Polarity

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
16/20
Nom du groupe Decrepit Birth
Nom de l'album Polarity
Type Album
Date de parution 27 Juillet 2010
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album104

Tracklist

1. (A Departure of the Sun) Ignite the Tesla Coil 06:34
2. Metatron 04:14
3. The Resonance 03:45
4. Polarity 04:27
5. Solar Impulse 02:55
6. Mirroring Dimensions 03:37
7. A Brief Odyssey in Time 01:03
8. The Quickening of Time 02:43
9. Sea of Memories 02:23
10. Symbiosis 04:25
11. Darkness Embrace 02:28
Bonustrack (Digipak Edition)
12. See Through Dreams (Death Cover) 04:27
Total playing time 43:01

Chronique @ Fabien

24 Août 2010
Indéniablement, Decrepit Birth avait crée la surprise en 2008 lors de la parution de Diminishing Between Worlds, en délaissant son brutaldeath aux accents Suffocation fortement marqués, pour se rapprocher d’un deathmetal résolument technique et bien plus personnel. Deux années plus tard, en ce mois de juillet 2010, la bande emenée par Matt Sotelo revient ainsi avec la même ambition, ayant visiblement trouvé son style de manière définitive, dans la lignée de son voisin Diminishing Between Worlds.

En effet, peu de changements se sont profilés à l’horizon, à l’exception du recrutement de Joel Horner (nouveau transfuge d’Odious Mortem) en tant que bassiste à part entière, ainsi que l'intégration du quatuor chez la prestigieuse écurie Nuclearblast aux US et Massacre Records (Malevolent Creation, Sinister) pour l'Europe. Le groupe réinvestit ainsi les propres studios de Matt Sotelo, et renouvelle parallèlement sa collaboration avec Zack Ohren et Dan Seagrave pour le mixage et l’illustration respectifs.

Débutant par des plans de guitares tout en finesse, le premier titre de Polarity dégage dès son départ une sensation de plénitude. Au fil de l’avancée du morceau, Decrepit Birth mélange riffs entremêlés, parties acoustiques, et soli intenses & vertueux, s’écartant encore un peu plus des sentiers du brutaldeath pour un deathmetal empreint d’une grande sérénité, rappelant le tournant abordé par le regretté Chuck Schuldiner (Death) au début des années 90.

Une fois encore, KC Howard impressionne derrière les fûts grâce à la richesse de son jeu, se hissant sans conteste parmi les batteurs les plus doués de la côté ouest américaine, offrant ainsi une assise particulièrement solide à Matt Sotelo. Ce dernier possède un jeu de guitare immédiatement identifiable, un authentique gage de talent au sein d’une scène deathmetal états-unienne qui peine parfois à se renouveler.

Les surprises au coeur de Polarity sont ainsi nombreuses, à l’image d’un Mirroring Dimensions bluffant par sa mise en place, du bel instrumental Sea of Memories, ou encore du court & surprenant Odyssey in Time aux ambiances futuristes. Chaque titre possède ainsi sa propre singularité, permettant des écoutes riches en rebondissements et jamais ennuyeuses.

Sans évolution majeure depuis son précédent album, Decrepit Birth revient avec un album serein et peaufiné dans ses moindres détails, comptant parmi les efforts remarquables de ce cru 2010. Malgré de nombreux passages plus apaisants et ralentissant la cadence, Polarity reste toutefois une réalisation ardue, demandant un certain effort de concentration pour bénéficier de ses nombreuses subtilités.

Fabien.

16 Commentaires

18 J'aime

Partager

Wyndorel - 26 Septembre 2010: Je te réponds à l'endroit approprié.
Psychosic - 22 Août 2011: Magnifique chronique ( comme d'habitude ), qui traduit parfaitement ce qu'est cet album, si ce n'est que pour ma part je lui mettrais 16. Néanmoins, je crois avoir vu une petite erreur ... Tu parles du bel instrumental Solar Impulse, mais ne parlerais tu pas plutôt de Sea of Memories ?
Fabien - 22 Août 2011: Effectivement, j'evoquais le neuvième morceau de l'album en citant cet instrumental. C'est désormais corrigé !

Errare humanum est (perseverare diabolicum).
Fabien.
ShubNiggurath - 07 Mai 2012: Merci pour la chronique Fabien!

Je rejoins le commentaire de Karaladh sur le fait que Sotelo est empreint du même touché et de la même finesse du Maître Schuldiner!
Quand j'écoute Decrepit Birth, j'ai toujours une pensée pour Chuck!
J'ai également ce sentiment à l'égard d'Illogicist qui pourtant évolue dans un registre assez différent.

Avec Spawn Of Possession, Decrepit Birth monopolise outrageusement ma platine CD...
Et j'en éprouve bien du plaisir!

Dom.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire