Rise of the Phoenix

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Before The Dawn
Nom de l'album Rise of the Phoenix
Type Album
Date de parution 27 Avril 2012
Labels Nuclear Blast
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album75

Tracklist

1. Exordium 01:27
2. Pitch-Black Universe 04:43
3. Phoenix Rising 04:43
4. Cross to Bear 03:29
5. Throne of Ice 06:31
6. Perfect Storm 04:42
7. Fallen World 04:22
8. Eclipse 05:39
9. Closure 03:44
Total playing time 39:20

Chronique @ Mr4444

25 Juin 2012

Les bases d'un nouveau départ, tel un phoenix renaissant de ses cendres

Pas musicalement, mais personnellement, Tuomas Saukkonen a quelques points communs avec le génie Devin Townsend. À eux deux, ces musiciens combinent un nombre incroyable de projet et de sortie d'albums. Bombardant la scène Metal de régulières nouvelles offrandes, ces deux artistes ont un second point commun : la qualité. Rarement décevantes, leurs verves créatrices ne semblent avoir aucune limite.

Mais laissons le Canadien à ses multiples compositions, car aujourd'hui, c'est le Finlandais qui nous intéresse davantage. Pendant que celui-ci continue de faire tourner Bonegrinder, Dawn Of Solace, The Final Harvest ou encore Black Sun Aeon parmi d'autres, il décide de remanier à nouveau le line-up de Before The Dawn. Le batteur Atte Palokangas et surtout le bassiste/chanteur clair Lars Eikind se voit donc indiquer la porte de sortie. Une certaine stupéfaction gagne le public, le chant clair particulier de Lars était l'un des instigateurs de la patte gothique du groupe. Qui pourra alors le remplacer ?

Personne. Voilà la réponse. Exit le chant clair et plus léger de Lars, Tuomas s’occupera dorénavant intégralement des partis vocales au travers de son growl aux relents légèrement Dark. De ce fait, Before The Dawn gagne davantage en puissance dans cet opus, se rapprochant impassiblement de la scène Death Mélodique, Tuomas Saukkonen décrivant lui-même son album de « plus épique, plus rapide, plus heavy ».

Si l'alternance clair-obscur vocale disparait, c'est pour davantage la retrouver au travers des échanges instrumentaux de cet album. La guitare acoustique fait de nombreuses apparitions, notamment sur les introductions de quelques titres (« Throne of Ice », « Closure ») ou même en tant que coupure en plein milieu (« Eclipse »), tout comme le clavier a de judicieux moments (notamment sur l'introduction « Exordium » sous une forme presque symphonique bien accompagné toujours par cette guitare acoustique) ou même d’un très beau passage au piano (« Phoenix Rising ») pour des moments de calme que l'on ne peut qu'apprécier.

La disparition des vocaux clairs du groupe fait la part belle à une violence plus importante qui fait de ce « Rise of the Phoenix » l’un des albums les plus puissants de la discographie du groupe. Bien évidemment, nous sommes très loin d’un simple bourrinage gratuit et sans intérêt. Il y a toujours cet incroyable apport mélodique, voire même mélancolique, pour diversifier avec la manière un disque qui marque clairement une volonté de changement de la part de son frontman.

À vrai dire, le titre « Phoenix Rising » ne laissait guère de place au doute. Des blasts affolants de vitesse, une rythmique violente sur les hurlements de Tuomas, mais toujours cet intact côté mélodique qui domine sur les refrains. Malgré tout, cette débauche de violence marque le pas sur certains titres comme sur le déjà-entendus « Cross to Bear » qui garde une structure terriblement classique tout en étant finement ciselée pour ne pas lasser l'écoute. Même remarque pour « Fallen World » dont l'introduction toute en résonance marque l'entrée du groupe dans les terres de « l'extrême mélodique ». Les refrains sont d'ailleurs toujours aussi somptueux, variant idéalement avec l'oppression globale de ce titre.

