Imaginez que votre voisin(e) écoute toute la journée Lorie ou autre pouliche des émissions à la débilisation effarante où l’on a rarement vu autant d'handicapés mentaux (et physiques) au sein du petit écran. Ça doit être dur, bien dur de se contrôler pour ne pas faire un homicide (in)volontaire (prescription votre honneur). Bref, on se comprend.
Cependant, je vous arrête tout de suite. Êtes-vous capable de détruire votre vie à cause d’un(e) débile élevé(e) au flamby qui passe de la sous-musique juste au-dessus de votre chambre ? Ne nous égarons pas, il existe bien d’autres moyens pour rendre service. La première façon est de sonner à la porte et d’intimer à ladite personne de baisser le son. Geste hautement civilisé mais avec un certain manque de panache. La seconde, (celle que je préfère) est de combattre par les mêmes armes. Mettez dans votre chaîne au volume le plus fort le second album de
Myrkskog. Rien de plus simple (mon voisin mettait de la techno à fond, un quart d’heure de
Funeral Mist et le problème était réglé).
Et oui, car au point de vue de la déflagration sonore, "
Superior Massacre" (ça c’est du titre !) risque de mettre tout le monde d’accord. Imaginez le premier album, mais en encore plus death, en encore plus rapide, ça fait rêver… Tout dans ce disque concorde à donner la plus grande déflagration possible. Sechtdaemon à la batterie est tout simplement monstrueux (attention à la vitesse de la double grosse-caisse), une sonorité plus grasse et poisseuse, des compositions aussi radicales et courtes qu’intensément brutales et vous avez là le parfait remède à votre inconfort. Bien que cet album soit trop furibard voir indigeste à mon goût, il a le mérite de vous faire une nouvelle coiffure en l’espace d’une demi-heure. Techniquement brutal et pointilleux, instrumental carré et vocaux vociférateurs, cet album est certes simpliste, très, très simpliste même, mais bien efficace. Les boulimiques seront ravis par ce "massacre" (très proche de
Hate Eternal) auditif et là, pas de piège c’est stipuler sur la pochette.
Si vous cherchez à faire peur à votre entourage, cet album est un bon prototype. Après, c’est sûr que vous serez moins importuné par vos voisins se croyant en boîte de nuit. Et si le cœur vous en dit, vous pouvez toujours lui glisser un exemplaire sous la porte, histoire d’écouter quelque chose de meilleure qualité. Comment ça, il/elle n’a que six ans ? mais non, il n’y a pas d’âge pour ça !!!
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