Seven Lords

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15/20
Nom du groupe Mylidian
Nom de l'album Seven Lords
Type Album
Date de parution 03 Fevrier 2014
Produit par Didier Chesneau
Style MusicalMetal Gothique
Membres possèdant cet album11

Tracklist

1. The Seven Lords Opening 01:55
2. Salvation by Blade 05:36
3. The Mentor 05:01
4. Via Sanguinius 06:06
5. Cyberduel 03:54
6. Opus Dei 04:29
7. Red March 04:12
8. Story of a Ghost 03:57
9. Hell's Hunter 05:05
10. The Seventh Lords 11:05
a/ Discovery of the Pyramids Complex
b/ Battle of the Temple of Agmon
c/ The Father's Forgiven
d/ Sombrazie : the Lord of Nothingness
Total playing time 51:20

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Mylidian


Chronique @ Eternalis

15 Mars 2014

Mylidian affirme de grandes ambitions et vient surtout combler un vide criant dans le paysage français

Les débuts d’une carrière sont souvent primordiaux pour le futur et l’évolution d’un artiste. C’est souvent la raison pour laquelle les jeunes loups enchainent les créations dans les premières années afin de se montrer au monde et d’évoluer rapidement afin d’avoir une exposition médiatique maximale.
Si l’on prend le cas de Mylidian, qui a dû attendre près de sept ans entre ses deux premiers albums, on peut presque prétendre que, d’un point de vue promotionnel, l’importance de "Seven Lords" est la même que celle d’un premier opus. Changement de line-up, concept étoffé, direction musicale complètement revisitée ; ils semblent que la gestation du second album fut une longue expérience qui touche enfin à son terme.

Initialement évoqué comme un groupe de metal gothique, il serait aujourd’hui réducteur de n’offrir que cette étiquette aux parisiens de Mylidian. Certes, on perçoit des influences notoires de Tiamat ou Moonspell, peut-être même également Therion ou Trail of Tears mais le combo a également largement intensifié son propos, enrichi de multiples influences pour proposer actuellement une musicalité entre heavy, death, gothique, sympho enrobé d’une très grande théâtralité liée à un concept narratif guidant entièrement la musique (le monde de Mylidian justement).
Armendar, le vocaliste, s’occupe de « jouer » tous les personnages masculins en usant de sa voix comme d’un outil afin de proposer du chant mélodique, lyrique ou hurlé et ainsi proposé une variété vocale des plus intéressantes, en sachant qu’il est en plus secondé par Béatrice Descamps sur les vocaux féminins. "Salvation by Blade" est directement là pour montrer cette pluralité, avec des couplets hurlés posés sur un blast beat ou des parties de riffs très syncopées, très modernes mais soutenues par une assisse symphonique omniprésente. Puis, dès le refrain, le chant clair prend le pas, des chœurs également (tous réalisés en studio, aucun travail numérique sur ce point) qui évoquent clairement Therion et une certaine schizophrénie dans la musique. Des leads mélodiques pointent également dans un univers musical très chargé, aux multiples éléments qui en viennent parfois même à étouffer la musique.

C’est probablement l’un des défauts que l’on pourra noter à l’écoute de ce "Seven Lords" on ne peut plus ambitieux. La diversité musicale va tellement loin à l’intérieur même des titres, avec une multitude de couches musicales (de nombreuses lignes de claviers, souvent plusieurs parties de guitare simultanées, les chœurs…) que l’écoute en devient parfois épuisante et qu’on se perd dans cette diversité certes salvatrice mais parfois maladroitement condensée.
Certains titres se veulent ainsi plus minimaliste, à l’instar de l’excellent "Red March", basé sur une ligne de piano et un riff relativement simple. Le chant d’Armendar s’y fait plus mélancolique et purement gothique (l’ombre de Tiamat y plane beaucoup) avec un passage central narratif et permet finalement de respirer entre des compositions plus ambitieuses. Il faut noter que, de ce fait, la production, bien que très puissante, manque parfois de souffle sur l’album, se retrouvant trop numérique et froide étant donné la richesse harmonique de la musique. On ne pourra en vouloir à Mylidian lorsque l’on voit la quantité de travail abattu mais il est probable qu’un studio plus professionnelle et un son plus organique sera recommandable à l’avenir.

"The Mentor" est l’exemple parfait des compositions rapides et denses, aux interventions vocales multiples. Le cœur de la musique se veut symphonique, presque comme Rhapsody of Fire lorsque Armendar se montre plus bestial (on peut penser au Fabio Lione plus actuel). Le solo est une petite merveille et témoigne, là encore, d’une grande maturité dans cet équilibre parfait de ne jamais trop en faire mais d’être suffisamment technique pour évoquer une grande dextérité. Les lignes de piano s’entremêlent à cet ensemble harmonieux dans une jolie poésie pour justement faire le lien sur un "Via Sanguinius" plus théâtral. Dans une veine similaire, "Story of a Ghost" est une ballade au piano, possédant quelques passages en guitare lead et uniquement chantée par Béatrice.
Le gros de l’album, le moment fort, sera inévitablement ce titre épique et éponyme de onze minutes, que l’on attend, après un opus aussi chargé, comme un rappel, une définition même du genre de Mylidian. Très symphonique, les chœurs sont extrêmement présents pour épauler les deux chanteurs et faire ressortir la puissance de la composition. Comme sur le reste du disque, en marge du reste, les lignes de piano virtuoses apportent une douceur à cette surenchère musicale omniprésente (dans le sens positif du terme). Un passage quasi biblique, en latin, parsème un break calmant le rythme avant de servir de tremplin pour un riff presque thrash énorme qui permet de repartir sur la mélodie initiale.

Avec "Seven Lords", Mylidian affirme de grandes ambitions et vient surtout combler un vide criant dans le paysage français, qui manque singulièrement de groupes de cette envergure et allant dans cette direction (en attendant le prochain Whyzdom et Fairyland éventuellement). Il est encore trop tôt pour en revanche réellement placer Mylidian dans la cour de grands. Il faudra s’atteler à une production plus personnelle et moins digitale la prochaine fois (même si les moyens financiers sont toujours un frein) et peut-être à une direction musicale parfois plus aéré. En voulant être constamment dans la démesure, Mylidian se perd parfois et en fait trop, ne parvenant pas justement à atteindre l’équilibre de groupes comme Therion ou Rhapsody of Fire qui excellent dans cet exercice depuis des années. Il y a certes encore du travail en vue du prochain album mais les français possèdent avec "Seven Lords" un album de classe qui va faire immanquablement parler de lui. En espérant qu’ils seront en mesure de le défendre sur scène…

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