Panzer Surprise !

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Nom du groupe Ultra Vomit
Nom de l'album Panzer Surprise !
Type Album
Date de parution 28 Avril 2017
Labels Verycords
Style MusicalGrindcore
Membres possèdant cet album96

Tracklist

1. Entooned
2. Kammthaar
3. Un Chien Géant
4. Takoyaki
5. Super Sexe
6. Hyper Sexe
7. La Bouillie
8. E-TRON (Digital Caca)
9. Le Train Fantôme
10. Calojira
11. La Bouillie
12. Jésus
13. Anthracte
14. Keken
15. La Bouillie
16. Noël
17. Pink Pantera
18. La Ch’nille
19. La Bouillie
20. Batman Vs Predator
21. Pipi Vs Caca
22. Evier Metal

Chronique @ Eternalis

02 Mai 2017

A consommer sans modération en ces temps troublés d’élection électorale !

 « Le Pipi c’est du caca en liquide et en jaune avec une odeur différente. Le caca c’est du pipi en marron et en dur avec une odeur différente. C’est tout pour nous ce soir ! »

Voici (avant un rappel propre à nettoyer la tuyauterie) les paroles hautement conceptuelles venant clôturer le troisième album des nantais d’Ultra Vomit, après une longue absence (un coma de l’aveu du groupe) de neuf ans et un "Objectifs Thunes" qui, en plus d’être marquant, a réussi à instaurer des hymnes au délire et des parodies qui squattent toujours les platines après toutes ces années. Qui ne chantonne pas encore, au détour d’on-ne-sait-quoi (vous savez, vous faîtes quelque chose…et puis une chanson vous arrive dans la tête comme ça sans crier gare), un petit "Boulangerie Pâtisserie", un "Maïté Ravendark" ou encore "Je Collectionne des Canards (Vivants)" qui sont autant d’odes à la bêtise absolue tout en jouissant d’une production et d’une exécution technique sans faille.
Parce que Ultra Vomit se distingue aussi par ça…c’est fun, complètement débile, parodique et reprenant des standards de la musique (de la variété au metal …) mais avec une qualité technique et un sens musical réel. Plus qu’un délire sans queue ni tête, Ultra Vomit montre surtout que ses chansons, avec des textes « normaux », seraient avant tout de bons titres. Et il faut avouer que "Panzer Surprise" est du même acabit, avec une production absolument énorme signé Fred Duquesnes qui arrache la tête.

Par où commencer ? Chacun aura forcément ses préférences mais Fetus et Manard frappent très fort ! La première écoute étant souvent significative dans ce type d’album, "Un Chient Géant" fait rapidement figure de hit, gros rock/metal au break dévastateur qui lève enfin le voile sur le grand mensonge de l’univers (« Nous vivons tous dans le ventre d’un chien géant mais personne ne dit rien du tout. Un chien géant, c’est comme un chien mais en plus grand »). Et des hits, il y en aura à la pelle et, comme le dit en toute modestie le groupe, autant que le nombre de pistes sur l’album.
"Entooned" reprend le jingle des Looney Toones à la sauce death metal (Entombed) avant que "Kammthaar" revisite Rammstein à la sauce adoration automobile (avec une citation de Marc Lavoine sortant de nulle part). Encore une fois, le mimétisme entre les nantais et les allemands est saisissant, encore plus sur le refrain, démontrant à quel point Ultra Vomit maitrise son sujet.
Ce sera identique pour le parfait "Calojira" qui mêle le fameux "Vacuity" de Gojira au texte de … Calogero ("Face à la Mer"). La production et le jeu de Manard reproduit parfaitement le son des landais en y incorporant la mélodie vocale du chanteur sur le refrain. Ajoutons à ça l’assassinat lâche d’une pauvre mouette en plein milieu du morceau pour parachever le tout. Impossible de passer sous silence "Pink Pantera" qui reprend logiquement La Panthère Rose à la sauce Anselmo ou le génial et furieux "Takoyaki" qui mixe le documentaire Arte, les fous de Maximum the Hormone avec Babymetal sur la seconde partie…et une fois de plus, bordel que ça sonne bien et que l’exécution est parfaite. Vocalement, techniquement, ils sont bluffants et démontrent une versatilité impressionnante ! Les bougres n’hésitent pas à sortir d’un cadre qui pourrait être (si on peut dire) confortable puisque "Jesus" mixe le riff de "Thunderstruck" avec une chorale ghospel en y intégrant même un passage commenté sur … « Messi qui déborde, Messi toujours et la passe en retrait !!!!! ».
Pour finir le tour d’horizons des références, "Keken" ravivera les souvenirs des fans de Ken le Survivant mais cette fois-ci version biture et « apéro de l’enfer, plus fort que les saké chinois », "la Ch’nille" reprendra la fameuse chanson que tout le monde connait au détail près qu’il est interpréter en…version grind ! Quant au "Batman vs Predator", très ambiancé et réussi, ils rappellent que ce sont avant tout des fans de cinéma et de pop culture (ils avaient déjà fait le coup avec "Gremlins at the Gates").

