Silence of the World Beyond

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16/20
Nom du groupe A Canorous Quintet
Nom de l'album Silence of the World Beyond
Type Album
Date de parution 1996
Enregistré à Abyss Studio
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album18

Tracklist

1.
 Silence of the World Beyond
 04:39
2.
 Naked with Open Eyes
 04:06
3.
 Spellbound
 03:45
4.
 The Orchid's Sleep
 06:23
5.
 The Black Spiral
 04:09
6.
 The Last Journey
 02:49
7.
 In the Twilight of Fear
 05:39
8.
 Burning, Emotionless
 05:42
9.
 Dream Reality
 04:51

Durée totale : 42:03


Chronique @ BEERGRINDER

22 Octobre 2010
Porté au panthéon par des monuments comme Storm of the Light’s Bane (Dissection) et The Gallery (Dark Tranquillity), le Death mélodique venu de Suède a littéralement pris d’assaut la planète au milieu des nineties, portant au passage un coup supplémentaire au Death Metal traditionnel, déjà bien groggy par l’explosion de la vague Black norvégienne.
Dans ce contexte, No Fashion Records s’est spécialisé dans ce style aux frontières du Black et du Death, leur dernière recrue de l’époque se nomme A Canorous Quintet (désormais renommé This Ending). Déjà auteur du bon mini As Tears fin 1994 et actif depuis 1991, les hommes de Linus Nirbrant ont enfin l’opportunité de mettre en boite leur premier Full Lenght intitulé Silence of the World Beyond (1996).

Fort d’une pochette sombre et énigmatique de Tommy Wihlstrand, le titre éponyme donne le ton, dominé par le chant très hargneux de Mårten Hansen et les guitares simultanément mélodiques et incisives de la paire Nirbrant / Pignon (Leo, pas François), on pense au premier album de In Flames. Mais ce titre d’ouverture n’est qu’un prélude, la suite s’annonçant plus violente dès Naked With Open Eyes et des riffs mordants à souhait.
A Canorous Quintet reprend incontestablement la recette du Death / Black à la suédoise, les ombres de Dissection et Unanimated ne sont pas loin, cela dit les musiciens apportent une touche personnelle qui permet de les différencier : un surcroît d’agressivité par rapport à leurs compatriotes cités. Les deux Peter, Tägtgren pour les prises de son et In De Bettou pour le mixage et mastering, ne sont certainement pas étrangers à ce son tranchant qui sied si bien au style du groupe.

Spellbound représente la quintessence même de la musique de A Canorous Quintet, débutant dans un registre furieux très Black Metal, l’enchaînement à 00 : 38 avec un passage bien plus lourd est un pur régal, et toujours ce chant terrible de Mårten, renforçant encore l’énergie développée. Intelligemment, les suédois savent aussi placer épisodiquement quelques schémas plus posés avec arpèges et guitares mélancoliques, c’est notamment le cas avec Orchid’s Sleep, étirée sur plus de 6 minutes.
La qualité d’un album se juge souvent sur la seconde partie, fréquemment moins étoffée que la première et propice à des décrochages, or Silence of the World Beyond ne baisse pas de régime au contraire, le diptyque de fin Burning, Emotionless et Dream Reality, s’avérant même être l’apogée du skeud avec une succession de cavalcades Death / Black et de riffs entêtants en veux tu en voilà, le second rappellera certainement quelque chose à ceux qui ont aimé le Reflections le second Centinex.

Aussi percutant que At The Gates, aussi sombre que Dissection, Silence of the World Beyond est bel et bien un album de haute volée parmi les meilleurs de la scène swedish melodic Death / Black. Seuls manquent à l’appel quelques soli qui auraient magnifier le tout et peut-être permis au groupe de Linus Nirbrant de s’extirper de l’underground avec un disque invincible. A défaut de conquérir le monde, A Canorous Quintet a proposé un premier album redoutable d’efficacité et déjà incroyablement mature.

Si vous désespérez de trouver votre bonheur dans le Death mélodique actuel aseptisé et dénué du côté ténébreux, et que vous ne possédez pas encore Silence of the World Beyond, il est impératif d’y remédier, à condition de le trouver à prix décent, ce qui n’est pas chose aisée…

BG

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Fabien - 22 Octobre 2010: Ah BG jouant de nouveau aux archéologues, dans la cour que je préfère. Joli déterrage d’un groupe de talent de l’écurie No Fashion Records. Ce label avait le chic pour dégoter à l’époque de bons seconds couteaux deathmélo ou blackdeath en provenance de Suède, tels Ablaze my Sorrow, Allegiance, Decameron, Mork Gryning, The Moaning, Throne of Ahaz, Unanimated ou Vinterland (etc). Je viens d’ailleurs de régulariser tout cela par l’achat de quelques CD du label il y a peu, dont ce Silence of the World en cassant légèrement la tirelire. Merci et continue sur ta lancée ! A mon sens, au moins les vingt premiers albums du label méritent le détour à coup sûr.

