Corpus Christii : sous ce nom hautement pieux, se cache en fait N.H, qui s'evertue depuis sa bastide au Portugal à nous pondre des pamphlets sur la décadence de la religion chrétienne. Il reste maître à bord de cette entité maudite mais a su s'entourer de membres plutôt reconnus, je dirais même de l'elite du black metal (Necromorbus de
Funeral Mist, Hellsukkubus de Anteus ou encore
Perversifier de
Merrimack). Il en est déjà à la fin de la trilogie "
Torment" et à son sixième manifeste avec "
Rising" qui n'a rien à envier aux prods pour la plupart sans véritables saveurs du black Nord-Europpéen.
Corpus Christii figure sans conteste dans le cercle noir des formations de black metal les plus extremes d'europe, ceci principalement dû au fait de ces textes brulants et de sa musique avec des plans recherchés qui génèrent une ambiance de malaise et de souffrance à son auditeur. Démarrant à la manière d'un
Deathspell Omega avec des choeurs, cet album reste un almagame religieusement orchestré de plans sombres avec un chant de N.H torturé et agonisant, qui fait la marque du projet solo, et de parties rapides à la
Funeral Mist. Pendant une heure, on rentre dans son monde fait de sombres corridors où l'on se perd, de souffrance et de haine envers la religion. "
Heavenless Bliss", "Torrents of sorrow" ou "Revealed
Wounds" représente bien ce côté abyssal de l'album alors que "
Bleak Existence", "Evasive
Contempt" représente plus le côté haineux. Le tout donne un album qui comporte des titres diversifiés, des riffs mémorables et surtout une voix. Un hymne à la destresse et à la misère humaine qui mérite vraiment notre attention, tellement N.H y a insufflé toute sa personnalité et son âme.
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