Passons aux idioties totales qu’on chantera encore et encore, en plus de Le Chien Géant, il faut évoquer la suite "La Bouillie", particulièrement la seconde à la sauce Ghost délirante sous forme de messe noire. Anthracte est peut-être mon passage préféré puisqu’il parodie avec génie les fameuses présentations des groupes par le leader pendant les concerts. Et là, autant dire que c’est un festival hilarant ! Entre le phrasé à la Dubosc, les phrases déjà cultes (« A la basse ce mois-ci… », « J’ai jamais compris le truc là avec les pieds…la double ouais », « Qui suis-je t-il ? », « Je sais bien que tu te branles de tout ») et l’engueulade finale en off sur les droits d’auteurs et les guerres d’égo, se terminant par une excuse lamentable auprès du producteur…des fous rires garantis, rappelant le fameux casting des canards de l’opus précédent.
Vous ne rêvez pas, il y a bien le jingle de la SNCF sur "Le Train Fantôme" qui semble une espèce de suite à "Mountains of Maths", passant de Emperor à Abbath cette fois-ci avec certains chœurs sous acides dignes d’un cirque (« En retard, vous êtes en retard ! »). A réellement se demander où ils vont chercher ces conneries. Quant à "E-Tron (digital Caca)" qui fait autant penser à Voivod qu’à Division Alpha musicalement, il prouve une fois de plus la curiosité musicale du combo qui se fend d’un final Maidenien sur "Evier Metal" qui parle simplement de…tuyauterie et de l’importance d’un lavabo en pleine nuit (petite référence aux Démons de Minuit au passage).

Bref, je ne vais pas vous faire un dessin ou en parler plus longtemps…Panzer Surprise confirme le talent d’Ultra Vomit dans son penchant parodique et humoristique avec toujours sa qualité d’exécution totalement professionnelle. Du fun, des délires, des tubes en cascades et un digne successeur à "Objectifs Thunes" qui se faisait sacrément attendre. A consommer sans modération en ces temps troublés d’élection électorale !

19 Commentaires

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TRASHER - 03 Août 2017: Merci pour la chronique. Pour ma part je me suis bien marré et je m'en lasse pas..après chacun son avis...
Niils - 14 Mars 2018:

De très bon titres , surtout le chien geant, le train fantôme, évier métal, takoyaki et bien sûr kammthar

Niils - 14 Mars 2018:

De très bon titres , surtout le chien geant, le train fantôme, évier métal, takoyaki et bien sûr kammthar

Fonghuet - 14 Mars 2018:

le son de l'album est excellent, on retroue UV mais avec un ensemble paresseux. Tout plein de morceaux prometteurs comme pipi vs caca ont été négligés. Par contre d'autres comme Kammthar, Takoyaki, chien géant, train fantôme, calojira, keken, noel, la ch'nille sont dans le même esprit réussi que objectif thunes. D'autres comme super sexe sont tout simplement à foutre à la poubelle. 
En espérant un peu plusde volonté pour le prochain album

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