'est donc laissé au hasard, et chaque titre est joué de façon à faire ressortir ces thématiques épiques, d'où les introductions, les outros, ou certaines pistes évidentes tels qu'un « Burning Horizon » au rythme soutenu et aux mélodies et soli arabisants.

Résolument progressif, l'album nous montre de nombreuses structures, le combo ne tombant pas dans le piège du couplet/refrain/couplet/refrain. De plus, il ne lésine pas sur l'aspect mélodique et véloce de certains titres. Et ce, aussi bien au niveau des riffins que des envolées aux claviers, à la manière de « The Grey Princess » ou d'un « Obsidian Collapses », pourtant long mais très accrocheur, tant au niveau des riffs carrés et précis que des choeurs, des violons et des growls de Lori Adou en guest.

De plus, la cohésion entre tous les instruments est davantage mise en valeur, si bien que le quintet ne fait plus qu'un tout. L'approximation fait place à la précision et à l'osmose, comme sur un « The Old Guardian » résolument impeccable, où l'on retrouve un chant lyrique totalement astral, une orchestration digne des plus grands, des riffs tantôt heavy, tantôt épiques, voire black (02:50).

Même si plusieurs pistes peuvent rappeler certaines formations de metal symphonique (Within Temptation avec « Prison of Memories » ou Epica avec « Over the Past »), le combo français nous prouve avec ce « The Ancient Realms » qu'il peut aller loin et plaire, et que l'opéra et le metal peuvent se marier à la perfection.

12 Commentaires

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Matai - 03 Mars 2012: Beaucoup plus maîtrisé. J'avais eu un peu de mal avec Perturbatio aussi mais là je trouve que là tout passe niquel.
swof - 03 Mars 2012: Alors, voilà qui est intéressant.
isitscary - 12 Octobre 2012: Musicalement c'est superbe ! Mais la voix... J'ai du mal à écouter plus de deux/trois chansons à cause de ça Dommage car ils ont un grand potentiel
swof - 13 Octobre 2012: Justement, Matai nous dit que la voix et mieux maitrisée. alors donnons une chance ;)
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