Pour certains, le temps n’a aucune importance sur leur mode de vie. Les nouvelles technologies, très peu pour eux. Les musiciens du groupe
Bat font partie de cette catégorie. Et pour leur premier Ep, intitulé
Primitive Age, le mot d’ordre a été d’envoyer la purée à l’ancienne, point barre. Du Rock N Roll, quoi.
Une grosse pincée de Motörhead, un bol de
Venom pour la voix, quelques louches de NWOBHM, une once des premiers
Slayer, un poil de Punk et la recette est ficelée. Vous jetez le tout sur une galette (vinyle de préférence) et vous obtenez de quoi vous locher la tête pendant un bon moment. Alors bien sûr, les esprits chagrins viendront une fois de plus nous pomper l’air avec leur : ouais, déjà entendu, ça n’apporte rien, blah, blah, blah. Et on s’en tape. Le son est à moitié crade et c’est justement ce qu’il fallait.
Pas besoin d’enregistrer sur 227 pistes pour obtenir de quoi se gaver les oreilles. Ici, on va à l’essentiel, on s’arrache les doigts sur quelques soli de gratte courts, concis mais propres, la basse ronfle comme une deuxième gratte. De la double partout, du Speed qui tâche, quelques changements de rythmes bienvenus (Total Wreckage, Code
Rude), de l’intro piquée aux potes à Lemmy (Code
Rude), du format très court pour les titres (pas plus de trois minutes, après, c’est considéré comme du prog). Et j’ai oublié les ouh à la
Hellhammer dispersé dans les morceaux comme les pièces d’un puzzle musical.
En un peu plus de 13 minutes,
Bat réussi à mettre le feu là ou d’autres y passent des années. On pourrait classer tout ça dans la mode Revival du moment, mais, à mon avis, les musiciens sont au dessus de tout ça.
Et pour la petite histoire, ce nouveau groupe de jeunes aux dents longues, c’est Ryan Waste au chant et à la basse (
Municipal Waste), Felix
Griffin à la batterie (
Blunt Force Trauma, ex-
DRI) et Nick Poulos à la guitare (
Volture, ex-
Cannabis Corpse). Le futur de la musique, quoi.
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