The American Way

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Nom du groupe Sacred Reich
Nom de l'album The American Way
Type Album
Date de parution 25 Octobre 1990
Produit par Bill Metoyer
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album185

Tracklist

Re-Issue in 2009 by Displeased Records.
1. Love... Hate 04:06
2. The American Way 03:39
3. The Way It Is 04:58
4. Crimes Against Humanity 06:15
5. State of Emergency 06:14
6. Who's to Blame 03:38
7. I Don't Know 03:13
8. 31 Flavors 03:16
Total playing time 35:19

Chronique @ choahardoc

20 Décembre 2009

une perle que je ne saurais trop recommander aux amateurs de Thrash Old-School

Adolescence et provocation, voilà les ingrédients idéaux du cocktail pour trouver un nom de groupe de rock! Dans le cas de Sacred Reich, cela semble plutôt raté... Affublés d'un nom grotesque, les Thrashers d' Arizona sortent en 1990 The American Way.
Pour nombre de chevelus, l'attente est très forte tant Ignorance, premier effort du quatuor sorti en 1987 est excellent...
Pourtant, beaucoup de choses vont refroidir une partie des fans. Le tempo est nettement plus lent sur l'ensemble de l'album ce qui donne des paroles davantage "déclamées". De plus, Phil Rind, leader charismatique du gang et ses acolytes clament leurs intérêts pour des musiques éloignées de la sphère du Metal Extrême. 31 Flavors, ode à la diversité musicale et à la Fusion (le nouveau style émergent) pourrait être du Red Hot Chili Peppers, c'est tout dire! Ce dernier placé en fin d'album laissera un arrière goût amer aux puristes.

Voilà pour les éventuels "défauts" de cet opus, voyons maintenant ses qualités. Dès les premières mesures de Love... Hate, morceau lourd dans la veine du Metallica de And Justice For All, on note que la production de Bill Metoyer s'est affinée, le jeu de S.R également. The American Way, est un hymne/pamphlet extraordinaire de sens servi par un texte d'une rare concision. Apprendre ce morceau de Thrash mélodique par coeur, c'est l'écouter quatre fois!!! Ce titre éponyme révèle à quel point le chanteur/bassiste a parfait son écriture. En effet toutes les paroles de cette galette relèvent du Grand Art. The Way It Is et Crimes Against Humanity font de la face A du vinyle une sorte de concept-album sur la dureté parfois implacable du système libéral. Musicalement proche d'un Testament, ces morceaux sont superbes et servis par un duo de gratteux, Wiley Arnett et Jason Rainey, complémentaires à souhait.
Les riffs lourds se succèdent, maintenant une intensité phénoménale. State Of Emergency s'attaque à l'Apartheid au moyen de lignes de chant quelques peu bancales, Malgré ça le morceau tient plutôt la route et nous offre surtout une des meilleures parties instrumentales jamais jouées par les Américains. I Don't Know aborde déjà le sujet initial de Independent, à savoir la capacité du citoyen lambda à se forger une opinion personnelle et à trier les informations reçues en boucle par le biais des médias. Le tempo relativement rapide (attention, ce n'est pas du Malmsteen!) contraste sans choquer avec la tirade du bassiste-chanteur. Who's To Blame met la barre plus haut encore, il s'agit vraiment d'un titre hyper carré et facilement mémorisable. Cette chanson traite du suicide chez les jeunes métalleux en soulignant que le mal-être de ces derniers vient plus surement de la démission de parents aliénés par le consummérisme et la télévision que des textes subversifs de groupes de Heavy servant de bouc-émissaires. L'ambiance oppressante de cette plage est rendue par un dialogue surréaliste entre les parents qui invectivent leur enfant déja pendu à travers la porte de sa chambre. Cette mise en scène est superbement rendue par la longue montée en puissance des instruments vers un refrain particulièrement rageur.

L'artwork de Paul Stottler, qui fit la pochette d'Ignorance, est cette fois moins chargé et bien plus subtil. The American Way servira très largement le répertoire scènique des Américains tout au long de leur carrière. Seul petit bémol à mon sens, la production, très honnête à l'époque, a pris son petit coup de vieux. Ce disque est donc une perle que je ne saurais trop recommander aux amateurs de Thrash Old-School.

10 Commentaires

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da_sway - 21 Décembre 2009: Album qui m'a vraiment plus un temps, notamment grâce à des premiers titres tonitruants.

Mais l'album s'essouffle sur la fin, comme ce fut le cas pour mon enthousiasme. ça reviendra peut-être, qui sait?

Pour Sacred Reich, je préfère m'attarder sur Surf Nicaragua

Merci bien
METALVIEUX - 21 Décembre 2009: moi j aime bien cet album du bon thrash sans fioriture !!!!! je n en demande pas plus !!!!!!
choahardoc - 21 Janvier 2011: Merci à tous pour vos coms. Le fait est que, encore une fois, j'ai usé ce CD (le LP étant mort depuis longtemps!) jusqu'à la corde. Quel parolier ce Phil Rind, les années passent et je reprend ma claque à chaque écoute.
choahardoc - 22 Janvier 2011: Et bien Karnivormetal, chose que j'ignorais en écrivant la chrono, le cd a été réédité en 2009 et augmenté de plusieurs démos. J'ai la double réédition Surf/Ignorance et franchement la nouvelle présentation est très soignée. En ce qui concerne les albums suivants, on sent que S.R avait le cul entre deux chaises, lorgnant de plus en plus vers le Hardcore (The Power Of The Written Word) mais je les aime beaucoup malgré ça. Je te dédicace ce vieux proverbe carnivore ;-) "Save a cow, eat a vegetarian" A plus.
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