Shàmaniac

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15/20
Nom du groupe Shaman (FIN)
Nom de l'album Shàmaniac
Type Album
Date de parution 04 Octobre 2002
Style MusicalFolk Metal
Membres possèdant cet album7

Tracklist

1.
 Mu Sieiddi Beales Mun Gottan
 17:32
2.
 Ii Lea Voibmi
 03:30
3.
 Shamàniac
 04:09
4.
 Jalla
 04:44
5.
 Sugadit
 08:29
6.
 Duoddarhàlti
 04:49
7.
 Vuola Làvlla
 02:46

Durée totale : 45:59

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Shaman (FIN)


Chronique @ MetalSonic99

11 Décembre 2025

Shaman était plus comme mon propre projet solo – Jonne Järvelä

Il paraitrait fou de penser que la plupart des Metalleux du monde n'aient jamais entendu au moins une fois le nom du groupe de Folk Metal finlandais Korpiklaani!
Si c'est le cas (ce serait malheureux), sachez que cet album intitulé « Shamániac » est le deuxième et dernier album studio d'un groupe nommé Shaman, avant qu'ils ne changent de nom pour ledit Korpiklaani. Ainsi, malgré le fait que même s'il s'agit d'une évolution dans la carrière du combo finnois, les deux entités demeurent tout de même très différentes musicalement.
En effet, alors que Korpiklaani donne un effet plutôt entraînant, Shaman joue plutôt une forme de Metal beaucoup plus sombre et atmosphérique ayant pour nom le « Joik Metal » (le Joik est une manière traditionnelle de chanter du peuple sami en Laponie). Ce faisant, même si vous aimez Korpiklaani, votre modeste serviteur ne peut pas vous promettre que vous aimerez aussi Shaman. Cependant, si vous aimez le Joik, il est vivement recommandé d'essayer d’écouter en premier lieu « Idja » ; voire « Hunka Lunka », un premier jet issu de leur précédente incarnation ayant pour nom Shamaani Duo. Ce faisant, « Shamániac » reprend là où « Idja » nous a laissés car ce cadet contient beaucoup plus de puissance aux guitares et à la batterie et donne moins d'importance aux guitares acoustiques.

A l’évidence, même si le Joik continue de dominer l’ensemble de cette deuxième offrande, la majeure partie de l'album transportera l’auditeur dans les contrées hostiles des forêts finlandaises. Dès lors, en lieu et place des guitares acoustiques et des mélodies vocales accrocheuses, on retrouvera plutôt d'excellents riffs Folk Metal purs et durs, soutenus par des percussions ethniques très bien placées ; le tout couplé à de superbes mélodies aux claviers qui tentent d'imiter des instruments Folk (comme les flûtes et les violons).

Indéniablement, même si l’auditeur pourrait être déçu du fait que ce disque ne contienne « que » six chansons, elles comportent une durée suffisamment longue pour qu’elles soient presque toutes agréables à écouter en procurant une sensation de communion avec la nature et les nombreux aspects de la Laponie. Par conséquent, il demeure malheureux qu'un album comme celui-ci soit passé à la trappe (ainsi que tout ce qui concerne la période pré-Korpiklaani) en raison de sa nature très étrange et de l'absence d'utilisation d'une langue commune alors que les rythmes et les mélodies le composant donnent vraiment l'impression d'assister à une sorte de rituel chamanique ; comme en témoigne l'ouverture captivante et envoûtante de "Mu Sieiddi Beales Mun Gottan" qui donne le ton à l'ensemble de l'album. D'une durée de dix-sept minutes et demie, ce morceau d'ouverture est une composition en trois parties, allant d'excellents rythmes tribaux à une ballade mélancolique, entrecoupée de brillants riffs Folk Metal ; prouvant d'emblée qu'il s'agit là d'un album plus varié et complet que son prédécesseur, ce qui en fait une écoute facile et extrêmement enrichissante du début à la fin.

