Le super trio
Hard Rock FM
Revolution Saints (deux albums studio en l'espace de 5 ans), animé par une force créatrice insoupçonnée n'aura pas attendu bien longtemps pour revenir sur le devant de la scène le 23 janvier avec une nouvelle production distribuée sur le label italien Frontiers Records intitulée
Rise, très réussie et toujours aussi influencée par le groupe
Journey dans sa mouture la plus dynamique.
Light in the Dark, son prédécesseur pêchait par son manque de variété et des morceaux certes réussis mais trop uniformes et donc moins prenants.
Rise, lui arrive à nous tenir en haleine dans son intégralité et cela grâce à une collection de morceaux riches et variés, faits d'un subtile mélange de
Hard Rock mélodieux aux touches FM prononcées, comme le pratiquaient les groupes
Journey, mais aussi
Night Ranger, Giant, voire dans une moindre mesure
Damn Yankees dans sa version la plus mélodieuse.
Quant à la réalisation et la mise en son de l'opus, elle sera une nouvelle fois l'œuvre du producteur italien Alessandro Del Vecchio, crédité aussi en tant que claviériste, choriste et compositeur sur plusieurs morceaux le tout en étroite collaboration avec Daniel Rossall le chanteur des groupes Passion et
Night By Night.
Côté line-up, nous retrouvons les mêmes musiciens que sur les albums précédents, à savoir
Doug Aldrich, Deen Castronovo et
Jack Blades qui une fois encore se partageront le chant sur plusieurs morceaux de l'opus (on ne change pas une équipe qui gagne.). Mention spéciale à la pochette au demeurant très réussie effaçant au passage celle de
Light in the Dark (une face de hibou aux grands yeux jaunes) banale et assez moche!
À la lecture de l'opus, on remarquera avant tout les titres les plus immédiats et ceux qui mettront à l'honneur les interventions de guitare musclée de
Doug Aldrich. À commencer par la piste une, le racé "
When the Heartache Has Gone" au riffing et chorus de guitares volubiles et modernes, chantée avec classe par le batteur Deen Castronovo. Sur un tempo similaire, n'omettons pas "Higher" et l'éponyme au refrain entraînant et guitares des plus dynamiques, paré d'un solo incendiaire exécuté par
Doug Aldrich, avec la classe qu'on lui connaît.
Dans un registre plus mid-tempo le groupe nous gratifiera de plusieurs tubes
Hard FM, aux frontières de l'
AOR avec en tête de peloton le très mélodieux "Coming
Home", puis "Talk to Me" chanté par Deen en duo avec la fashion girl
Luna Ceruti plus connue sous le pseudonyme Lunakaire, sans oublier un "It’s Not the
End (It’s Just the Beginning) " au refrain imparable et mélodie qui ne vous quitte plus. Bien entendu, comme tout album de
Hard FM, qui se respecte, nous avons droit à des ballades, à commencer par la très inspirée "
Eyes Of A Child" et "
Closer", un peu moins inspirée, voire assez sirupeuse, que je rangerais parmi les titres qui m’auront le moins marqués.
Alors que la démarche aurait pu faire craindre une impression de déjà vu le super trio
Revolution Saints réussit à rendre hommage à une époque qui voyait triompher les géants du
Hard Rock FM Américain, le tout de façon toujours aussi mélodique mais en plus moderne et dynamique, dû certainement au jeu et son puissant et Heavy du blond guitariste. Au final,
Rise à défaut d'être révolutionnaire est un album qui comblera les fans de
Journey,
Night Ranger et de Rock Américain en général.
Merci pour la chronique :) Pour moi le meilleur c'est le premier je trouvais que les mélodies plus inspirées et il y avait plus de fraîcheur. Enfin c'est du bon quand même :)
Grace à ta chro j'ai découvert ce groupe qui n'est pas forcement mon style de prédilection.Mais j'ai bien acroché au clip "When the heartache has gone".Je vais donc de ce pas me le procurer. Merci!
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