Over the Past

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Nom du groupe Legacy Of Emptiness
Nom de l'album Over the Past
Type Album
Date de parution 12 Juin 2017
Style MusicalBlack Symphonique
Membres possèdant cet album8

Tracklist

1. Reminisce
2. Despair
3. Angelmaker
4. Into the Eternal Pits of Nightmare
5. Drawn by Nightmares
6. There Was a Man
7. Four Hundred Years
8. Transition
9. Evening Stars

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Legacy Of Emptiness


Chronique @ Matai

05 Juin 2017

De nouvelles facettes et toujours très peu de sophistication en guise de retour

Legacy Of Emptiness fait partie de ces rescapés qui ont vécu de plein fouet l'essor du black symphonique norvégien. Fondé en 1995 en tant que Permafrost sous l'impulsion d'Eddie Risdal, la bande a vu aller et venir les grands noms du genre. Elle-même s'est baladée dans les méandres du style. Les changements de patronymes étaient aussi de la partie, de Permafrost à Ancestral Legacy avant d'opter pour Legacy Of Emptiness en 2010, reformé à partir du trio original. Il faut bien suivre.

En 2011, le groupe s'est dévoilé au grand jour avec son tout premier véritable album, soutenu par Dan Swanö. Éponyme, il montrait un certain sens de la mélodie mais respirait trop les influences norvégiennes de l'époque : Dimmu Borgir, Arcturus, Covenant... Il faut dire que la plupart des morceaux avaient été créés au tout début des années 2000 et faisaient office de démo. Ils respiraient bon la Norvège à son sommet mais ne collaient plus vraiment à l'époque à laquelle ils s'offraient. En 2011, ce n'était plus vraiment tendance. Six ans plus tard, après un bon moment d'hibernation, Legacy Of Emptiness fait son grand retour et inverse cette fois la tendance. Les pistes sont toutes nouvelles sauf une seule. Les musiciens mettent à dos le passé et désirent aller de l'avant dans leur évolution. Alors, "Over the Past!"

Il y a quand même pas mal de mélancolie et de noirceur qui se dégagent de cet opus. Certes, le groupe souhaite laisse le passé là où il est, mais on sent quand même cette nostalgie parcourant l'ensemble des titres. "Reminice" en est un bon exemple avec ces guitares lancinantes, ces tristes mélodies, ce côté atmosphérique dans les claviers et ces vocaux en peine. C'est répétitif mais ça fait plutôt bien le job avec une ambiance toute particulière.

"Despair" commence comme tout album de sympho black qui se respecte, avec son côté cinématique et pimpant. C'est dynamique et frais, malgré les influences évidentes qui sautent aux oreilles (Dimmu Borgir, voire même les Finlandais de Shade Empire à leur tout début). Et on a même droit à un peu de folk avec ce final au banjo.

Ce qui frappe surtout, c'est la douceur des guitares. On est vraiment plus orienté vers les mélodies/atmosphères que vers l'agressivité. On n'est pas dans un black sympho qui carbure et qui nous en met plein la figure à coups de gros riffs et de grosses nappes de claviers. On sent même que c'est pas trop le fort de Legacy Of Emptiness, qui ne fait jamais durer les moments de pure agressivité, comme sur "Angelmaker". Les changements de rythme sont légions, et comme sur les morceaux précédents, ce sont les mid tempo, ou les tempo lents (voire les passages ambiants) qui vont primer, accompagnés de narrations, de mélodies mélancoliques et de claviers majestueux. Ceci dit, un titre comme "Into the Eternal Pits of Nothingness" met la gomme dès le départ à coups de blasts, de riffs énergiques, de claviers cinématiques et de vocaux désespérés.

Niveau diversité, on sera tout de même ravi, et même si la brutalité ne domine pas, même si certains moments peuvent sonner "basiques" comme sur "There Was a Man", on appréciera les expérimentations de "Drawn by Nightmares". Sorte de ballade cosmico-cauchemardesque, cette dernière est guidée par un piano entêtant et des vocaux alternant plans clairs et plans black. L'ensemble ferait presque penser à du Arcturus type "La Masquerade Infernale". Autre petite perle de l'album, "Four Hundred Years" avec son ambiance très accrocheuse et sa montée en puissance remarquable. De l'intro ambiant/sympho, au mid tempo mélancolique, en passant par des breaks embrumés, des vocaux habités, et cette révélation épique en guise de fin, l'auditeur ne s'ennuie pas. Mieux encore, les Norvégiens nous montrent une nouvelle facette, et ils arrivent à nous surprendre.

Legacy Of Emptiness n'invente rien. Ils sont Norvégiens et jouent du black symphonique. Rien que tout ça sonne comme un cliché. Mais il serait dommage de ne pas s'intéresser un petit peu à ce trio sans prétention. Ces gars-là ne s'embêtent pas avec la sophistication, ils ne cherchent ni la notoriété à tout prix, ni l'originalité absurde. Ils créent juste une musique qu'ils aiment et le font bien. Les morceaux sont plaisants et s'écoutent facilement malgré les influences (favorisant le manque de surprises) et les trop grands moments de douceur (empêchant parfois une accroche en continu).

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