Possession of Power

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16/20
Nom du groupe Morifade
Nom de l'album Possession of Power
Type Album
Date de parution 22 Novembre 1999
Style MusicalPower Metal
Membres possèdant cet album47

Tracklist

DISC 2 (Limited Edition)
1.
 Possession of Power
 00:49
2.
 Dragonlord
 04:37
3.
 Cast a Spell
 04:27
4.
 Ending of Time
 05:29
5.
 The Signs
 04:03
6.
 My Own Majesty
 03:56
7.
 To Live Forever
 04:38
8.
 The Vision and the Temple
 06:40
9.
 World of Steel
 03:55
10.
 A Northern Rhyme
 04:18
11.
 Ancient Prophecy
 07:44
12.
 Enter the Past
 06:07
13.
 Tomorrow Knows
 03:57
14.
 Starlit Sky
 04:59
15.
 Distant World
 

Durée totale : 01:05:39

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Morifade


Chronique @ dark_omens

17 Fevrier 2017

Un disque parfaitement dans l'ADN de son époque...

A la fin des années 90, et au début des années 2000, en matière de Power Metal, et de Power Progressif, se fier à certaines maisons de disques aux intuitions aiguisées était, le plus souvent, le meilleur moyen d'avoir l'assurance d'obtenir satisfaction. Des labels comme NTS (Nothing To Say) ou LMP (Limb Music Products and Publishing) avaient, en effet, la main mise sur ces genres et étaient de talentueux pourvoyeurs.

Toujours à l'affut de nouveautés susceptibles de séduire les aficionados d'un genre que les Italiens, et notamment Rhapsody, avaient popularisé de manière fracassante NTS signa un partenariat avec LNP (Loud'n'Proud) qui nous permit de découvrir, notamment, Freternia, Persuader et Morifade. Trois groupes au destin, finalement, assez tragique puisque, au moment où j'écris ces quelques lignes, aucun n'aura véritablement réussi à s'imposer comme une des références du genre. Mais oublions un instant ce fait et les deux premiers qui, au-delà de leur filiation un peu trop marquée avec Blind Guardian, auront tout de même quelques qualités à faire valoir. Intéressons nous donc au dernier, Morifade.

Fondé en 1992 sous le nom de Gothic par le guitariste et chanteur Jesper Johansson, par le guitariste Fredrik Johansson et par le batteur Kim Arnell, le trio est bientôt complété par le bassiste Henrik Weimedal. En 1996 Christian Stinga-Borg rejoint ses rangs en tant que vocaliste permettant à Jesper de se consacrer uniquement à son instrument à corde. Prenant définitivement le nom de Morifade, la formation sort un premier EP avant que Christian ne quitte l'aventure remplacé par Stefan Petersson. Fredrik Johansson est, lui aussi, contraint d'abandonner le navire. En 1999 le premier véritable album du groupe, Possession of Power, voit le jour.

Le plus gros défaut de ce premier opus tient à sa production très discutable qui, si elle ne souffre d'aucun déséquilibre notoire, vous obligera néanmoins à monter de plusieurs crans la molette du volume de votre ampli, ou de l'engin sur lequel vous écoutez ce disque, pour obtenir un niveau sonore acceptable. L'opération faite, vous pourrez dès lors profiter du travail de ce groupe.

Dans une expression un peu différente de celles découvertes sur les quatre premiers morceaux de son premier EP, Across the Starlit Sky, ce Possession of Power regorge de qualités. Abandonnant quelque peu ses inspirations allemandes les plus évidentes (Blind Guardian), les quatre Suédois nous y proposent un art dans lequel les influences du Sonata Arctica des premiers albums et surtout de Stratovarius et de ses claviers et clavecins seront très très présentes (par exemple sur Cast a Spell et, notamment, sur son entame qui ne sera pas sans nous rappeler un certain Black Diamond de qui vous savez. Ou comme sur cet Ancient Prophecy qui vient clore cet effort). On peut également trouver ici les stigmates enjoués et véloces d'un Helloween (To Live Forever...). Mais aussi, dans une certaine mesure, d'un Rhapsody et de ses volutes orchestrales (My Own Majesty, The Vision and the Temple, A Northern Rhyme...). Ce qui, à contrario de certains autres, ne les empêchera pas de tenter de développer leur propre personnalité comme, par exemple, sur un Ending of Time plus posé vraiment réussi.

Hormis sa production difficilement défendable, ce premier opus des Suédois de Morifade est donc un disque parfaitement dans l'ADN de son époque. A l'instar de certains travaux des Nocturnal Rites, Nostradameus et autres Steel Attack, ce Possession of Power est une curiosité qui mérite qu'on y jette une oreille pour peu qu'on soit un amateur éclairé et curieux.

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Topher - 17 Fevrier 2017: C'est une bonne surprise pour moi de voir une chronique sur ce groupe, depuis des années je souhaitais en faire une mais je n'ai pas le talent pour l'écrire je pense.

Mais je trouve qu'il manque des choses. Je ne sais pas... Je n'aime pas le Power et le Speed, pourtant les 3 premiers albums de Morifade sont parmi mes albums favoris tous genres confondus.

Bien sûr, c'est un ressenti subjectif mais je suis d'avis qu'ils ont véritablement leur griffe, et une musique/chant d'une "netteté", d'un douceur remarquable. J'y trouve une cohérence musique et chant parfaite à mes oreilles par rapport à d'autres groupes...

J'ai connu Morifade avec Dragonlord sur un sampler, indémodable ^^
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