Storm of the Light's Bane

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19/20
Nom du groupe Dissection (SWE)
Nom de l'album Storm of the Light's Bane
Type Album
Date de parution 17 Novembre 1995
Labels Nuclear Blast
Enregistré à Unisound Studio
Membres possèdant cet album688

Tracklist

Re-Issue in 2012 by The End Records
1.
 At the Fathomless Depths
 01:56
2.
 Night's Blood
 06:40
3.
 Unhallowed
 07:29
4.
 Where Dead Angels Lie
 05:51
5.
 Retribution - Storm of the Light's Bane
 04:51
6.
 Thorns of Crimson Death
 08:06
7.
 Soulreaper
 06:57
8.
 No Dreams Breed in Breathless Sleep
 01:26

Durée totale : 43:16


Chronique @ Nattskog

02 Juin 2004
Dissection n’est pas un groupe tout jeune. C’est même avec ce groupe que je suis tombé dans le gouffre du metal extrème… ça ne me rajeunit pas.
Alors « Storm of the Light’s Bane » n’est pas le premier album de DISSECTION, mais il est le dernier pour encore quelque temps. Le temps que Nödtveidt, chanteur et leader du groupe sorte de taule.
Dissection est spécialement intéressant parce qu’il m’a fait découvrir l’univers du metal, mais ça vous vous en foutez, alors il est aussi intéressant parce que ce groupe a créé un style qui ne ressemblait à rien de connu lorsqu’il est apparu… le style communément appelé « le black à la Dissection », qui est en fait le black mélodique. Et le black mélodique n’a jamais été aussi bien représenté que sur cet album.
Au premier abord, et entendu l’introduction, il faut bien dire que ce sont les guitares qui font tout : elles sont utilisées comme nulle part ailleurs. Pour s’en persuader, l’écoute de l’introduction (« At the fathomless depths ») devrait suffire… à elles seules elles installent l’ambiance très morbide de l’album. Pas besoin de claviers ni d’autres accessoires. Une marche funèbre à la guitare… du jamais vu !
Sur le reste de l’album, sans le génie de Nödtveidt, on ressentirait presque trop les influences heavy… mais en beaucoup plus noire que dans ce style… la pochette n’est pas étrangère à cela, et Necrolord a bien su capter l’atmosphère du disque. Satan n’est pas la star ici, mais bien la Mort (la faucheuse pour les habitués). Plus qu’un symbole, elle semble être leur instrument… le bras qui les anime. La condamnation du leader pour complicité de meurtre en est peut-être la cause… ou la conséquence ?
Le batteur aussi est excellent ! Les syncopes, la double et les blasts sont extras ! Nos suédois rivalisent avec les norvégiens de l’époque ! Une technique de death pour un album de black.
En fait, je pense que le seul défaut de cet album à l’heure actuelle, c’est le son : il était très bien à sa sortie, mais à présent, il est dépassé. La production mériterait largement d’être aussi bonne que celle du dernier Dimmu Borgir… mais à l’époque, les moyens étaient différents.
La plupart des gens classent ce groupe dans le death, ou death black. Mais il faut bien garder en tête que cet album est un album de black ! Il n’y a pas d’influences death là dedans : les atmosphères sont morbides, les morceaux ne sont pas trop techniques, le chant est black et les paroles sont des thèmes du black.
Bon voilà. C’était la chronique « nostalgie ». Pour le groupe qui m’a fait découvrir le metal extrème, il est difficile d’être impartial… je ne peux que mettre une bonne note. De toute façon, c’est une référence pour beaucoup !

