Stahlplaat

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12/20
Nom du groupe Consolation
Nom de l'album Stahlplaat
Type Album
Date de parution 1998
Style MusicalDeath Grind
Membres possèdant cet album7

Tracklist

1. Fireblade
2. Motocation
3. Cold Blooded Cold
4. Camel Song
5. Dead Thrill
6. Holocoaster
7. Route 666
8. Killjoy
9. Funeral Pyre
10. Murder Death Kill
11. Hellwalker I : Beyond the Darkest Black
12. Hellwalker II : Wheels of Steel
13. Hellwalker IV : Black Tar
14. Speedstar

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Consolation


Chronique @ BEERGRINDER

28 Janvier 2012

Black, Indus, Stoner,...Consolation balance en vrac tout ce qui lui passe par la tête autour d'une trame Death Metal

Suite à un premier album satisfaisant mais passé un peu inaperçu, les deathsters de Consolation tardent à transformer l’essai mais finissent enfin par donner un successeur à Brave Melvin from the Southern Point avec Stahlplaat (1998). La chaîne de vélo de la pochette, semblant se frayer un chemin parmi la graisse et le sang, montre l’envie des bonhommes de tailler dans le vif. D’ailleurs bien que le quintet ait de nouveau confié l’enregistrement à Berthus Westerhuis, leur son s’est considérablement gonflé, donnant un relief et une épaisseur appréciable à leur musique.

Si Toep (batterie), Rein (basse) et Dennis (guitare) sont toujours là, Robert remplace Jehudi à l’autre six cordes et Manoloxx le chanteur cède sa place à Arjan, au style beaucoup plus guttural. A en juger par les pauses inénarrables sur la photo au dos du livret et les pseudos pris pour l’occasion (Pizza the Hut, Luke Hellwalker,….), nos zouaves n’ont pas perdu leur sens de l’humour. Pourtant lorsque déboule Fireblade, ça ne rigole plus, les bataves crachent un Death Metal bien lourd et puissant avec un sample qui donne un côté industriel à ce morceau, un peu comme si Fear Factory se mettait à jouer du Death Metal. Tout le début de l’album est dans cette veine d’un gros Death Metal sans concession, avec notamment Cold Blooded Cold proche de la furie d’un Morbid Angel époque Covenant.

A partir de Camel Song, ça part en live… Ce morceau est une sorte de Doom / Prog atmosphérique avec chant clair, et un emballement final épileptique. Comme pour contrebalancer ce titre inattendu, Dead Thrill démarre sur les chapeaux de roue dans un Death / Black imparable et violent. En fait, on peut difficilement reprocher à Consolation un manque d’inspiration, la qualité d’écriture est réelle, seulement il y a tellement d’idées et d’influences sur Stahlplaat, qu’on a du mal à cerner une ligne directrice. Les plans atmosphériques / mélodiques de Route 666 par exemple sont très bien agencés, mais on se perd au milieu de ce maelström passant de plans purement Death à des choses plus incongrues. L’enchaînement Killjoy / Funeral Pyre en est le meilleur exemple : un court morceau brutal, direct et bien rapide avec blast-beat, suivi d’un titre Stoner / Rock avec chant extrême.
La fin de l’album composé de quatre chansons purement Black Metal n’aide vraiment pas à l’homogénéité du produit. Dark Funeral et Setherial n’auraient pas fait mieux que le Black brutal de Hellwalker I et Dimmu Borgir pas mieux que le « sympho » de Speedstar.

Finalement il est difficile de s’y retrouver sur ce deuxième album, une moitié étant composée de gros Death Metal qui tâche, et l’autre de tout et n’importe quoi : du Death / Indus à la Fear Factory, du Doom / Prog, du Stoner et un quart d’heure de Black Metal en guise de final. Jouant avant tout pour le fun, les musiciens de Consolation ont balancé en vrac tout ce qui leur passait par la tête, ne se souciant absolument pas d’une quelconque hétérogénéité à l’arrivée.
La valeur intrinsèque de chaque titre est bonne, il faut juste ne pas avoir peur de passer du coq à l’âne autour d’une trame principale Death Metal, et l’écoute de Stahlplaat saura vous satisfaire. Cet opus constituera hélas le chant du cygne pour le combo hollandais, qui disparaîtra dans les limbes après un bref passage sous le nom Cardinal.

BG

2 Commentaires

5 J'aime

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albundy57 - 29 Janvier 2012: Ouais plutôt pas mal cet album que j'avais découvert grâce au titre "Fire blade" sur un sampler de zine.
En effet on y retrouve un peu de tout dans ce skeud, ce qui le rend assez diversifié.
Mais à travers cela , l'identité du groupe apparait comme trop évasive pour s'affirmer réellement...
Cependant cet album nous fait passer un bon moment et devrait ravir pas mal de fans d'extrême en général.
Silent_Flight - 29 Janvier 2012: "un peu comme si Fear Factory se mettait à jouer du Death Metal"

Ils avaient fait sur Soul Of A New Machine des morceaux death comme "Fireblade", par exemple "Scapgoat", "Flesh Hold", "W.O.E" et surtout "Desecrate".

Sinon tu parles de stoner dans la chronique, mais le gros fan du genre que je suis a été (partiellement) déçu de n'y déceler que du death'n'roll à la Wolverine Blues.

Sinon j'ai un gros faible pour la paire Hellwalker qui a eux deux, font effectivement la nique aux groupes cités dans la chronique.
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