Seraphina: The Fall from Eden

Liste des groupes Heavy Mélodique Phoenix Lake Seraphina: The Fall from Eden
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16/20
Nom du groupe Phoenix Lake
Nom de l'album Seraphina: The Fall from Eden
Type Album
Date de parution 27 Fevrier 2026
Style MusicalHeavy Mélodique
Membres possèdant cet album4

Tracklist

1.
 Sor-El (The Descent)
 01:10
2.
 Fall from Eden
 05:03
3.
 This Abyss
 04:00
4.
 Heart of Obsidian
 04:07
5.
 Fractured Wings
 04:01
6.
 Seraphina
 03:14
7.
 Echo 1: Embers
 00:47
8.
 The Divine
 04:02
9.
 Woven in Time
 03:35
10.
 Echo 2: Hollow Light
 00:36
11.
 Bells of Variel
 03:58
12.
 Serenity
 05:07
13.
 I'll Let You Go
 05:39
14.
 Echo 3: The Bloom
 01:01

Durée totale : 46:20

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Phoenix Lake


Chronique @ ericb4

05 Mars 2026

Une ogive à longue portée et aux effets dévastateurs lancée par l'escadron britannique...

Message a été reçu par le quartet britannique du souhait à peine voilé émis par votre humble serviteur de le voir revenir dans les rangs muni d'un album full length ! Si trois années déjà séparent son introductif et encourageant EP, « Beyond the Flames », de son successeur, le présent opus, « Seraphina: The Fall from Eden », cela ne signifie nullement que le combo soit resté tapi dans l'ombre ce laps de temps durant, quelque quatre singles étant alors réalisés (« Fractured Wings », en 2023, « Serenity », en 2024, suivis de « Woven in Time » et « Bells of Variel », en 2025), soit quatre des quatorze pistes arborant ce premier mouvement de longue durée. Ce faisant, les 46 optimales minutes de l'auto-production permettront-elles à nos quatre belligérants de lutter efficacement dans une arène metal mélodique à chant féminin aujourd'hui sujette à une rude concurrence ? Plus encore, huit ans après sa sortie de terre, le collectif d'outre-Manche pourrait-il dès lors rejoindre les sérieux espoirs de ce si couru segment metal ?

Dans ce projet, se trouvent à nouveau réunis la chanteuse aux puissantes et sensibles inflexions Lana Phillis, le guitariste/bassiste Zak Smith, le guitariste Ash Wilson et le batteur Joe Synnott. De cette indéfectible collaboration naît une œuvre rock'n'metal mélodique aux coloratures heavy, power, symphonique, prog et death, où cohabitent des sources d'inspiration aussi éclectiques que Delain, Ad Infinitum, Paramore, Within Temptation, Beyond The Black et Temperance. A l'instar de son aîné, cet élan a fait l'objet d'une production d'ensemble de bonne facture : produit, à son tour, par Tristan Hill au 7Hz Audio, parallèlement mixé et mastérisé par Pete Rutcho (Parkway Drive, Falling In Reverse), le bouillonnant et sensible méfait n'accuse pas l'once d'une sonorité résiduelle tout en dispensant une saisissante profondeur de champ acoustique. Mais embarquons sans plus attendre à bord du vaisseau amiral pour une aventure que l'on espère parsemée de quelque terre d'abondance...


Comme ils nous y avaient sensibilisés, nos acolytes font la part belle aux plages magmatiques, non sans nous aspirer, et d'un battement de cils, dans la tourmente. Ainsi, suite à « Sor-El (The Descent) » – brève et cinématique entame injectée de doux clapotis pianistiques et d'un récitatif en voix féminine claire – c'est à un déferlement de virulents coups de boutoir auquel nous soumet « Fall from Eden », up tempo syncopé aux riffs acérés, au carrefour entre Delain et Temperance. Pourvu, en prime, d'un refrain catchy mis en habits de lumière par les chatoyantes impulsions de la déesse et d'un fringant solo de guitare, le frétillant manifeste poussera assurément à un headbang bien senti et quasi ininterrompu. Dans cette veine, on ne saurait davantage esquiver « Heart of Obsidian », up tempo rock'n'metal mélodico-symphonique aux riffs crochetés, au confluent de Beyond The Black et Delain ; doté d'un entêtant refrain, investi d'une muraille de choeurs venue escorter les angéliques inflexions de la sirène, et recelant de fulgurantes et opportunes montées en régime de son corps orchestral, ce hit en puissance ne se quittera qu'à regret. Enfin, c'est cheveux au vent que se parcourront les entraînants et ''delainiens'' « Woven in Time » et « Serenity » ; se dessinent alors deux ''tubesques'' élans aux subtiles harmonies, propices à un pas de danse chaloupé.

