Seeming Salvation

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14/20
Nom du groupe Epitaph (SWE-1)
Nom de l'album Seeming Salvation
Type Album
Date de parution 1992
Produit par Tomas Skogsberg
Enregistré à Sunlight Studio
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album19

Tracklist

Re-Issue in 2009 by Konqueror Records with 4 bonustracks
1. Chastity 01:34
2. Seeming Salvation 03:42
3. Prey to Dismay 05:37
4. Engraving the Epitaph 04:24
5. The Twisted Grace 04:11
6. Self-Inflicted 05:00
7. Purgation from Within 03:52
8. Disorientation 03:34
9. Seeking Life 04:29
10. Of Violet Fire 03:03
Bonustracks (Re-Issue 2009)
11. Cannibalized (Demo 1991) 04:33
12. Bloodstained Visions (Demo 1991) 02:34
13. Disorientation (Demo 1991) 04:04
14. Seeds of Hypocrisy (Demo 1991) 03:32
Total playing time 39:26

Chronique @ Fabien

29 Août 2014

Engraving The Epitaph

Formé en 1989 sous le nom de Dark Abbey et rapidement rebaptisé Epitaph, ce trio issu de la banlieue de Stockholm fait partie des groupes deathmetal suédois tels que Sorcery, Megaslaughter, Authorize ou Excruciate ayant emboité le pas aux pionniers du style comme Entombed, Carnage ou Grave, une liste suédoise vite devenue sans fin. Auteur de la demo-tape Disorientation en mars 1991, la bande est remarquée la même année par le label français éphémère Infest Records, apposant sa démo 4 titres avec autant de morceaux pour la face du voisin stockholmois Excruciate, pour un split-album paru uniquement en disque vinyle.

Passé sous contrat Thrash Records (donc resté en France), et fin prêt pour la capture de son debut-album, Epitaph réinvestit les Sunlight Studios entre 91 et 92 pour la troisième fois, lieu d’enregistrement de ses deux précédentes demo-tape, dont la première Blasphemy capturée sous son ancien patronyme en juillet 1990.

Paru courant 92 en LP/CD, Seeming Salvation est un album typique du deathmetal scandinave issu des Sunlight Studios au début des années 90’s. On retrouve en effet ce death tronçonnant, froid et teinté de mélodie, sur une production à-la-chaîne et bon marché de Tomas Skogsberg, qui assure correctement son job malgré le peu de moyens et de temps alloués. Si le disque démarre sur une bonne intro suivi d’un premier morceau éponyme tout aussi réussi, mêlant rythmiques tranchantes, growl rocailleux et leads soignées, il devient ensuite rapidement académique & prévisible, à une époque où le deathmetal suédois commence à saturer, et le son made in Sunlignt à devenir déjà stéréotypé, tout comme le son des Morrisound Studios outre-Atlantique.

Quoi qu’il en soit, si Seeming Salvation reste un album relativement générique, il correspond idéalement au vieux deathmetal stockholmois et conserve ainsi le charme de son époque, possédant un riffing et un feeling toujours plaisants à l’oreille. L’unique full-album de ce trio éphémère (séparé dès 1993) se négocie en tout cas à prix d’or depuis plusieurs années (tant l’édition Thrash Records d’origine que la réédition Konqueror de 2008), une sacrée surestimation en ne prenant en compte que sa qualité intrinsèque, à l’image des debut-albums de Megaslaughter, Authorize ou Excruciate juste honnêtes et tout aussi prisés. Pour la forme, notons enfin que la réédition de 2008 possède un nouveau mixage (guère différent à mon sens), suivant la volonté du groupe insatisfait avec le mix d’origine.

Fabien.

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