A l’évidence, le morceau éponyme débute dans un style proche de « Idja » grâce au son de sa batterie mid-tempo et de ses guitares acoustiques où le jeu de guitare solo fait une fois de plus la différence. Par la suite, le surprenant "Ii Lea Voibmi" s'appuie une fois de plus sur les percussions et le chant charismatique de Jonne, en présentant une mélodie chorale très atypique, presque viking à l’instar de "Duoddarhàlti".

A l’inverse, "Jalla" s'enrichit de percussions ethniques, tandis que "Sugadit" (dont les trois premières minutes auraient pu être tirées directement de « Idja ») s'interrompt brusquement pour un moment fugace de Folk Metal rageur, se soldant seulement par l'apparition d'un son de violon synthétique véritablement horrifiant qui, malgré la bonne mélodie, aurait pu être omis. Enfin, le dernier morceau, "Vuola Làvlla ", est un morceau humppa contagieux (et sans aucun doute l'un des meilleurs morceaux de l'album) qui rappelle clairement Finntroll, où la principale différence demeure dans le fait que les claviers sont remplacés par la guitare solo.

En définitive, si vous aimez Korpiklaani, vous devriez peut-être découvrir cet album afin de vous rendre compte du chemin parcouru par le combo finnois depuis sa naissance et ses précédentes incarnations telles que Shamaani Duo et Shaman ; bien qu’il ne faille pas vous attendre à quelque chose de 100 % similaire à Korpiklaani puisque la voix de Järvelä était à l'époque celle d'un jeune homme dans la vingtaine, et elle ne sera jamais aussi remarquable qu’elle ne l’est aujourd’hui. Néanmoins, toute la section instrumentale est magnifiquement jouée et composée, parvenant à créer des dizaines de motifs différents. Bref, « Shamániac » est, sans l'ombre d'un doute, un dernier album de Folk Metal fantastique avant la transformation du groupe en Korpiklaani ; chargé de superbes mélodies à la guitare solo ; le tout emballé dans un Joik intense et d’un rythme pulsé du tambour chamanique.

2 Commentaires

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Ensiferum93 - 21 Décembre 2025:

Quel plaisir de te lire après une si longue pause ! (ou alors je suis passé à côté de quelque chose...)

Merci pour la chronique, en voyant le nom des morceaux je me suis dit que j'avais beaucoup écouté les deux précédents mais que celui-ci avait dû un peu passer à la trappe ^^' j'essaie de corriger ça sous peu ! 

Un point de désaccord très subjectif quant au côté remarquable de la voix de Jonne, que je préférais largement en début de carrière que ce qu'il propose désormais avec Korpiklaani. En studio ça va encore mais alors en live.................

MetalSonic99 - 22 Décembre 2025:

Salut Rémi,

'Non effectivement tu n'as rien raté, j'ai pris une longue pause pour souci personnel, mais me voilà de retour prêt à en découdre! 
J'espère que de ton côté tout roule! 

Je comprend que tu puisses accrocher au Jonne de l'époque car ce côté vocal a complètement disparu, ce qui donne bien évidemment une impression de nostalgie en l'écoutant!

Perso, je préfère le Jonne d'aujourd'hui, car ce côté plus dur fonctionne à merveille avec la musique de Korpiklaani! Pareil pour le live, j'ai eu la chance de les voir avant Covid, avec une ambiance folle dans la salle et sa voix était plus que correcte! 
Neanmoins, peut être qu'avec les années sa voix a changé! Il faudrait que j'aille les revoir pour m'en rendre compte! 
 

Merci pour ton retour! À bientôt j'espère :)

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Commentaire @ Adios234

07 Janvier 2012

Les prémices de Korpiklaani...

En 2002 sortait Shàmaniac, troisième album de Korpiklaani, encore appelé Shaman. On a affaire là aux prémices de ce qu'est le Korpiklaani que l'on découvrira par la suite ; on peut même dire qu'entre cet album et Spirit of the Forest, premier album sous le nom de Korpiklaani, il n'y a qu'un pas. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à écouter Ii Lea Voibmi, ou jeter une oreille à Vuola Làvlla, la démo d'une chanson que l'on (re)découvrira sur le deuxième album de Korpiklaani, Voice of Wilderness. Mais il sera temps d'y revenir plus tard...

L'album s'ouvre sur Mu Sieiddi Beales Mun Gottan, chanson qui impressionne par bien des aspects. Premier aspect, la durée : 17 minutes et 32 secondes ! Cela peut effrayer, mais pourtant, les quasi 18 minutes passent comme 5. La chanson débute par des percussions ethniques, vite rejointes par le chant si particulier de Jonne Järvelä (retenez-le bien, il restera très discret sur cette chanson, celle-ci étant quasiment instrumentale). A ces deux-là viennent s'ajouter parfois quelques powerchords de guitare. Cette organisation se poursuivra pendant 3 minutes. A partir de ce moment-là commencera la montée en puissance de la chanson, qui culminera entre 6 et 8 minutes 30, pour ensuite voir la chanson décroître progressivement jusqu'à l'extinction, la chanson se terminant par une calme outro de guitare acoustique en fade out.
On enchaîne direct avec une des bombes de l'album, la très dynamique Ii Lea Voibmi. Tout dans cette chanson laisse présager de ce que le groupe va devenir : riffs et batterie rapides (qui deviendront très vite une des caractéristiques du groupe), le chant si particulier de Jonne, tantôt scandé, tantôt mélancolique (là encore, on est très proche de son interprétation future lors de Spirit of the Forest), mélodie folk entraînante. Le groupe ne renie d'ailleurs pas cette période (bien que Järvelä soit le seul à l'avoir connue), puisque cette chanson est régulièrement jouée, aujourd'hui encore, en clôture de concert.
S'ensuit la chanson éponyme. Celle-ci est calme, parfois lancinante, empreinte d'une mélancolie qui tend malheureusement à disparaître chez Korpiklaani.
Les deux morceaux suivants, Jalla et Sugadit, sont globalement dans la même veine. Cependant, Sugadit se démarque par un break et une outro beaucoup plus énergique et joyeuse que le reste de la chanson.
Arrive Duoddarhàlti, un morceau dans le style de Spirit of the Forest. Cette chanson fait mouche, armée d'une rythmique en béton armé. Le riff de départ cloue sur place, les percussions (n'étant pas sans rappeler celles de Tequila) sont très énergiques, on a direct l'envie de secouer la tête, et la batterie est puissante comme il faut, notamment grâce à la double pédale relativement présente.
Vient le dernier morceau de la galette : Vuola Làvlla. Dès les premières secondes, on ne peut s'empêcher de sourire en reconnaissant la mélodie infaillible de la dorénavant incontournable Beer Beer (qui n'a jamais opiné de la caboche sur Beer Beer n'est pas fan de folk metal !), ode à la bière et à l'ivresse que cette dernière procure. La composition générale de la chanson est identique : on aura bien quelques menues améliorations sur la partition de batterie, particulièrement sur les breaks. Deux différences majeures sont cependant à souligner. Premièrement, la mélodie : elle est jouée par les instruments folkloriques et par la guitare, contrairement à Beer Beer, où seuls les instruments folks s'en chargent. Deuxièmement, les paroles ; pour passer de Vuola Làvlla à Beer Beer, on se doute que les paroles sont différentes. Cependant, pas tant que ça ! Vuola Làvlla sa traduit en anglais par "Beer Song", et les paroles ne sont que la version finnoise des paroles de Beer Beer.

En conclusion, nous avons affaire là à un album très prometteur, d'un groupe lui aussi prometteur. Le groupe est clairement lancé dans ce qu'il deviendra après, et il n'est pas près de s'arrêter. Cependant, un petit bémol peut être relevé : la production. Cette dernière est loin d'être mauvaise, mais certains arrangements sonnent un peu brouillon, et quelques parties de guitares ne paraissent pas toujours en rythme. Cet album plaira sans conteste aux fans de Korpiklaani et aux amateurs de folk metal en général.

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Shabby - 09 Janvier 2012: je trouve quand même qu'on a un pas de géant entre cet album et spirit of the forest, et sur tout les points de vue. Shamaniac et Korpiklaani sont deux ambiance singulièrement différentes, même si on peut apprécier les deux.
Sinon merci pour cette bonne chronique pour un album rare.
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