5 Commentaires

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Darkmetalleux - 06 Juillet 2008: Bravo ca c'est bien dit depuis le temps que je dit que Dissection c du black mélodique et non du black death mélodique
Glemfyr - 16 Décembre 2008: Oui, par son ambiance et les riffs souvent en tremolo picking, c'est bien plus un album de black que de death.
BEASTtoCUT - 29 Janvier 2013: à la première écoute j'adore ce que j'entend. Je trouve qu'il y a quelque chose des 1ers Marduk. Justement le son est très bien comme ça. Aller c'est parti j'achète.
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Chronique @ Metzly

04 Juin 2007

Nostalgie quand tu nous tiens... Il est toujours bon de se replonger dans un bon vieux cd qui vous fait toujours autant frissonner, un album qui vous précipite dans des abysses glaciales et macabres à chaque écoute. Petit rappel des faits de l'époque...

Storm of the Light's Bane est donc le second album de Dissection et il semblerait que le chiffre 2 porte bonheur à plusieurs groupes au vu de tous ceux qui sortent de véritables petits bijoux au 2ème essai (album studio je précise)...COB et Hatebreeder, Nightwish et Oceanborn, Emperor et Anthems etc... Après un Somberlain remarquable, Nödtveidt se lance dans un projet musical avec son ami IT d'Abruptum, projet qui verra le jour sous le nom d'Ophtalamia (le 1er album sera d'ailleurs dédié à la mémoire de leur ami commun Euronymous ainsi qu'à Dead). "A Journey in Darkness" sortira en 1994 et dés lors qu'il est libéré de ses fonctions, Nödtveidt se remet à composer.
Storm voit donc le jour en 1995, et sans faire de mauvais jeu de mots, fera vraiment l'effet d'une tornade. L'incroyable maturité musicale et le génie de composition de Nödtveidt, déjà démontrés sur The Somberlain, prennent de la hauteur jusqu'à, on peut le dire, être proches de la perfection. Il est assez difficile de parler précisément d'un chef d’œuvre. Comment décrire une œuvre d'art où, si défaut il y a, il en devient vite insignifiant au vu du poids de l’œuvre. Le mieux est toujours de la contempler longuement, en savourer chaque détail, chaque prouesse artistique et technique. C'est sans doute ce qu'il y a de mieux à faire concernant cet album...

Plonger dans Storm, c'est un peu se retrouver pris dans une tempête de glace, transpercé par les riffs cinglants de la guitare sur laquelle toutes les mélodies et toutes les structures des morceaux reposent. Niveau technique, que dire si ce n'est que Nödtveidt revisite le black en gardant la même technique implacable tout en y incorporant certains riffs death et en mettant largement en avant les mélodies. La batterie affûtée comme une lame de rasoir, martèle sans répit, disséquant chaque morceaux au scalpel. L'horrifique voix de Nödtveidt est d'un bout à l'autre de l'album sinistre et glaciale, manipulée par des textes incroyablement soignés et lugubres, un vrai recueil de poésie morbide et sanguinaire.

A noter que le sublime instrumental au piano "No Dreams Breed in Breathless Sleep" a été composée par une certaine Alexandra Balogh, qui n'est autre que "Axa", petite amie de IT jouant du piano et faisant les chœurs féminins dans Ophtalamia. On remarquera également la participation d' IT sur "Soulreaper" et de Legion sur "Thorns of Crimson Death" (lui-même présent sur Via Dolorosa d'Ophtalamia). La mort est la muse de Nödtveidt et il en tirera une inspiration démoniaque pour créer Storm of the Light's Bane qui est un véritable hymne à la gloire de la grande faucheuse, d'où cette auto-appellation de Metal of Death (qui deviendra par la suite Anti-Cosmic après être passé par la case prison).

On peut simplement dire que Storm of the Light's Bane est, et restera, une pièce maîtresse de la scène black/death mélodique qui a d’ailleurs influencé bon nombre de groupes. Il est tout simplement incontournable, peu d'albums auront autant marqué la scène métal durant cette dernière décennie que celui-ci et tout bon métalleux qui se respecte se doit d'avoir au moins une fois posé ses oreilles dessus.

13 Commentaires

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ColdLys - 06 Janvier 2012: Dixit un gamin de 14 ans ahah.
Super album sinon.
Solahtar - 15 Mars 2013: À la première écoute, je me dis : tiens ça me rappelle... ah ben non c'est vrai, cet album est sorti avant x)

Bien que je ne sois pas trop Black Metal j'avoue que cet album a une aura toute particulière.
 
Pomme - 13 Juin 2013: J'suis pas très porté sur le black metal non plus... mais celui-là à quelque chose, une aura comme l'a si bien dit Solahtar,
bien intrigante.



EDIT de 4 jours plus tard : j'vais l'écouter plus souvent. Cette musique est consistante, nourrissante et je suppose que ceux qui liront ce commentaire sauront exactement de quoi je parle !
satanicdissection - 11 Novembre 2013: Alors que s'approche le 20° anniversaire de la sortie de The Somberlain, je ne peux qu'affirmer avec toute mes forces et ma conviction la plus fondée que cet album est et restera sans doute la création la plus aboutie musicalement et philosophiquement de toute l'histoire du Metal et au delà, tous genres confondus. Hail Jon et que nos esprits se rejoignent!
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Chronique @ MercuryShadow

22 Juin 2007
Que restera-t-il de Dissection, lorsque le passage du temps aura mis un terme aux débordements sensationnalistes et à la foire d'empoigne autour de Jon Nötveidt, entre ceux qui y voient un homme de convictions admirable et ceux qui le considèrent comme un illuminé dangereux et méprisable? Lorsque son militantisme -certains diraient son fanatisme- au sein du New Luciferian Order sera relégué au second plan et que l'on délaissera enfin la figure pour se pencher sur la musique? S'il ne devait demeurer qu'une seule chose, c'est sans aucun doute de "Storm of the Light's Bane" qu'il s'agira.

En effet, qu'on apprécie ou non son géniteur, on ne peut que s'incliner devant cet album majestueux, surpuissant et envoûtant. Comment ça, j'exagère, faudrait voir à se calmer sur les qualificatifs excessifs? Primo, je fais ce que bon me semble, allez voir ailleurs si ça vous déplaît; secundo, s'il y a bien un album de black-métal qui mérite qu'on prenne une heure de son temps pour l'écouter, c'est celui-ci.

"Storm of the Light's Bane" est avant tout un disque de guitaristes, porté par des riffs démentiels, et cela dès son introduction; moi qui renâcle habituellement face à la technique, disons, défaillante de bon nombre de groupes de black qui dissimulent leurs manques sous une production infecte, je ne peux que m'incliner face à la performance de la paire Nötveidt – Norman. Sans être extrêmement technique, celle-ci nous gratifie de riffs entêtants (le final de "Unhallowed", les splendides "Where Dead Angels Lie" et "Thorns Of Crimson Death") qui confèrent au disque un caractère étrangement aéré, un souffle épique qu'on ne retrouve que très rarement chez ses collègues.

Quant à la prestation vocale de Jon Nötveidt, elle tient du miracle. Le leader de Dissection couvre ici un spectre extrêmement large d'émotions sans jamais quitter un registre résolument black-métal; on passe de la violence la plus effarante ("RetributionStorm of the Light's Bane", "Soulreaper") à un chant presque mélancolique certains morceaux, le culte "Where Dead Angels Lie" en tête. Depuis Attila Csihar agonisant dans son micro sur "De Misteriis Dom Sathanas", il ne m'avait pas été donné d'entendre un chant black aussi habité, aussi varié et prenant.

Soyons bref: "Storm of the Light's Bane" est un album miraculeux. Au-delà des controverses, des débats et des jugements, il restera ce chef-d’œuvre glacial, sans doute l'un des meilleurs disque de l'histoire du black-métal. Tout simplement.

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theknot - 23 Avril 2010: Excellente chronique seul bemol quand on parle d'un classique tel que De Mysteriis Dom Sathanas on l'ecrit comme il se doit avec un "y" a Mysteriis
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