Primer Acto

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9/20
Nom du groupe Hada De Beng
Nom de l'album Primer Acto
Type Demo
Date de parution 2006
Style MusicalMetal Gothique
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1. Intro
2. Antesala
3. Hadas
4. Vuelo Final
5. A Través Del Silencio

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Hada De Beng


Chronique @ dark_omens

14 Juin 2013

Une première œuvre est un moment très particulier, surtout quand elle est ratée à ce point...

Une première œuvre, pour un musicien, est un moment très particulier. C'est l'aboutissement de longs mois de travail, parfois, de longs efforts, souvent, de beaucoup d'espoir, toujours.

Avec cette première démarche évoluant musicalement dans un Metal Gothique influencé, au sens large du terme, par Lacrimosa ou Within Temptation ; Hada De Beng s’inscrit, aussi, dans ce courant, très fédérateur actuellement, de ces groupes de Metal Mélodique à chanteuses dites lyriques, telle que Nightwish ou Epica. Si le projet peut paraitre ambitieux, il ne peut souffrir du moindre défaut tant ces genres sont soumis à une certaine qualité nécessaire, pour ne pas dire une certaine excellence quasiment obligatoire. La justice étant peu de ce monde, on exige, effectivement, souvent une perfection d’un chant féminin, qu’on est très loin de réclamer des chants masculins. Lorsqu’on se lance dans une telle entreprise, il faut donc avoir une volonté immuable et surtout un talent énorme. Si Hada De Beng possède, sans aucun doute, l’un, l’autre lui fait cruellement défaut.

Pour être tout à fait honnête la production moyenne de ce disque, offrant à Hada De Beng un son où les guitares semblent étouffées, ou le chant est pourvu d’une réverbération qui lui donne un son grave étrange, où les descentes de basse couvre parfois les riffs de guitares et où les claviers sont trop en retrait désavantage, d’entré, le groupe. Manquant donc affreusement de puissance, les morceaux proposent une certaine linéarité, sonore tout au moins, qui rend le plaisir d’emblée moins accessible. Surmontant ce handicap, on découvre une musique plutôt convenue, en effet le renouvellement du genre semble peu intéresser nos Mexicains. Plutôt convenue, certes, mais plutôt plaisante. Enfin elle le serait si les autres gros défauts de cet opus ne venaient pas constamment nous agresser, rendant toute écoute quasiment vaine.

Quels sont-ils ?

Tout d’abord les sons de claviers qui manquent cruellement d’authenticité et qui sont souvent trop fluets, impuissants, effacés et communs. Pire ils ajoutent même, parfois, une dissonance exaspérante. « Hadas » et ses irritants violons en sont l’exemple le plus incontestable.

Ensuite, il y a aussi cet affreux sentiment tenace d'un manque d’intensité et de densité lié à la présence d’une seule guitare là où deux auraient, assurément, rehaussé le propos.

Mais la plus atroce des tares de ce disque reste encore les chants. La grâce n’est ici pas de mise et, lorsque la belle Mariana se met à donner de la voix, une évidence, qui ne nous avait jusqu'alors pas frapper s'impose douloureusement à nos oreilles: si l'expression d'Hada De Beng semble très influencé par Nightwish, la pauvre Mariana est loin, mais alors très loin, de posséder les qualités et le talent de Tarja Turunen. Il ne suffit pas d'atteindre les notes les plus hautes, encore faut-il qu’elles soient justes. Ecrasé par tant de fausseté, chaque chanson devient alors une vrai torture, car la jolie Mexicaine ne se contente pas d'interpréter moyennement des chansons moyennes, elle fait les choses en grand en saccageant chaque méandre de ce manifeste. De telle sorte que son écoute se transforme en un vrai calvaire dont on attend avec une impatience non feinte, la note finale qui viendra, enfin, nous achever. Les tentative claires et masculines ne sont, quant à elles, guère mieux. Nous avons donc ici une sorte de constance vocale assez affligeante.

Une première œuvre, pour un musicien, est un moment très particulier, surtout lorsqu'elle est manquée et médiocre à ce point.


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