Psychogenocide

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Nom du groupe Nervecell
Nom de l'album Psychogenocide
Type Album
Date de parution 31 Mars 2011
Style MusicalDeath Thrash
Membres possèdant cet album34

Tracklist

1. Anemic Assurgency 02:04
2. Upon an Epidemic Scheme 04:56
3. All Eyes on Them 05:15
4. Amok Doctrine 05:25
5. Psychogenocide 04:32
6. Imprint 03:17
7. Shunq (to the Despaired... King of Darkness) 05:30
8. The Taste of Betrayal 03:39
9. Driven by Nescience 04:35
10. Nation's Plague 05:42
Total playing time 44:55

Chronique @ Matai

16 Avril 2013

Un second encouragement pour cette formation orientale au talent certain et à la rage évidente

2008 avait été l’année de la révélation pour Nervecell. Venue des Emirats Arabes Unis, la bande avec son « Preaching Venom » s’était exportée hors de son pays grâce à un son impeccable, à un mixage fait par les frères Wieslawscy (Decapitated, Vader), à une masterisation signée Alan Douches (Sepultura, Suffocation), et à une certaine touche d’orientalisme dans les compos.

Même si la scène orientale est méconnue, Nervecell sort des sentiers battus, signe chez Lifeforce Records, et revient en 2011 avec un nouvel opus « Psychogenocide ». Officiant toujours dans un death/thrash énergique et oriental de surcroît, le trio, accompagné du batteur David Haley de Psycroptic, prend de l’assurance et nous prouve une fois de plus que le death oriental ne rime pas forcément avec le terme « folk ». Car à l’inverse de formations telles qu’Orphaned Land ou Arkan, Nervecell fait un death teinté de thrash totalement brute de décoffrage, sans pitié, technique, parfois brutal, tout en incorporant (origine oblige), des mélodies arabisantes dans certains riffs et certains solis (« Nation’s Plague » entre autre). Le mélange des parties bien death et bien thrash est tellement bien appréhendé que le tout s’avère particulièrement intéressant, prenant, et superbement exécuté.

On alterne notamment entre partie brutale, partie plus technique, et partie plus posée à l’instar d’un « Amok Doctrine », nous en mettant plein les oreilles. Le chanteur Rajeh Khazaal y incorpore son growl puissant et profond à la manière d’un certain Karl Sanders de Nile.
L’évocation de ce dernier n’est pas anodine, car on retrouvera le chanteur/guitariste de Nile en guest sur le morceau « Shunq – To the Despaired…King of Darkness » qui en plus d’un guest de taille voit ici apparaître une certaine pluralité des langues, Sanders chantant en anglais et Khazaal en arabe. Le résultat est aussi bon qu’inattendu, aussi puissant qu’agressif, aussi technique que mélodique pour un titre très typé Nile, avec cette patte Nervecell.
Enfin l’autre morceau rappelant sans aucun doute Nile mais aussi les origines arabes de Nervecell est « Anemic Assurgency », introduction instrumentale sombre et quasi apocalyptique : quelques instruments traditionnels aux notes inquiétantes et nous voilà embarqués dans les ténèbres orientales.

Peut-être moins monotone que l’album précédent, plus lourd et plus puissant, ce « Psychogenocide » est particulièrement bien ficelé et ne peut qu’être un second encouragement pour cette formation orientale au talent certain et à la rage évidente.

2 Commentaires

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mayhem13 - 07 Avril 2017: Enorme découverte pour ma part.
Merci pour ta belle chronique!
Goneo - 19 Avril 2017: Après une intro ...un peu chiante... "Upon An Epidemic Scheme" nous mets directement dans le bain. L'album est dans la continuité du premier. Un peu plus technique, gardant leur aspect Thrash metal (premier riff de "All Eyes On Them") très jouissif, on sent que les musiciens de Nevercell on gagnés en confiance et en maturité. Un peu moins mélodique que sur leur précédent opus, Nevercell se bonifie, je le trouve un poil au dessus de Preaching Venom.
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