Peisithanatos

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Nom du groupe Nyktalgia
Nom de l'album Peisithanatos
Type Album
Date de parution 20 Mai 2008
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album45

Tracklist

1.
 Nyktalgia
 11:36
2.
 Nekrolog
 07:26
3.
 Peisithanatos
 12:14
4.
 Pavor Nocturnus
 12:04

Durée totale : 43:20


Chronique @ Ihopeyoudie

08 Octobre 2008


Nyktalgia, c’est le groupe à qui l’on se dit que finalement on peut tout pardonner. Déjà on commence par un chiffre : quatre. C’est le nombre d’années qu’il aura fallu pour que ces Boches se décident enfin à sortir un nouveau disque, maintes fois retardé alors qu’annoncé pour l’année 2006. Puis un deuxième : un. Le premier album étant tout simplement introuvable, car épuisé. Si des motivés il y a, il existe en format tape.

On se décide aussi à pardonner le look des musiciens, sapés comme des gotheux dépressifs à qui l’on n’hésiterait pas à leur foutre une balle dans la nuque. Comme on pardonne aussi cet artwork franchement laid, tout orienté dans les teintes violacées, avec divers éléments naturels (le bois, l’eau, etc.) pris en photo de très près et son laïus un brin lourdingue pour expliquer le pourquoi du comment de ce mot, ‘‘Peisithanatos’’, ainsi que le concept en lui-même.

On peut très clairement dire que le premier album éponyme de Nyktalgia, par rapport à Peisithanatos, fait office de brouillon, car la musique du groupe est beaucoup plus complexe, et techniquement, en temps que guitariste, Malfeitor a pris du galon. Exit la musique simple, et moins remplie d’effets, linéaire. Là, on se retrouve devant un groupe complètement métamorphosé. Le Nyktalgia de Peisithanatos, c’est une musique ultra finie, travaillée comme des bagnards de Cayenne, bourrée de shreds qui se montrent ultra discrets et qui en font un disque intouchable.

Techniquement, pour du black, et même du black dépressif, la barre est tenue très haute. Malfeitor s’est carrément lâché dans la composition. Je ne vois pas vraiment comment décrire la chose, mais une chose primordiale est à faire une fois la galette enfournée dans le mange disque : une écoute au casque. De même, pour la batterie, Winterheart, excellent batteur mine de rien, se fait certainement plus plaisir à jouer sur ce Peisithanatos que sur le premier disque.

A l’écoute du premier morceau, on aurait pu penser à un sérieux bémol au niveau du chant, toujours assuré par Skjeld, avec sa voix particulièrement écorchée. J’y reviendrais plus tard, mais il n’en est rien.
Pépite de noirceur, le premier titre montre directement la couleur (musicale), et l’orientation prise par les Allemands. Et sans en rajouter, ça surprend pas mal. Tout en plus : production particulièrement crystaline, plus de riffs par musique, par moment toujours plus vite à la batterie, sans compter les multiples effets ajoutés qui ne laissent pas insensibles. Une bonne surprise.

On se demandait bien comment Nyktalgia allait rebondir pour la ‘‘Nekrolog’’. Et là, un magnifique pied de nez est fait. Tu t’attendais à un pur morceau de black dépressif ? Raté, manges-toi dans la face une musique très influencée par Morbid Angel dans son ambiance, donc carrément death metal. Et c’est là que Skjeld va montrer son panel vocal : son chant n’est pas sans rappeler un certain David Vincent. De plus la musique en elle-même rappelle pas mal une certaine ‘‘God of emptiness’’. D’autres influences, propres au ‘‘A blaze in the northern sky’’, se font clairement entendre. Et le résultat pue vraiment la mort.

La suite quant à elle se fait déjà plus basique : on retourne mine de rien de nouveau à un black dépressif, mais toujours de qualité. Peisithanatos reprend plus ou moins le moule de fabrication de la première musique : quelque chose avec une mélancolie sourde distillée via des riffs tortueux. Et surtout, une chose ici absolument pas choquante, se présentant sous la forme d’une intrusion, sur quelques passages, d’un clavier tout au fond là-bas pour souligner très discrètement et efficacement la guitare, qui se fait déjà plus lourde, et particulièrement fine sur les passages calmes, où l’on imagine très bien Malfeitor abandonner son mediator.
L’album se finit par un Pavor nocturnus tout en mid-tempo, histoire de casser encore la dynamique de l’album. Un très belle complainte d’une dizaine de minutes, qui semble être un hymne à la beauté de la nuit au-delà du Styx., où à la profondeur des Abysses. Une sorte d’introspection à la vitesse d’escargot pour en arriver à ce fameux Peisithanatos.

‘‘Requo animo excipe necessaria’’.

Commence à brûler tous tes disques de BM dépressifs…. Nyktalgia est là.

3 Commentaires

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ArchEvil - 14 Octobre 2008: C'est clair que le jeu de guitare est très élaboré, et ça ne manque pas de rebondissement, comme tu le signe cette tendance death sur Nekrolog est hallucinante, surtout après un premier titre aussi froid et plaintif.
J't'avoue que le terme "Black Dépressif" est un nom qui me fait dresser les poils mais bon, on va faire comme si... Et oui, au moins un groupe qui te maintient bien en alerte, qui ne fait pas dans le miel produit blanc et surtout dur comme du marbre, après ces nombreuses galettes atmo dignes d'un flan anglais.

Belle prose en tout cas, l'ami. Et je ne te remercierai jamais assez de m'avoir fait découvrir ce groupe réellement talentueux.
Ihopeyoudie - 14 Octobre 2008: un groupe rare en somme. Et c'est bien pour ça que je me le suis acheté au prix fort, ce Nyktalgia. 21.52 le skeud chez NCR, ça trve le kvl. Haha.
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