Remarque, dès l’introducteur « Pitch-Black Universe », on s’attend à cette débauche de technique à venir, le titre variant intelligemment et remarquablement bien entre des moments plus lourds et des accélérations soudaines, bien aidé par ce court piano séparant les différentes parties. Les growls de Tuomas sont empreint d’émotions et de mélancolie en restant facilement compréhensible, excellent point. Une émotion que l’on retrouve magistralement sur le plus long titre de cet album : « Throne of Ice ». S’ouvrant sur une splendide mélodie, entre claviers imitant de discrètes cordes, une guitare acoustique dont les notes sont caressées avec délicatesse et un lent soli remplis de mélancolie. Même lors de l’accélération soudaine, mélange de double pédale et de frappe lourde avec une guitare plus acérée, rien ne viendra troubler ce moment d’émotions intense. Aucune remarque ne pourra non plus être formulée envers les splendides growls du chanteur.

L'absence de chants clairs se ressent sur tout cet album, c'est évident. Mais sur la technique « Perfect Storm », c'est encore plus criant... Ce refrain intense et mélodique ne s'accorderait-il pas mieux avec une voix claire ? Tout dépendra des goûts assurément, mais il est évident qu'un manque de réelles innovations pourrait se faire ressentir sur certains passages. Il en va de même sur la pénétrante « Eclipse », habile mélange d'éléments violents avec des growls à la fois furieux et remplis d'émotions. Une alternance de voix sur le break acoustique aurait peut-être pu mettre davantage en avant ce titre, assurément l'un des meilleurs, mais dont il manque ce petit truc pour faire partie des meilleurs.

Le temps que la splendide conclusion « Closure » nous fasse plonger dans un Death aux portes du Metal Atmosphérique, il est temps de faire le bilan de cet opus clairement marqué par le changement. S’il n’y a rien à dire sur la production, parfaite, juste, sans fausse couche, certains pourront probablement déplorer que le virage plus « brutal » du groupe ne se fasse pas avec une production légèrement différente, pour insister davantage sur le nouveau visage que le groupe veut donner de lui.

C’est difficile de trouver à redire sur « Rise of the Phoenix », tout dépendra des goûts. Peut-être que l’absence totale de chant clair en rebutera certain, peut-être que la présence intégrale d’un chant guttural dont on ne peut trouver à redire tant celui-ci garde une variété à toutes épreuves attirera de nouveaux adeptes. Peut-être que la transition vers un Death moins Gothique, mais plus Mélodique divisera les fans. Peut-être… Les goûts et les couleurs, comme on le dit si bien.

Mais jamais nous ne pourrons blâmer Tuomas Saukkonen sur sa capacité à créer des compositions toujours cohérentes et ultra-créatrices, ne se répétant jamais et explorant de multiples recoins de notre univers musical, si vaste... De mon idée, il s'agit d'un album extrêmement complet, mais dont le changement d'orientation s'observera davantage avec les futurs sortis. Chacun se fera son opinion, son idée. Sûrement pas un album fantastique, mais un très bon album dont il serait vraiment dommage de ne pas lui laisser ne serait-ce qu'une chance.

11 Commentaires

11 J'aime

Partager

orionzeden - 25 Juin 2012: Je mélange les avis des deux premiers commentatehr de cette chronique: j'ai decouvert le groupe via cet album, et même si ça n'a pas vraiment de rapport pour moi, l'abscence de chants clairs ne m'a pas dérangé du tout malgré que d'autres titres comme Judgement et Deathstar aurait fait du bien^^. Tellememt grandioses!
M'enfin les titres de celui ci sont simplement plus crus, brutaux sans le chant clair, mon appreciation de ce phénomène dépend des humeurs à vrai dire.
Mr4444 - 26 Juin 2012: Que de bonheur de lire de tels commentaires =D Merci beaucoup à vous :) cette chronique est ma toute première concernant l'univers si vaste du Death Metal (celle de Cynic ne comptant pas vraiment => "Carbon Based Anatomy"), un album qui (comme toute la disco de Before The Down) m'a accroché l'oreille de part ce changement vers un Death plus cru et moins "délicat" que par le passé.

Merci beaucoup encore :)
zeit9569 - 25 Décembre 2012: bonne chronique mais pour ce qui est de l'album il laisse a désirer. Je pense qu'il s'occupe trop de ses side bands et pas assez de Before the Dawn!disons qu'on est loin des albums qui nous donnaient des émotions intenses.
thordonar - 24 Janvier 2013: C'est ton opinion, certes, mais de là à mettre 1/20 à cet album...
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire