Saints of Sulphur

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11/20
Nom du groupe Force Majeure
Nom de l'album Saints of Sulphur
Type Album
Date de parution 19 Octobre 2011
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1. Crushblade
2. Paint Me Dead
3. Ecstacy
4. One More Day
5. Neptune Island
6. Ever Since the Dawn
7. These Cold Deserted Shores
8. Blizzard
9. Zero Toxic
10. Saints of Sulphur

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Force Majeure


Chronique @ dark_omens

08 Juillet 2013

Eu égard à tout ces défauts, Saints of Sulphur n'aura que peu d'atouts à offrir...

Né de ces terres finlandaises aux frimas austères, Force Majeure fait partis de cette frange de groupes quelque peu égaré dans l'anonymat. Comme nombres d'autres appartenant à cette catégorie partiellement inexploré, leur faculté de s'en extraire demeure, elle aussi, assez improbable. Néanmoins souvent, les bonnes surprises viennent agréablement éveiller nos curiosités au gré d'album certes pétris de défauts mais aux idées attachantes émanant de ces bastions mystérieux. Toutefois, pour être tout à fait honnête, plus souvent encore les acteurs de ces bastides sont généralement coupables d'œuvres indignes où leurs faiblesses et leurs carences rejaillissent assez notoirement. En effet, au delà de certaines imperfections récurrentes liée aux manques de moyens des travaux de ces formations, ce sont souvent les musiciens, de par leurs insuffisances, qui faillisses.

Force Majeure ne déroge malheureusement pas à cette règle, fort de son deuxième véritable album intitulé Saints of Sulphur. Car, effectivement, l'un des défauts les plus embarrassants de cette œuvre concerne ses musiciens.

Débutons donc ce douloureux inventaire exhaustif par l'examen des travaux de son chanteur qui semble, parfois, manquer singulièrement de prestance en des aigus où sa voix parait s'égarer en de fragiles et fluettes incantations essoufflées. Et dans un mimétisme presque confondant, où l'on croit reconnaitre, dans une certaine mesure, Tony Mills (TNT, ex-Siam), mais aussi Klaus Dirks (Mob Rules) et plus succinctement encore Mario "Terence Holler" Tarantola (Eldritch), il nous offre, contrairement à ses camarades évoqués, l'expression d'une interprétation, si tant est que l'on puisse user de ce terme, où les émotions sont souvent absentes.

Parlons ensuite de certains de ces passages de claviers envahissants dont on ne saisit pas toujours la pertinence, et dont on se demande aussi parfois s'ils n'ont pas davantage vocation à mettre en lumière leurs auteurs, plutôt que celle, nettement plus cruciale, d'enluminer des titres qui, pourtant, en auraient grandement besoin.

Toutefois outre le manquement de musiciens, a priori, peu capable de se transcender, le talent de composition de ces Finlandais s'avère, plus encore, contestable. Cette incapacité à construire des titres inspirés apparait, effectivement, comme la véritable cause principale de l'échec d'un album décevant.

Et plus encore que ce manque d'originalité dont souffre ce Saints of Sulphur, l'opus doit pâtir, de surcroit, d'une construction instable où certaines idées contradictoires viennent s'entrechoquer les unes aux autres pour un résultat pour le moins déconcertant. Et ainsi perdre l'auditeur dans un dédale où ils croisent, en certains détours malheureux, d'hideuses créatures hybrides. Citons, pour illustrer ces mélanges parfois incongrues, un titre tel que Crushblade dans lequel Force Majeure a cru bon d'unir certaines influences aux accents Thrash, à d'autres plus propres aux Punk et à d'autres encore plus Heavy Power Metal. Le résultat est un échec.

Ecstasy, quant à lui, à l'instar de ce qu'auront parfois tenté les italiens de Labyrinth, nous propose de nous hypnotiser aux sons de loops de synthés électro Techno entêtants et surtout pénibles. Le paroxysme de l'horreur est même atteint alors que dans un ultime cri rauque Ricky Tournee clôt le morceau en manquant de s'étrangler et en manquant, surtout, de nous achever par tant de médiocrités.

Parlons encore de Zero Toxic qui est une sorte d'étrangeté dans laquelle la volonté de composition semble avoir été celle d'une légèreté où l'amusement prime. Ainsi affublé, le titre frôle parfois, assez maladroitement il faut le dire, les contrées "helloweeniennes". Encore un échec.

Exceptions faites de ces pistes ratées et proprement insupportables, il nous faudra également dire que Force Majeure tente de nous convaincre avec d'autres dans lesquelles il s'emploie à nous offrir un académisme Power Metal certes classiques mais pas totalement inintéressant. De telles sortes que des titres tels que Neptune Islands, Blizzard ou encore, par exemple, Saints of Sulphur viennent agréablement nous guérir des mutilations que constituent les autres odieux morceaux de ce méfait. Cependant il nous sera difficile de dire si ces chansons sont réellement agréables ou si elles le sont simplement en comparaison du reste.

Saints of Sulphur, deuxième album des Finlandais de Force Majeure, eu égard à tout ces défauts, n'a donc que peu d'atouts à offrir.

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