Supremacy of Chaos

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
13/20
Nom du groupe Thy Serpent's Cult
Nom de l'album Supremacy of Chaos
Type Album
Date de parution 23 Octobre 2017
Labels Ordo MCM
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1.
 Supremacy of Chaos
 04:50
2.
 Diabolic Force
 02:42
3.
 The Goddess of the Lust
 02:56
4.
 Into the Depths of Hell
 03:45
5.
 Pedophiliac Priest
 02:59
6.
 Apocalyptic Horse of War
 02:52
7.
 Endless Hate
 02:36
8.
 Satanic Rites of Blood
 03:43
9.
 Real of Satan
 03:23
10.
 Necrophago
 02:30
11.
 Leviathan
 04:25

Durée totale : 36:41

Acheter cet album

 buy  buy  buy  buy  buy  16,09 €  buy
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Thy Serpent's Cult


Chronique @ Icare

17 Octobre 2017

Thy Serpent’s Cult joue plus sur un son et une ambiance poisseuses et blasphématoire que sur la musicalité de ses compos

Quand on associe le death metal à l’Amérique du Sud, on pense principalement au Brésil, mais des pays comme le Pérou et le Chili ne sont pas avares en hordes bestiales et sataniques. Thy Serpent’s Cult fait partie de ces légions infernales depuis 2008, et le quatuor de Santiago sort désormais son troisième blasphème longue durée sous la bannière noire de Ordo MCM.

Ici pas de fioriture, on démarre sur les chapeaux de roue avec le titre éponyme : Supremacy of Chaos s’ouvre sur un solo hurlant et hystérique sur une rythmique qui bastonne sec, formant un chaos total jouissif parfait pour démarrer les hostilités. Puis ce riff rampant et velu vient nous prendre à la gorge sur ce tempo à la lenteur obscène, extrêmement lourd et poisseux, le tout porté par le guttural impressionnant de profondeur du sieur Hatred ainsi qu’un groove diabolique qui nous condamne à secouer la tête, surtout quand le rythme s’accélère un peu. Voilà un morceau de moins de cinq minutes impeccablement torché, simple, efficace, bref, un condensé idéal de bon death old school bien gras, sale, pesant et sataniste jusqu’au bout des ongles. S’ensuit un Diabolic Force d’une lourdeur effroyable, avec ces guitares saccadées violentées par les secousses de la basse. Le son est extrêmement grave, nous précipitant la tête la première dans les abysses, avec une quatre-cordes baveuse qui fait trembler les murs et ces grattes bourdonnantes et sifflantes qui cognent à nos tempes et hurle à nos oreilles comme un essaim de mouches vertes tournant autour d’un cadavre (Into the Depths of Hell, Satanic Rites of Blood, Real of Satan, qui joue presque uniquement sur les dissonances des guitares et le claquement infernal de la basse). L’alternance de mid tempi pesants à souhait et de morceaux plus rapides à la gravité tout aussi imposante (Pedophiliac Priest, Endless Hate) nous cloue au sol, nous embourbant dans une mare de sang coagulée et puante de laquelle on ne peut se dépêtrer. L’ensemble de ces trente-six minutes est extrêmement épais, suffocant, malsain et blasphématoire, et en cela, on peut rapprocher Thy Serpent’s Cult de nombre de ses cousins chiliens. Cependant, pas aussi technique que Dethroner, bien moins rapide que Orategod, plus simple rythmiquement que Denying Nazarene, le quatuor ferait plutôt penser à un bâtard abject de Cannibal Corpse, Six Feet Under et Profanatica si on devait le décrire en utilisant des références connues de tous.

C’est indéniable, les musiciens savent jouer, mais malgré de très bons soli qui viennent aérer presque chaque piste (à ce titre, le break central de Endless Hate fait du bien), le tout manque cruellement de variations et de moments forts, les onze morceaux se contentant d’un rythme simple et martelé et ne décollant jamais vraiment. Le guttural terrifiant de Hated est trop linéaire, et finalement, ce Supremacy of Chaos est bien trop compact et manque de respirations, malgré sa durée assez courte. De même, le riffing, essentiel dans le style, n’est ici pas particulièrement transcendant, jouant souvent sur les mêmes tonalités et les mêmes saccades, ce qui n’aide pas vraiment les morceaux à se démarquer les uns des autres.

C’est un fait, à l’instar d’un Profanatica, avec qui il partage cette production tellurique à la basse très mise en avant (c’est flagrant sur Satanic Rites of Blood), Thy Serpent’s Cult joue plus évidemment sur un son et une ambiance poisseuses et blasphématoire que sur la musicalité de ses compos à proprement parler. Reste que l’ensemble est bien exécuté, lourd à souhait, et parfois jouissif dans cette débauche de brutalité primaire, invitant à un headbang décérébré (le très bon titre éponyme, l’expéditif Endless Hate). Les Chiliens nous proposent donc un bon album de death metal, rugueux et visqueux à souhait, possédant un groove infernal et une aura sataniste palpable, mais cela ne suffira évidemment pas à faire entrer les Chiliens au panthéon du metal de la mort. En conclusion, cette troisième offrande du quatuor de Santiago est un chaos sympathique à l’agréable goût de souffre mais encore loin d‘être suprême…

0 Commentaire

1 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire