Formé en 1989 un an seulement après les légendaires
Sinister,
Consolation débarque juste après la première génération du
Death Metal hollandais. La structure naissante Displeased Records lui donne alors sa chance, permettant au combo de Dennis Jak de mettre en boite le bon 8 titres Beautyfilth (1993) (paru sur un split avec leurs compatriotes
Nembrionic Hammerdeath) ainsi que l’EP
The Truth (
1994).
Enfin Displeased donne l’opportunité à
Consolation de sortir son premier véritable Long Play
Brave Melvin from the Southern Point (1995), c’est Berthus Westerhuis (ayant déjà travaillé sur le violent Youth Against Christ de leur collègue d’écurie
Altar ) qui se charge de l’enregistrement.
Batterie véloce, riffing agressif, chant brutal, la musique de
Consolation n’est pas si éloigné de celle de
Altar, les influences
Deicide en moins. Dans tous les cas on retrouve la même production que chez le combo de Edwin Kelder, c’est à dire la basse relativement en avant, des percussions sèches et précises et des guitares incisives. A noter la touche de second degré avec cette pochette représentant un homme à la peau métissée en tenu du Ku Klux Klan.
Coincé dans des temps où la popularité du
Death Metal s’écroule face à la déferlante Black norvégienne,
Consolation tente d’apporter un peu de fraîcheur avec des titres puissants et en incluant aussi des passages carrément Black
Metal. Si la sauce prend à certains moments (Godmode), on a parfois l’impression de passer du coq à l’âne. Cependant la paire Jehudi / Dennis à de la ressource : à noter l’imparable Murder ou le violent
Red Rum ou les accélérations du batteur Toep font merveille, mais il est assez déstabilisant de voire les bataves proposer The Darkest Black, un titre presque 100 % Black
Metal en guise de final.
Finalement à part ces quelques agencements Black
Metal plus ou moins bien gérés,
Brave Melvin… enchaîne les titres sans coup férir :
The Truth dévastateur à l’esprit presque Grind,
Sin au riffing « déboîte nuque » et aux accélérations meurtrières ou encore
Dominion Fails qui ne laisse pas le temps de respirer. Tout juste on notera quelques petites longueurs sur un morceau comme
Moribund.
Hélas malgré des compositions plus qu’honnêtes, le quintet hollandais n’apporte pas grand chose de nouveau, sa production relativement moderne le prive d’une dose d’authenticité et de crasse si propre au style, parallèlement les musiciens n’ont pas cette façon de jouer ou cette maîtrise technique hors du commun qui pourrait faire la différence. Si on ajoute à cela une promotion limitée et le désintérêt des metalheads pour le genre, Dennis et ses amis n’avaient pas vraiment les cartes en main pour s’imposer en leader.
Brave Melvin from the Southern Point est représentatif de cette période 95-97 : une époque moribonde pour le
Death Metal où quelques groupes tentent tant bien que mal de protéger la flamme coûte que coûte, et ceci est déjà extrêmement louable.
BG
J'avais bien aimé cet album lors de sa sortie. Je le préfère d'aillerus à son successeur. Je pense qu'il sagit d'un album à avoir tout de meme
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