Resilient

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16/20
Nom du groupe Nachtmystium
Nom de l'album Resilient
Type EP
Date de parution 30 Novembre 2018
Style MusicalBlack Avantgardiste
Membres possèdant cet album9

Tracklist

1.
 Conversion
 01:38
2.
 Resilient
 06:42
3.
 Silver Lanterns
 07:10
4.
 Desert Illumination
 09:33

Durée totale : 25:03

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Nachtmystium


Chronique @ Icare

16 Décembre 2018

un Resilient réussi qui nous montre que Nachtmystium n’a rien perdu de son potentiel.

Autant vous le dire tout de suite, je ne compte pas m’étendre dans cette chronique sur les frasques de l’inénarrable Blake Judd : si vous voulez du potin, vous avez les tabloïdes metal, et l’article bien fourni de metalsucks fera amplement l’affaire ; non, on va plutôt se focaliser sur le retour de Nachtmystium, figure incontournable du black américain qui a sorti de belles pépites depuis le début des années 2000 et qui avait splitté quelques mois avant la sortie de son ultime album, The World We Left Behind.
C’est du moins ce que l’on croyait. Vous me direz, des groupes qui se séparent et annoncent leur retour quelques années plus tard, y en a à la pelle - comment ça l'effet d'annonce? - mais étant donné que des albums comme Instinct : Decay, les deux Black Meddle et Silencing Machine ont fait leur petit effet et laissé leur empreinte sur la scène black américaine, quand Nachtmystium annonce sa reformation en mars 2017, c’est déjà un petit évènement en soi. Evènement désormais entériné avec la sortie de ce Resilient, EP de quatre titres et de 25 minutes qui sort évidemment sur Lupus Lounge, et qui nous présente une nouvelle formation, Judd s’entourant pour l’occasion de nouveaux musiciens (Jel Witte à la seconde guitare, Martin van Valkenstijn à la basse et Job Phenex Bos aux claviers).

Alors, que vaut ce retour pour le moins inattendu ? Début de réponse avec Conversion, courte intro angoissante et très cinématographique qui nous immerge immédiatement dans l’univers des Américains, et qui débouche sur le titre éponyme : on retrouve avec plaisir un black atmosphérique à la fois accrocheur et sensible dans la droite lignée des deux albums précédents. Très mélodique, porté par ces nappes de clavier à la fois tristes et enchanteresses et le chant profond et articulé de Judd, Resilient est un morceau lent et mélancolique qui fleure bon le spleen, les jours de pluie et les feuilles mortes et qui s’insinue lentement dans notre être désolé comme la torpeur chaude et lancinante qui nous envahit après le troisième verre de vin. La deuxième partie du morceau, lancée par un bel arpège acoustique, se fait plus rythmée et intense, les instruments fusionnant avec la mélopée monotone du chanteur en une valse tournoyante qui brouille nos repères et nous étourdit en douceur.
Silver Lanterns est un autre très bon titre, propulsé par un riff aux accents épiques et majestueux et un tempo plus marqué. Arpèges, claviers hypnotiques, chant black profond et expressif, guitares envoûtantes, changements de rythmes bienvenus, il semblerait que Nachtmystium n’ait rien perdu de son talent de composition, qui parvient une fois de plus à trouver un parfait équilibre en proposant un black metal à la fois simple, planant, intense et touchant. C’est donc avec une certaine indulgence que l’on laissera s’écouler les 9,34 minutes de Desert Illumination, sorte de Black Caravan à la sauce Nachtmystium qui, comme son nom l’indique, renvoie probablement aux délires psychédéliques de son compositeur, avec ces guitares qui s’étirent et se décomposent et ces percussions feutrées dont les mélodies hébétées rappellent un peu le In My time of Need d’Opeth. Le titre n’est ma foi pas désagréable mais il se détache trop du reste pour former un ensemble cohérent, et ce malgré une deuxième partie de morceau plus enlevée emmenée par un très bon riff black metal et un petit blast qui va bien.

Pour conclure, Nachtmystium revient avec un Resilient réussi qui nous montre que le groupe n’a rien perdu de son potentiel. Si le dernier morceau est un peu à part, sur le reste de l’EP, la magie opère comme à la grande époque, et on retrouve ce black metal raffiné et hypnotique qui parvient à nous emporter en toute simplicité. Un retour gagnant donc, qui nous donne à espérer, qui sait, la sortie d’un très bon huitième full length, si huitième full length il y a un jour, car avec Blake Judd, tout est possible, tant le meilleur que le pire. Mais ceci est une autre histoire…

1 Commentaire

5 J'aime

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Bakounine - 22 Décembre 2018:

Merci pour cette chronique, Icare.
Effectivement, un bien beau retour je trouve que cet EP, l'attente créant l'envie, je n'ai clairement pas boudé mon plaisir. 
Par contre au contraire de toin j'ai préféré entre tous le dernier morceau qui m'a vraiment plu et rappelé ce coté psychédélique qu'on retrouve sur "Assassins" qui reste pour moi un vrai album référence et ce qui me touche le plus dans l'oeuvre du groupe.

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