Dans une perspective moins volontiers ''symphonisante'', d'autres espaces d'expression tout aussi vitaminés nous retiendront sans avoir à forcer le trait. Ce qu'atteste, tout d'abord, le corrosif et ''paramorien'' « This Abyss » qui, au regard de ses sémillants arpèges d'accords, de ses soudaines et grisantes accélérations, et d'un inattendu passage death metal, alors infiltré de screams on ne peut plus déchirants, ne saurait être éludé. Dans cette dynamique, à la lumière d'une ligne mélodique, certes, déjà courue mais des plus accrocheuses, et de son inaltérable et magnétique impulsivité, le frondeur « Fractured Wings », lui, ne relâchera pas sa proie d'un iota. Le frénétique et engageant « Seraphina », enfin, n'ira pas sans générer une énergie aisément communicative. Mais le magicien aurait encore quelques tours dans sa manche, et des meilleurs...

Quand il en vient à varier ses phases rythmiques à l'envi, et comme il nous y a déjà accoutumés, le combo trouve là encore matière à nous assigner à résidence. Ce que révèle « The Divine », low tempo progressif pétri d'élégance, à mi-chemin entre Delain et Ad Infinitum, eu égard à l'infiltrant cheminement d'harmoniques qu'il nous invite à suivre ; encensé par les cristallines oscillations de la princesse, recelant un vibrant solo de guitare ainsi qu'une insoupçonnée et prégnante montée en puissance du dispositif instrumental à mi-piste, l'enivrant effort poussera assurément à une remise en orbite avant même la survenue de la chute finale.

Lorsque le rythme de ses frappes se fait un tantinet moins effusif, le message musical délivré par la troupe parviendra là encore, et sans ambages, à happer le tympan du chaland. Ce à quoi nous sensibilise le ''delainien'' mid tempo « Bells of Variel » ; voguant sur une onde mélodique des plus enveloppantes et doté d'un refrain catchy mis en exergue par les angéliques modulations d'une interprète bien habitée, l'invitant méfait se jouera de toute tentative de résistance à son assimilation.

S'il lui aura fallu patienter jusqu'à l'antépénultième piste pour se sustenter, l'attente de l'aficionado de moments intimistes sera récompensée, nos compères lui adressant par là même leurs mots bleus les plus sensibles. Ce qu'illustre « I'll Let You Go », ballade progressive à la fois frissonnante et empreinte de délicatesse, que n'auraient sans doute reniée ni Temperance ni Within Temptation. Glissant le long d'une radieuse rivière mélodique qu'empruntent les ''siréniennes'' volutes de la maîtresse de cérémonie, assorti d'un flamboyant solo de guitare, et se chargeant en émotion au fil de la graduelle densification de son dispositif instrumental, l'instant privilégié fera plier l'échine à plus d'une âme rétive.


A l'issue d'une traversée aussi palpitante que tumultueuse, on ressort avec l'irrépressible envie de remettre le couvert sitôt l'ultime mesure envolée, histoire de plonger à nouveau dans cet océan de félicité. S'il varie aujourd'hui plus qu'hier ses phases rythmiques et ses ambiances comme ses exercices de style, le combo n'octroie pas l'once d'une joute oratoire, quand ses interludes « Echo 2: Hollow Light » et « Echo 2: Hollow Light », tous deux greffés sur l'entame (« Sor-El (The Descent) ») et sur l'outro (« Echo 3: The Bloom »), s'avèrent, eux, peu loquaces et un brin stéréotypés, nuisant par là même à la dynamique d'ensemble de l'oeuvre.

Si quelques prises de risques manquent encore à l'appel, le collectif d'outre-Manche peut néanmoins compter à la fois sur une technicité instrumentale affermie et sur la féconde inspiration mélodique de ses auteurs ; sans omettre l'identifiable et magnétique empreinte oratoire de la frontwoman et une plus discrète présence de ses sources d'inspiration. Bénéficiant parallèlement d'une ingénierie du son coulée dans le bronze et d'arrangements de bon aloi, cet effort dispose de l'arsenal requis pour tenir la dragée haute à la concurrence et faire de la troupe un sérieux espoir du metal mélodique à chant féminin. Bref, une ogive à longue portée et aux effets dévastateurs lancée par l'escadron britannique...


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