Fabien.
BEERGRINDER - 22 Octobre 2010: Tout à fait, la discussion avec eulmatt sur le topic Death mélo concernant la bonne époque, m'a inspiré.
Moi aussi je suis un nostalgique des vieilles productions de Black / Death No Fashion, dont certaines ont bercé mes 20 ans.


J'ai aussi fait quelques régularisations No Fashion il y a quelque temps : le Decameron et les deux premiers Mörk Gryning.
Ça faisait un petit moment que j'avais Silence of the World Beyond dans les cartons, mais je bloquais sur la façon de l'aborder.
J'avais réussi à choper ce premier album de A Canorous Quintet il y a quelques temps pour une somme équivalente à un disque classique (12 euros), en revanche je me casse toujours les dents sur le MCD As Tears.

Le Vinterland est aussi dans mon viseur, mais jusqu'ici je ne l'ai pas encore trouvé à prix décent.
En revanche tant qu'on est dans le Death mélodique, je viens de choper A Velvet Creation de Eucharist pour 7 euros sur Price Minister, j'adore ce site, une vrai mine d'or pour les radins...
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Chronique @ BEERGRINDER

20 Janvier 2022

The Black / Death spiral

Porté au panthéon par des monuments comme Storm of the Light’s Bane (Dissection) et The Gallery (Dark Tranquillity), le Death / Black mélodique venu de Suède a littéralement pris d’assaut la planète au milieu des nineties, portant au passage un coup supplémentaire au Death Metal traditionnel, déjà bien groggy par l’explosion de la vague norvégienne.
Dans ce contexte, No Fashion Records s’est spécialisé dans ce style aux frontières du Black et du Death, leur dernière recrue de l’époque se nomme A Canorous Quintet (renommé un temps This Ending). Déjà auteur du bon MCD As Tears fin 1994 et actif depuis 1991, les hommes de Linus Nirbrant ont enfin l’opportunité de mettre en boite leur premier Full Lenght intitulé Silence of the World Beyond (1996).

Fort d’une pochette sombre et énigmatique de Tommy Wihlstrand, l’album démarre fort sur ce titre éponyme qui donne le ton, dominé par le chant très hargneux de Mårten Hansen et les guitares simultanément mélodiques et incisives de la paire Nirbrant / Pignon (Leo, pas François), on pense notamment au premier In Flames. Mais ce titre d’ouverture n’est qu’un prélude, la suite s’annonçant encore plus violente sur Naked With Open Eyes et ses riffs mordants à souhait.
A Canorous Quintet reprend incontestablement la recette du Death / Black à la suédoise, les ombres de Dissection et Unanimated ne sont pas loin, cela dit les musiciens apportent une touche personnelle qui permet de les différencier : ce surcroît d’agressivité par rapport à leurs compatriotes. Les deux Peter, Tägtgren pour les prises de son et In De Bettou pour le mixage et mastering, ne sont certainement pas étrangers à ce son tranchant qui sied si bien à leur style.

Spellbound représente la quintessence même de la musique de A Canorous Quintet, débutant dans un registre furieux très Black Metal, l’enchaînement à 00 : 38 avec un passage bien plus lourd est un régal, et toujours avec ces hurlements terribles de Mårten, renforçant l’énergie développée. Intelligemment, les suédois placent aussi épisodiquement quelques schémas plus posés avec arpèges et guitares mélancoliques, c’est le cas avec Orchid’s Sleep, étirée sur plus de six minutes.
La qualité d’un album se juge souvent sur la seconde partie, fréquemment moins étoffée que la première et propice à des décrochages, or Silence of the World Beyond ne baisse pas de régime au contraire, le diptyque de fin Burning, Emotionless et Dream Reality se révélant même comme l’apogée avec une succession de cavalcades Death / Black et de riffs entêtants en veux tu en voilà, le second rappellera certainement quelque chose à ceux qui ont aimé Reflections (le troisème disque de Centinex).

Aussi percutant que At The Gates, aussi sombre que Dissection, Silence of the World Beyond est bel et bien un album parmi les meilleurs de la scène swedish melodic Death / Black. Seuls manquent à l’appel quelques soli qui auraient pu magnifier le tout et peut-être permis au groupe de Linus Nirbrant de s’extirper de l’underground avec un disque invincible. A défaut de conquérir le monde, A Canorous Quintet a composé là un premier album redoutable et déjà incroyablement mature.

Si vous désespérez de trouver votre bonheur dans le Death mélodique actuel aseptisé et dénué du côté ténébreux et que vous ne possédez pas encore Silence of the World Beyond, il est impératif d’y remédier, à condition de le trouver à prix décent, ce qui n’est pas chose aisée…

BG

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