Deux ans après le très prometteur "
Sands of Time", les Australiens de
Black Majesty reviennent pour nous livrer un second opus, répondant au nom de "
Silent Company". Et si la révélation est certes difficile et nécessite parfois de nombreux albums à un groupe, la confirmation s'avère souvent plus compliquée encore. Le défi à relever est donc important, faire au moins aussi bien que le premier album et qui sait, peut-être mieux...
Mis à part un détour en Allemagne pour y enregistrer les parties de batterie, la production reste locale et se voit confier au même Endel Rivers. On ne sera donc pas déçus de ce côté-là.
Pas deçus non plus par un artwork plus soigné que celui de "
Sands of Time" quoique reprennant le même thème. Le quatuor australien a en effet décidé, à l'image d'Iron Maiden ou d'
Hammerfall, de figurer sa "mascotte" sur chacun de ses albums. Ce guerrier, justement dénommé
Black Majesty, défend le monde contre les dangers qui le menacent... tout un programme ! Rendons d'ailleurs hommage à Dirk Illing qui s'est occupé de ce travail.
Venons-en à l'album lui-même car, quoi qu'on en dise, c'est bien ce qui nous intéresse le plus. Dès le morceau introductif, "
Dragon Reborn", on est impressionés par cette puissance et ce souffle guerrier dégagé. La voix de Gio reste au top mais les instruments se font plus tranchants et massifs. On le comprend donc très vite, et la suite viendra nous le confirmer : ce second opus est beaucoup plus heavy que son prédecesseur. "
Silent Company" s'ouvre ainsi sur de gros riffs particulièrement accrocheurs, nous proposant un refrain entêtant et mélodique à souhait.
Plusieurs morceaux de cet album sont des hits heavy en puissance. Citons parmi eux "
Firestorm", où la voix de Gio fait merveille, allant chercher des cris jouissifs dans les aigus avant de nous asséner un refrain mastoc, le tout sur une rythmique plus speed qu'à l'accoutumée, ou encore l'impressionnante "
Never Surrender", son break de départ aussi inattendu qu'alléchant, avant une explosion magistrale sur son refrain, où des coeurs du plus bel effet viendront amplifier le chant de Gio.
Afin de se diversifier et de ne jamais tomber dans une quelconque morosité, l'album recèle également de titres explorant des horizons divers. Comment ne pas parler alors de la sublime "Six Ribbons", qui a failli m'arracher une larme je l'avoue. Le début du morceau est acoustique et la voix sussurée de notre vocaliste s'y montre incroyablement poignante, épaulée par un chant féminin gracieux et subtil. Le morceau s'envole ensuite dans un crescendo magistral et se termine en apothéose sur des envolées vocales conjuguées des deux artistes.
C'est finalement "A Better Way To
Die" qui conclut l'album en beauté, affichant le long des ses sept minutes cette couleur progressive qui nous avait tant charmé sur "
Sands of Time", sans pour autant manquer de cette rage présente sur tout l'album. Que dire, si ce n'est que
Black Majesty vient de signer là l'album qui demeure jusqu'à présent comme son chef d'oeuvre. Les quatre australiens ont fait bien mieux que de confirmer les espoirs suscités par leur premier album et placent la barre très haut. Fans de heavy mais aussi fans de métal en général, ne passez pas à côté de ce "
Silent Company" dont la richesse et la beauté sauront surement vous convaincre.
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