Soria Moria Slott

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15/20
Nom du groupe Dismal Euphony
Nom de l'album Soria Moria Slott
Type Album
Date de parution Octobre 1996
Style MusicalBlack Symphonique
Membres possèdant cet album45

Tracklist

1.
 Prolog
 00:33
2.
 Et Vintereventyr
 06:36
3.
 Natten Loftet Sitt Tunge Ansikt
 03:31
4.
 Alvedans
 04:12
5.
 Fortidssjeledrepte ?
 04:37
6.
 Trollbundet
 06:39
7.
 Ekko
 09:43
8.
 Isgrav, Det Siste Hvilested
 08:34
9.
 Epilog
 02:31

Durée totale : 46:56

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Dismal Euphony


Chronique @ BEERGRINDER

03 Avril 2011

contrairement à leur sublime EP, l’album ne contient pas que de l’indispensable

Ayant trouvé le bon filon, Napalm Records entend rentabiliser au plus vite sa nouvelle signature Black / Gothic : Dismal Euphony. Tout en éditant la démo Spellbound dans une version MCD, le label autrichien débloque les fonds nécessaires à l’élaboration de leur premier Full Lenght Soria Moria Slott (1996). Délaissant le Soundsuite, les norvégiens enregistrent quasi sur place au West Studio à Stavanger. Nous passerons rapidement sur les atouts de la pochette délicieusement Kitsh, les jeunes ne pourraient pas comprendre…

Pas de changement de line-up à signaler malgré les apparences : Falkvor et Huldrin ne sont plus crédités, mais c’est parce que les bonhommes ont respectivement repris leurs véritables prénom (Ole) et nom (Austrheim). D’entrée il est décevant de constater que l’album commence exactement avec le même titre que l’EP, il s’est juste « norvégiennanisé » : A Winter’s Tales devient Et Vintereventyr, mais ce retour aux sources ne s’accompagne pas de l’authenticité qui pourrait aller avec. On retrouve le clavier captivant de Elin, mais les plans chants de Keltziva ont été totalement repensés avec quelques envolées lyriques. Problème : Linn Achre Tveit de son vrai nom, n’est pas une chanteuse lyrique, c’est assez flagrant sur Natten Løftet Sitt Tunge Ansikt, ce bon titre rappelant les morceaux les plus calmes de Dimmu Borgir et Gehenna est un peu gâché par les difficultés de la dame à tenir la bonne note et à monter dans les aigus. Son interprétation soft sur le mini était bien plus adaptée.
De plus la production étouffe en partie la guitare, semblant provenir de la pièce à côté, c’est agréable d’entendre la basse, surtout dans le Black Metal où parfois on se demande à quoi elle sert, mais point trop n’en faut.

Soria Moria Slott est toujours dans cette mouvance Black / Goth / Sympho / Folk que ses musiciens ont initié, le Folk est d’ailleurs la trame principal de Alvedans, avec flûte et guitare acoustique, mais contrairement à leur sublime EP, l’album ne contient pas que de l’indispensable. En fait Dismal Euphony ne s’est pas cassé la tête, reprenant les chansons de leur EP comme base de travail de l’album, avec également Spellbound qui devient Trollbundet, c’est d’ailleurs ici que le groupe parvient le mieux à faire surgir cette mélancolie glacée venue du nord, comme une version féminine et raffinée (et pas gay !) de Darkthrone et Satyricon, mais rien de bien nouveau pour ceux qui possédaient déjà leur MCD.
Avec Ekko c’est une facette plus atmosphérique qui est dévoilée, avec le synthé omniprésent et ces fameux duels female vocal / voix extrême qui est devenu par la suite si caricatural dans le Metal Gothic.

La fin du disque est plus paisible et les éléments Black Metal moins présents, commençant à présager de l’évolution future du combo, le long Isgrav, Det Siste Hvilested est bigrement intéressant et met bien mieux en valeur le travail de la chanteuse avec un registre plus doux adapté à sa voix (n’est pas Tarja Turunen qui veut).

Finalement on reste un peu comme des cons le cul entre deux chaises, objectivement Soria Moria Slott n’est pas un mauvais disque et possède même un trait de caractère particulier, mais il souffre de la comparaison avec leur merveille d’EP, quelques éléments comme la production et le chant n’arrangent pas les choses. Tant pis, appelons les choses par leur nom : une déception, le potentiel entrevu sur l’EP laissait présager le meilleur, mais la concrétisation n’a pas donné le résultat escompté.

BG

5 Commentaires

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BEERGRINDER - 03 Avril 2011: On sent le metalhead qui a été marqué par les 90's, je me sens moins seul...

J'ai tellement apprécié le MCD à sa sortie que l'album derrière a été quelque peu décevant pour moi. J'ai remonté ma note à 13/20 parce qu'intrinsèquement il est correct, seulement il me fait beaucoup moins d'effet que l'EP, tout simplement.

Jusqu'à récemment (il y en avait encore il y à deux mois), Hervé bradait ses derniers exemplaires de l'édition originale chez Osmose pour seulement 6,66 euros.

Certains exemplaire circulent encore sur ebay à un prix abordable, à moins que tu préfères la réédition avec la belle Keltziva qui pose nue sur la pochette hé hé...
steelhardos - 03 Avril 2011: Oui la pochette de la réédition est magnifique, je n'était pas sûr que c'était Keltziva.
Pour l'achat de l'objet je ne sais pas car j'ai encore le dernier Pendragon et dernier Saxon à prévoir.
Vinterdrom - 15 Avril 2011: Merci pour ta chronique, Laurent. Je me suis récemment procuré la réédition pour pas cher, donc je découvre et l’écoute est intéressante. Je remarque que, outre l’encart charme, il y a un titre supplémentaire sur cette édition.

Dans la mouvance black à atmosphères gothiques, mais avec un résultat bien différent de Cradle. COF joue à fond sur les thèmes vampiriques, tandis que DE possède une coloration folk et sonne 666% norvégien, avec le grain froid caractéristique.
Les premiers DB, Satyricon et Gehenna qui revêtiraient le complet apparat gothique, je suis complètement d’accord avec les rapprochements que tu fais dans ton texte.

Pour moi, 3 morceaux sortent du lot et s’avèrent réellement captivants : Et Vintereventyr, Trollbundet et Isgrav Det Siste Hvilested … et je constate que 2 apparaissent sur l’EP, il va donc passer en priorité dans le want-list pour le mois prochain.
Quant au titre bonus calé en plein milieu, il ne m’a pas marqué sur ces premières écoutes.

Keltziva, sans atteindre des sommets, je la trouve plutôt bien en place (je parle de son chant, hein, quoique niveau plastique c’est impec) et elle sait se faire enchanteuse sur Et Vintereventyr. Mais là encore, je n’ai pas écouté la version originale sur l’EP, donc impossible de comparer pour l’instant.

Enfin, je crois pas me tromper en disant que DE marque le début du trip gothique et des pochettes racoleuses chers à Napalm et qui feront le succès de la boîte à la fin des 90'.
BEERGRINDER - 15 Avril 2011: Tout à fait mon cher Manu! L'escalade vers les imageries bonasses à moitié à poil / romantisme à deux balles a connu un essor impressionnant vers la fin des 90's. D'ailleurs à de rares exceptions près, les sorties Napalm Records sont vraiment à chier depuis quelques années...

Peu importe, je viens de récupérer Orkblut - The Retaliation de Abigor, du temps où les sorties de ce label étaient d'un tout autre acabit.
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