Os Cavaleiros do Templo - Live in Portugal MCMXCVIII

Liste des groupes Dark Ambient Ataraxia (ITA) Os Cavaleiros do Templo - Live in Portugal MCMXCVIII
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Nom du groupe Ataraxia (ITA)
Nom de l'album Os Cavaleiros do Templo - Live in Portugal MCMXCVIII
Type Video
Date de parution 2009
Style MusicalDark Ambient
Membres possèdant cet album1

Tracklist

CD
1. Intro
2. Almourol
3. Omne Datum Optimum
4. Le Ore Rosa di Mazenderan
5. Filava Melis
6. Nossa Senhora dos Anjos
7. Batalha
8. Aperlae
9. Lucrecia
10. Oduarpa
DVD
1. Intro
2. Almourol
3. Omne Datum Optimum
4. Le Ore Rosa di Mazenderan
5. Filava Melis
6. Nossa Senhora dos Anjos
7. Batalha
8. Aperlae
9. Lucrecia
10. Oduarpa
11. Charola
12. Nossa Senhora dos Anjos (encore)

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Ataraxia (ITA)


Chronique @ Asefy

30 Janvier 2011

On aimerait être au pied de la scène pour applaudir nos idoles

Voilà déjà 13 ans qu’est né le groupe italien Ataraxia quand ce live est enregistré. Vittorio Vandelli joue la guitare classique, Giovanni Pagliari les claviers et Francesca Nicoli s’adonne au chant et autres instruments tels que les cymbales et la flûte. Ils ont déjà à leur actif une série de cassettes autoproduites et de CD parmi lesquels vous connaîtrez peut être les très bons « Simphonia Sine Nomine », « La Malédiction d’Ondine » et « Historiae ». Sur chacun de ses albums, Ataraxia nous a fait voyager et rêver, autour de thématiques originales telles que les statues, la littérature et l’histoire. Leur musique, tantôt médiévale, tantôt néo-classique, accompagne la voix très particulière de la chanteuse qui sait se fait grave et envoûtante, aigüe et aérienne, lyrique, grandiloquente ou chuchotée… Les textes, inspirés de poètes célèbres (Baudelaire, Mallarmé…), ou écrits par Francesca Nicoli, sont chantés en de nombreuses langues (latin, italien, français, anglais, allemand…) qui sont autant de sonorités aux origines variées.

Exclusivement réservé au marché asiatique, ce « Os Cavaleiros do Templo - live in Portugal - MCMXCVIII » est une réédition du VHS paru 11 ans plus tôt, originellement produit par Symbiose et maintenant distribué par Dying Art Production. Le coffret se présente sous la forme d’un sac de papier kraft renfermant un digipack A5 contenant une version CD et une version DVD d’une performance scénique filmée à l’occasion d’un concert donné le 10 janvier de l’an 1998 à Lisbonne. Nous trouverons également dans le sac deux posters et un badge. Nous noterons qu’il s’agit d’une édition limitée à seulement 500 exemplaires, chacun étant numéroté à la main pour en renforcer la valeur.

Tirée du VHS originel, l’image est de qualité moyenne, les couleurs sont quasiment effacées par endroit et carrément criardes à d’autres, néanmoins, l’ensemble est bien filmé, agréablement monté et assemblé, et les parties scéniques sont entrecoupées de scènes moyenâgeuses où nous retrouvons nos amis italiens, un curieux personnage masqué et un étrange chat noir… En réalité, c’est dans le son que la qualité fait cruellement défaut. Aucune remarsterisation, la musique est lointaine, grésillante, saturante, parfois même affreusement désagréable et a failli me faire regretté mon achat ! Heureusement, Ataraxia a jugé raisonnable de nous livrer également la version CD du live qui cette fois bénéficie d’un son tout à fait acceptable.

Lèvres rouges sang, longue tresse blonde, robe médiévale, la grande prêtresse, Francesca Nicoli, capte son auditoire dès son entrée sur scène et annonce, de sa voix incantatoire, l’imminent commencement du concert, ou plutôt, du voyage dans le temps, car nous allons faire un véritable retour dans le passé et suivre les traces des Templiers Portugais auxquels cet album est dédié. Ici, Ataraxia chante et joue les secrets du Portugal, l’histoire des pierres de ses monuments, et initie à un égarement spirituel, entre équilibre et sagesse. L’instant d’un concert, nous rencontrerons les fondateurs de l’Ordre du Temple et les suivrons dans leur quête, au rythme de tambours, flûtes et cymbales.

Sur chacun des titres, Ataraxia raconte l’histoire de ces chevaliers, leur implication dans les croisades et la guerre sainte. Sur « Almourol », les Italiens nous offrirons un détour sur une petite île rocheuse au milieu du Tage pour découvrir le Château d’Almourol, ancienne forteresse des Chevaliers de l’Ordre. Ce titre est écrit à la mémoire de Gualdim Pais, quatrième Maître de l’Ordre des Templiers au Portugal, qui érigea ce temple en 1171. « Omne Datum Optimum » sera un hommage au décret du même nom qui, le 29 mars 1139, officialise l’Ordre, plaçant ses membres sous la protection directe du Saint Siège. Francesca évoquera sur cette chanson les noms des fondateurs et principaux Maîtres, parmi lesquels nous retrouverons, Évrard des Barrès, André de Montbard, Bertrand de Blanquefort, Armand de Périgord… La musique des ces deux titres sera forte en inspirations médiévales, les percussions se mêlant à merveille au jeu de clavier de Vittorio qui apporte une touche néo-classique très agréable. Vous trouverez certainement des ressemblances avec les titres qui composent « Historiae », sorti en 1998.

Par son chant latin et ses rythmes imposants, le titre « Batalha » illustrera la puissance et la beauté gothique du monastère de la ville portugaise éponyme. Il rappellera « Nemrut Nagi », dernier titre de l’album « Sueños » (2001). « Le Ore Rosa di Mazenderan », « Nossa Senhora do Anjos » ainsi que « Aperlae » apparaîtront comme de douces et mélancoliques mélodies et leurs mises en scène très poétiques en renforceront la tristesse. Ici, guitare et claviers planants complèteront le chant lyrique de Francesca, suspendu dans les airs et s’étirant dans la peine. Nous aurons ensuite la chance d’entendre le revigorant « Lucrecia », adaptation italienne d’un poème de Baudelaire que l’on a déjà entendu sur « La Malédiction d’Ondine » et sur lequel Vittorio nous montrera avec quelle dextérité il manie sa guitare. L’album prendra fin sur « Charola », dont la mélodie à la flûte nous ramènera lentement à notre présent, bien loin des guerroyades moyenâgeuses…


Le voyage s’arrête ainsi, nous quittons ses lointaines contrées médiévales, le public semble comblé et l’on aimerait être au pied de la scène pour applaudir nos idoles et les remercier de tout le bonheur qu’elles nous transmettent avec leurs guitares, tambours et chants majestueux. Nous noterons que la plupart des titres joués sont des inédits qui ne sont parus sur aucune autre production du groupe, ce qui est au moins une bonne raison de posséder ce coffret. Au vue des difficultés pour se procurer cet album, je ne le conseillerai qu’aux fans, qui oseront débourser cher pour l’avoir entre les mains !

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